2 à 3 ans de prison ferme contre les frères Benhamadi    Présentation de chauffes-eausolaires locaux aujourd'hui    «Généraliser le pass sanitaire pour ramener l'adhésion vaccinale»    Plusieurs RN coupées au trafic routier    Cinq personnes périssent par le monoxyde    Hommage au chercheur et linguiste algérien cheikh M'hamed Safi El Mestaghanemi    Industrie: remise d'autorisations exceptionnelles à 26 projets d'investissement suspendus    Real : Casemiro compte sur Jovic pour faire oublier l'absence de Benzema    Elections de la LFP : Medouar évasif sur un deuxième mandat    JM Oran-2022 : Des instructions pour créer une instance de suivi des préparatifs    Industrie: créer de nouvelles spécialités pour répondre aux besoins du secteur    Relance industrielle: améliorer l'attractivité de l'investissement et du capital étranger    Algérie-Egypte : Un autre match, une autre histoire    La Touiza, entre héritage et pratique    «Je me suis mordue la langue» de Nina Khada primé    Goudjil reçu par le Président de l'Etat de Palestine    Le Premier ministre reçu par le Président de l'Etat de Palestine    L'Algérie remet un chèque de 100 millions de dollars à l'Etat de Palestine    Affaire Groupe Condor: 2 à 3 ans de prison ferme contre les frères Benhamadi    Covid-19: la pandémie a fait 5.253.726 morts dans le monde    Le Barça va faire une nouvelle offre à Dembélé    Tribunal de Sidi M'hamed: le procès de l'ancien ministre Youcef Yousfi reporté au 20 décembre    Le CNDPI publie une revue spéciale élections locales    L'Algérie participe au Sénégal à une Conférence internationale sur le "cadre juridique du climat d'investissement en Afrique"    Conseil de sécurité de l'ONU : Lamamra appelle l'Afrique à parler d'une seule voix    "Nos joueurs ont été perturbés par ce confinement"    Secousse tellurique de magnitude 3,5 à Bejaia    La tutelle annonce des mesures d'apaisement    Le défi de la qualité    Le procès de Fethi Ghares renvoyé au 12 décembre    Les graves accusations de Baâdji    Le dernier vol du colibri !    CR Belouizdad : Le Chabab sur le podium    ASM Oran : El Djemîa en route vers le purgatoire !    Alger: 16 projets pour fluidifier la circulation    Haaland peste contre l'arbitrage    L'UGTT réclame un «dialogue national»    L'armée sahraouie cible les forces de l'occupation marocaine    Des signes «positifs» pour le retour du soutien international    Fantasmagorie d'une rencontre déchue    Le FFS fait son bilan    Les japonais "s'intéressent" au marché algérien    L'Arabie Saoudite court en Formule 1    Washington et ses alliés s'inquiètent d'«exécutions sommaires» d'ex-policiers par les talibans    Ouverture aujourd'hui d'un colloque national «Tamazight et l'informatique»    Grand colloque sur Cheikh Bouamama, les 11 et 12 décembre 2021    La vie d'errance de Si Mohand ou Mhand    Il y a les vrais, et il y a les faux !    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La France doit "reconnaître un massacre d'Etat"
Mohammed Harbi à propos du 17 octobre 1961
Publié dans Liberté le 17 - 10 - 2021

La France ne peut pas faire l'économie de la reconnaissance des tueries du 17 Octobre 1961 comme un massacre d'Etat. C'est ce que l'historien Mohammed Harbi a affirmé, hier, dans un entretien accordé au journal Le Monde, alors que le président français, Emmanuel Macron, était attendu dans la commune de Colombes où il devait rendre hommage aux centaines d'Algériens tués et noyés par la police de Maurice Papon, il y a 60 ans, lors de manifestations pour l'indépendance. "Il faudrait qu'il (Emmanuel Macron) reconnaisse le massacre d'Etat. On ne peut pas éviter cela. Il faut reconnaître la crise", a soutenu l'historien qui reconnaît au président français d'avoir "eu le courage d'ouvrir le chantier" dans un pays où "d'autres problèmes barrent la route à celui qui veut se livrer à ce travail de reconnaissance", a encore indiqué Mohammed Harbi en évoquant, notamment, les "tenants du parti nostalgique", probablement en référence au Front national.
Interrogé sur la "réconciliation mémorielle" proposée par Benjamin Stora dans son rapport de janvier 2021, l'historien algérien aurait préféré une approche différente de la problématique de l'apaisement des mémoires. "Je pense qu'il aurait fallu aborder les choses sous l'angle 'vérité et justice' avec, en particulier, la reconnaissance des massacres", a-t-il indiqué en s'interdisant, toutefois, de mépriser le type d'ouverture proposée par Benjamin Stora, même s'il doute de son aboutissement parce qu'elle morcelle la solution. "Le problème, ce n'est pas la réconciliation, c'est la justice. C'est la justice qui va apporter la réconciliation et non l'inverse", a-t-il encore expliqué. Spécialiste reconnu de l'Algérie et du Maghreb, Benjamin Stora a également été interrogé sur les événements d'Octobre 1961 par les médias français et, comme Harbi, il appelle à reconnaître un crime d'Etat. "Ce n'est pas un seul discours d'excuses et de repentance qui réglera une blessure mémorielle profonde. C'est un chantier qui s'ouvre", a-t-il encore dit.
Dans son interview au journal Le Monde, Mohammed Harbi s'est, par ailleurs, exprimé sur la situation du Hirak en expliquant que ce mouvement constitue l'entrée en politique d'une nouvelle génération qui fait, en ce moment, l'expérience de la répression. "Il en sortira des militants qui n'ont rien à voir avec les anciens", assure-t-il en dénonçant la répression des autorités et leurs tentatives de "casser les fortes têtes et susciter un désespoir propice à toutes les aventures". L'historien, qui affirme qu'en politique les résultats ne sont pas immédiats, semble, malgré tout, optimiste pour l'avenir de l'Algérie qui "s'est mise à refaire la société avec le mouvement du Hirak". C'est pour cela qu'il faut avoir le courage de réécrire l'histoire de l'Algérie sérieusement. "Dire ce qu'on a fait, comment on l'a fait et pourquoi ça a dérivé (...) Il faut lever l'obstacle du scepticisme et du fatalisme qui entravent le mouvement populaire", a-t-il conclu.
S. Ould Ali


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.