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Quand les Etats-Unis s'en mêlent
Résolution de la crise en Libye
Publié dans Liberté le 28 - 10 - 2020

Les velléités expansionnistes russes en Libye ont suscité chez les Etats-Unis une vive réaction, allant jusqu'à accuser Moscou d'être derrière la société de sécurité Wagner, qui emploierait des mercenaires russes et syriens en appui au controversé général Khalifa Haftar.
Le dialogue interlibyen de Tunis a commencé lundi, par visioconférence, sous l'égide de l'ONU, malgré les voix contestant la participation de certains représentants libyens à cet important processus, en vue de sortir le pays de l'impasse. L'envoyée spéciale par intérim du SG de l'ONU en Libye, la diplomate américaine Stephanie Williams, est sur le point de réussir ce que ses prédécesseurs n'ont pas pu accomplir en presque neuf ans pour désamorcer la bombe libyenne.
Et ce n'est pas un pur hasard si elle arrive à redynamiser un processus de paix, à l'arrêt depuis quasiment trois ans, malgré une volonté de fer de nombreux acteurs locaux et internationaux impliqués dans la résolution du conflit en Libye.
Le "réveil américain" face à ce qu'est devenue la Libye est pour beaucoup, après que Washington avait presque détourné les yeux de ce qui se passait à Tripoli. Sous la présidence de Donald Trump, les Etats-Unis étaient plutôt préoccupés par la situation au Proche-Orient et avaient focalisé leur attention sur la guerre commerciale contre la Chine.
En dehors des opérations ciblées contre Al-Qaïda au Maghreb islamique et la branche libyenne du groupe autoproclamé Etat islamique (Daech), la diplomatie américaine se contentait de suivre de près les événements en Libye et faisait peu écho de son action dans son pays.
Mais depuis l'hiver dernier, la révélation des médias américains concernant la présence de mercenaires russes sur le sol libyen a fait réagir Washington, l'éternel rival de Moscou.
En guerre froide en Syrie et dans certaines anciennes républiques soviétiques de l'Europe de l'Est, les deux puissances se disputent aussi le dossier libyen, le pétrole et la position stratégique de la Libye, nourrissant beaucoup d'ambitions chez de nombreux pays.
Après avoir indirectement soutenu le général Khalifa Haftar, notamment dans sa lutte contre le terrorisme, les Etats-Unis s'affichent ouvertement aujourd'hui en faveur des autorités libyennes légitimes de Tripoli.
Ce qui n'est pas le cas de Moscou, qui a choisi son camp en fournissant l'aide militaire et logistique aux autorités parallèles de l'Est libyen, sous le couvert de la lutte contre le terrorisme. Mieux, l'ambassadeur américain à Tripoli, Richard Norland, a émis lundi le souhait que le chef du Gouvernement libyen d'union nationale (GNA), Fayez al-Serraj, reste le plus longtemps possible au pouvoir, jusqu'à l'achèvement de la période de transition.
"Je veux juste féliciter le Premier ministre al-Sarraj pour avoir annoncé son intention de démissionner (...), alors j'espère et j'espère qu'il restera un peu plus longtemps au poste de Premier ministre, au moins jusqu'à ce que ce transfert de pouvoir devienne possible", a-t-il déclaré au quotidien londonien Al-Sharq al-Awsat.
Cela dit, Washington n'a pas coupé les ponts avec les autres acteurs internes de la crise en Libye. Depuis des mois, son ambassadeur à Tripoli a multiplié les rencontres et les déplacements à travers tout le pays pour convaincre les Libyens de l'intérêt à se remettre autour d'une même table et à discuter de paix.
Les diplomates américains s'activent aussi chez les pays voisins et auprès de leurs alliés dans le monde arabe pour débloquer la situation en Libye, dans laquelle certaines puissances régionales ne cessent de s'ingérer. Pour les Libyens, il s'agit de retrouver la paix. Pour Washington, il s'agit de donner un coup de frein à Moscou et à toute tentative russe de renforcer sa position dans le bassin méditerranéen et en Afrique du Nord.

Lyès MENACER


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