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La traque d'un "sulfureux" général
Ghali Belksir visé par un mandat d'arrêt international
Publié dans Liberté le 13 - 08 - 2020

Présenté par certaines sources comme un homme sans vergogne, sans scrupules, entretenant des liens avec des milieux douteux, Ghali Belksir est affublé du qualificatif "dangereux", peu glorieux pour quelqu'un qui a eu à occuper un poste stratégique durant une séquence historique qu'a traversée le pays, la période du Hirak populaire.
Son nom a été évoqué pour la première fois, depuis longtemps, dans un communiqué officiel le 2 août dernier, lorsque les autorités annonçaient la récupération de l'ancien adjudant-chef de l'ANP, réfugié en Turquie, véritable "boîte noire" du défunt chef d'état-major de l'armée Ahmed Gaïd Salah, Guermit Bounouira.
Un "trophée de guerre" dont on devinait alors qu'il allait immanquablement donner lieu à une cascade de rebondissements. Une dizaine de jours plus tard, la première réplique de cette neutralisation est éventée par le ministère de la Défense : l'ancien patron de la Gendarmerie nationale, Ghali Belksir, limogé à l'été 2019 et réfugié en Europe, est désormais visé par un mandat d'arrêt international émis par le juge d'instruction du tribunal militaire de Blida.
"Conformément aux dispositions de l'article 11, alinéa 3 du code de procédure pénale, monsieur le directeur de la justice militaire au ministère de la Défense nationale informe l'opinion publique des poursuites judiciaires engagées par le parquet militaire de Blida pour le chef d'accusation de haute trahison (possession d'informations et de documents secrets pour les remettre à des agents d'un pays étranger), à l'encontre de l'adjudant-chef à la retraite Bounouira Guermit, du commandant Darouiche Hichem et du général à la retraite Belksir Ghali, conformément à l'article 63, alinéa 2 du code pénal", a indiqué dans un communiqué laconique, publié mardi en fin de journée, le ministère de la Défense. "Le juge d'instruction militaire de Blida a mis en détention provisoire les deux accusés Bounouira Guermit et Darouiche Hichem en vertu d'un mandat de dépôt à l'établissement pénitentiaire militaire de Blida, et a émis un mandat d'arrêt à l'encontre de l'accusé Belksir Ghali", a précisé la même source. Un des piliers du "système" mis en place par l'ex-chef d'état-major de l'armée et un de ses hommes-liges, à côté de l'ex-patron de la DSI (Direction de la sécurité intérieure), aujourd'hui en prison, Wassini Bouaza, et Abdelkader Lechkem, Ghali Belksir traîne une réputation sulfureuse. Présenté par certaines sources comme un homme sans vergogne, sans scrupules, entretenant des liens avec des milieux douteux, Ghali Belksir est affublé du qualificatif, peu glorieux pour quelqu'un qui a eu à occuper un poste stratégique durant une séquence historique qu'a traversée le pays, période du Hirak populaire, de "dangereux".
On lui prête notamment d'être l'un des principaux instigateurs de l'interdiction du port de l'emblème amazigh durant les marches populaires. Une interdiction qui non seulement avait conduit son porteur sous les verrous, mais encore a failli, n'eût été l'intelligence du peuple algérien, susciter de graves divisions au sein de la société. Mais pas seulement.
D'autres sources lui attribuent également d'avoir décidé, en dressant des barrages, la fermeture de tous les accès vers la capitale les vendredis, jour des manifestations populaires.
Comme Guermit Bounouira, dont il était proche, le controversé personnage qui doit son ascension au frère du président déchu, Saïd Bouteflika, qui aurait profité de son poste pour amasser une fortune et acquérir des biens autant en Algérie qu'à l'étranger où il disposerait de nombreux pied-à-terre dont un dans un quartier huppé de Paris. Une entreprise que sa femme magistrate s'employait, selon toute vraisemblance, à couvrir. "Je suis victime d'une lutte de clans à laquelle je suis étranger, de jalousie... Ce que le terrorisme ne m'a pas fait, Belksir l'a fait. Aujourd'hui, il mène la belle vie en Espagne où il a demandé l'asile politique, et moi et mes enfants, nous payons", a déclaré, il y a quelques jours devant le juge, l'ancien patron de la Police nationale, Abdelghani Hamel, condamné hier à 12 ans de prison ferme, à propos de celui qu'il accuse d'être derrière ses déboires judiciaires.
Dans des témoignages rapportés par la presse, Hamel a évoqué une enquête commandée par la Présidence sur le fils de Belksir qui allait épouser une fille de la famille de Bouteflika et que l'ex-patron de la gendarmerie n'aurait pas apprécié. Si l'émission du mandat d'arrêt semble liée aux "révélations" de Guermit Bounouira et aux révélations récentes des services de sécurité sur l'arrestation d'une "bande criminelle en lien avec des instigateurs à l'intérieur et à l'extérieur du pays, et pour une affaire d'argent corrompu impliquant des administrateurs et certains individus relevant de corps sécuritaires", dirigée par un ex-joueur international, il demeure entendu que l'accusation de "haute trahison" par la justice militaire dépasse les frasques, plus ou moins connues et fuitées dans la presse, qui ont fait sa réputation.
De quoi s'agit-il ? "Possession d'informations et de documents secrets pour les remettre à des agents d'un pays étranger", relève le communiqué du MDN. Reste la question qui peut paraître subsidiaire : les autorités auront-elles les moyens de mettre le grappin sur lui lorsque l'on sait que les capitales occidentales ne reconnaissent pas la justice militaire ? Un mandat similaire a été émis contre l'ancien ministre de la Défense Khaled Nezzar, sans suite pour l'heure. Mais la traque ne fait que commencer...
Karim Kebir


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