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Qui veut bien de la CAN-2019 ?
Publié dans La Nouvelle République le 11 - 12 - 2018

On fouille bien dans les tiroirs de la Coupe d'Afrique des nations. Des déclarations s'enchaînent mais ne se complètent pas, elles ne font que se croiser. La CAN dérange. Elle est devenue un gros problème pour la CAF, voire même un fardeau qui cherche désespérément une nation pour l'accueillir, juste pour un mois.
Le président Ahmed Ahmed provoque, il a son style, dérange les nations qui découvrent comme tout le monde qu'elles figurent sur le programme de l'institution africaine de football sans que ces dernières n'en soient informées. Nous savons que la Coupe d'Afrique des nations 2019 connaitra son nid dès le 9 janvier à Dakar. En attendant, les vents de la contestation continuent de souffler. Les Camerounais ne pardonneraient pas à Ahmed Ahmed. Leurs économies vont chuter alors que tout le monde attendait cette illustre occasion pour retrouver une nouvelle accélération économique. Dans une interview accordée à RFI, le président de la CAF confirmait que la CAN-2021 est au Cameroun comme celle de 2023 aux Ivoiriens. La première question posée était celle de savoir s'il confirmait avoir parlé à Paul Biyan, et que ce dernier a accepté d'abriter la CAN-2021 ? « Je dois diriger une institution sans tenir compte de ma personnalité.
Je représente 54 pays africains et pas seulement Madagascar. Tout ça m'oblige évidemment à prendre beaucoup plus de précautions. Voilà ce qui est dit officiellement par le numéro 1 de la CAN. Retournement de situation, le Cameroun est donc d'accord pour accueillir cette CAN en 2021. Ce n'était pas l'info qui circulait depuis quelques semaines. Les Ivoiriens sont-ils d'accord pour organiser la CAN-2023 plutôt que celle de 2021 ? Alors que nous savons, il y a à peine 48 heures que La Fédération ivoirienne de football (FIF) et le ministre des Sports ont déclaré n'être au courant d'aucune discussion concernant cette question. Le président confirme «le fait que les autorités ivoiriennes soient bien au courant» la réponse n'est que facile à comprendre, plutôt à faire cuire : «En politique, on n'est pas forcé de connaître et de comprendre les arcanes de l'organisation d'une grande compétition.... Comment voulez-vous construire cinq stades [en Côte d'Ivoire pour la CAN-2021, Ndlr] en deux ans ? Il y a certaines villes censées abriter la CAN où il n'y a rien, pas d'hôtels notamment.
Ces gens font croire à leurs chefs qu'un village comme celui qui a accueilli les athlètes des Jeux de la Francophonie peut être utilisé avec la CAF. Non, car le football, c'est autre chose. […]» La Guinée était désignée pour tendre la main à la CAN-2023, avec cette révision du calendrier, la Guinée pourrait se basculer pour 2025. Question gênante, plutôt très sensible, sa réponse ira vers le mode «patienter», «laissez-moi tout d'abord gérer les deux autres. D'abord, il faut faire glisser les deux autres CAN. Après on verra, d'ailleurs je suis persuadé qu'on y arrivera. On ne peut pas appliquer bêtement les règlements, même pour le cas du Cameroun. Faire ce glissement d'une édition à l'autre est une faute de la CAF. C'est une entorse aux règlements.
Mais nous ne pouvons pas faire autrement. On est dans une phase très compliquée. Si je me rappelle bien, l'article 92 du règlement de la CAN prévoit dans un cas de retrait comme celui-ci [celui du Cameroun, Ndlr] une amende et une suspension pour deux éditions». Voilà une invitation à une autre réflexion qu'il va falloir soumettre à une analyse pointue. Notamment, nous voyons arrivé un contournement du règlement en ce qui concerne le Cameroun. «Oui. Il faut être constructif. Le Comité exécutif a fait le règlement. Et s'il décide de changer ce règlement, c'est son droit. Comment pourrait-on laisser tomber le Cameroun et le sanctionner par rapport aux investissements qui ont été consentis ? On se rend bien compte que ce n'est pas évident pour un pays africain d'investir dans la construction de telles installations. Donc, on ne peut pas «assassiner» la jeunesse camerounaise, la jeunesse africaine. Car, ce sont eux qui vont bénéficier des avantages.»
Dans une autre question relative à la candidature du Congo-Brazzaville de la CAN-2019 ? Sachant que le ministre des Sports congolais l'ait démenti. «Je ne veux pas aller vers ces polémiques-là. Je laisse à la presse les investigations. La CAF a reçu des lettres, dont une de la part du Congo. Ils doivent se poser des questions entre eux : qui a envoyé cette lettre ? Qui a donné l'ordre de le faire ? […] Je préfère évoquer le processus de désignation du pays-hôte de le CAN 2019. […] On a ouvert les candidatures du 5 au 14 décembre. Après ces manifestations de candidature, le cabinet d'audit Roland Berger va compléter l'étude de ces candidatures par des questionnaires ou par des visites de terrain. […]» Voilà en résumé comment se nourrit ce dossier de la CAN-2019.
Des situations qui démontrent annuellement, que dans le domaine de l'organisation d'événements sportifs de cette dimension, la CAF risquerait d'avouer son incompétence pour atteindre le niveau de la perfection.


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