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Lamamra fustige l'approche sécuritaire des Européens
QUESTION MIGRATOIRE
Publié dans Liberté le 28 - 10 - 2021

Ramtane Lamamra a dénoncé le traitement de la question migratoire sous le seul prisme de l'approche sécuritaire sur fond de raisonnement politique et électoral.
Présent dans la capitale rwandaise à l'occasion des travaux de la deuxième réunion ministérielle conjointe Union africaine (UA)-Union européenne (UE), le chef de la diplomatie algérienne a indiqué, mardi dernier, que cette question "nécessite une approche globale et, à long terme, qui traite les causes profondes du phénomène dans le cadre du respect du droit international pour protéger les migrants et les membres de leurs familles".
Ramtane Lamamra a indiqué, à ce propos, qu'"il est nécessaire de promouvoir une vision commune pragmatique pour traiter la question de la migration, inspirée des principes de solidarité, de coopération et de tolérance, au lieu de l'approche des politiques de sécurité et de diabolisation de la migration, qui se propage souvent dans le contexte de calculs politiques et électoraux".
Pour rappel, l'Algérie a toujours milité pour une approche globale de la migration, adoptant le Pacte mondial sur les migrations (PMM) ou Pacte de Marrakech.
Une déclaration qui trouve toute sa vérité dans l'actualité européenne caractérisée par une année électorale (2022) dans plusieurs Etats avec des présidentielles en France, en Allemagne, en Serbie, en Italie, en Hongrie ou encore en Autriche et en Slovénie, ainsi que des législatives en France, en Lettonie, en Slovénie et en Hongrie, entre autres pays européens.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l'étranger condamne, à travers cette annonce, les partis politiques européens qui surfent sur la question migratoire en diabolisant à l'extrême les migrants en leur faisant porter l'entière responsabilité des problèmes économiques et des risques sécuritaires pouvant menacer leurs populations.
En France, particulièrement, on assiste à la montée d'un discours électoraliste imprégné de haine et de défiance de tout ce qui est étranger. Une surenchère nauséabonde s'est ainsi installée parmi les candidats déclarés ou non à l'Elysée, dont huit pour le moment appartenant à la mouvance de l'extrême droite avec, en chefs de file, un Zemmour agressif, une Le Pen inquiète de perdre son électorat.
Ces présidentiables ainsi que ceux issus de la droite française ont en commun cette hostilité manifeste contre les migrants et le traitement de cette question par une réponse sécuritaire.
Alger s'inquiète de ses discours de précampagne électorale d'autant plus que les relations entre les deux pays sont au point mort après un début d'octobre houleux caractérisé par un échange peu amène entre les deux diplomaties. Un coup de froid intervenu après les propos de Macron accusant le "système politico-militaire" algérien d'entretenir une "rente mémorielle" autour de la guerre de libération.
L'Algérie, de son côté, a rappelé son ambassadeur en France, le 3 octobre, en signe de protestation, et interdit le survol de son territoire aux avions militaires français qui desservent le Sahel où sont déployées les troupes de l'opération antijihadiste Barkhane.
Lamamra a, quant à lui, dénoncé une " faillite mémorielle" du président français et appelé certains dirigeants étrangers à "décoloniser leur propre histoire". Suite aux déclarations du désormais ex-ambassadeur algérien en France, invitant la diaspora algérienne à "constituer un levier de commande" pour peser sur la "vie politique française", Paris avait appelé au "respect" de sa souveraineté par Alger.
À Kigali, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a eu un bref échange avec son homologue algérien, indiquant l'avoir croisé et avoir eu "un échange de courtoisie" en marge d'une réunion de pays membres de l'UA et de l'UE.

SAID OUSSAD


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