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"Le FMI confirme le risque d'une aggravation des déséquilibres internes et externes"
Farouk Nemouchi, économiste financier
Publié dans Liberté le 19 - 04 - 2021

Liberté : Dans ses dernières projections sur l'Algérie, publiées samedi, le FMI a conclu que l'équilibre budgétaire de l'Algérie est tributaire d'un baril de pétrole à 169,6 dollars, alors que l'équilibre de la balance des paiements est conditionné par un baril de pétrole à 87,7 dollars. N'est-ce pas la preuve, on ne peut plus claire, que l'équilibre des finances publiques et des comptes extérieurs ne viendra plus du pétrole ?
Farouk Nemouchi : L'Algérie est entrée dans un processus de dissipation de la rente et il serait hasardeux, voire irresponsable de penser le contraire. Le pays est confronté à un sérieux déclin de la production d'hydrocarbures qui a débuté en 2007. Et si l'on ajoute à cela la hausse de la consommation interne de produits énergétiques, les quantités destinées à l'exportation vont baisser.
Sur un horizon temporel éloigné, s'il n'y a pas de découvertes de nouveaux gisements importants, l'Algérie s'expose au pire scénario en basculant du statut d'exportateur à celui d'importateur d'hydrocarbures.
Le déficit de la balance des paiements a un effet corrosif sur les réserves de change ; le stock en devises chutant de 20 milliards de dollars en moyenne depuis 2015. Faut-il craindre un tarissement plus tôt que prévu des réserves de change compte tenu du déficit extérieur qui continue à être pesant pour le pays ?
La baisse des revenus d'exportation des hydrocarbures constitue déjà un premier facteur d'amenuisement des réserves de change. Ensuite, les exportations hors hydrocarbures demeurent insignifiantes et il est vain de croire que l'objectif du gouvernement d'atteindre les 5 milliards de dollars est réaliste alors que les conditions pour enclencher une dynamique de croissance économique réelle ne sont pas réunies.
Les perspectives de croissance du PIB au cours des prochaines années laissent supposer que la satisfaction de la demande intérieure restera dépendante des importations et donc d'un recours important aux réserves de change. Cette tendance est confirmée par les projections du FMI à l'horizon 2025 qui présagent une aggravation des déséquilibres internes et externes.
Clairement, le besoin de mettre en place des réformes économiques et des ajustements budgétaires soutenus, afin de rétablir la viabilité de la balance des paiements et limiter la fonte des réserves de change, n'a jamais été aussi urgent. Selon vous, quelles sont les mesures les plus pressents à mettre en place à cet effet ?
Nos responsables s'attribuent un satisfecit pour avoir réussi la prouesse de faire baisser les importations. Pour mesurer l'impact macroéconomique de cette baisse, il convient de préciser le lien entre le PIB et les importations.
Lorsque les importations diminuent, le PIB s'accroît, c'est-à-dire que la couverture de la demande des agents économiques est satisfaite grâce à la production de biens fabriqués localement.
Cette relation n'est pas confirmée, puisqu'entre 2017 et 2020, on a enregistré une baisse simultanée des importations et de la croissance du PIB. Cette évolution s'explique par le fait que la diminution des importations est le résultat d'une politique de contingentement qui vise la compression de la consommation globale et la sauvegarde de ce qui reste des réserves de change. La meilleure façon d'augmenter les réserves de change est de diminuer les importations en augmentant la production locale.

Propos recueillis par : Ali TITOUCHE


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