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La CAF face aux retraits de dernières minutes
Publié dans La Nouvelle République le 15 - 12 - 2018

Du jamais vu. La Coupe d'Afrique des nations perd de son charme au fur et à mesure que la date officielle du coup d'envoi approche. Du jamais vu ailleurs. Personne ne connaît la destination à prendre pour disputer la CAN-2019. Pas le temps de se préparer psychologiquement. Ni pour les équipes qualifiées ni pour le pays qui abritera l'événement, encore moins pour les établissements hôteliers, les transports ou les compagnies aériennes qui ont tout un programme à arrêter, pour que ses dispositions refléteraront l'image de la nation. Personne ne sait quand, où et comment se déroulera la CAN.
La destination peut changer à n'importe quel moment. C'est un peu comme le jeu de la bourse. La dernière en date c'est ce Coup de tonnerre dans le ciel de la CAF. Des pronostics officieux qui plaçaient le Maroc favori s'évanouissent et annoncent le retrait du royaume chérifien à deux jours avant la clôture des dépôts de candidature, alors engagé pour remplacer le Cameroun, dans la plus importante compétition footballistique du Continent. Le Maroc fait donc marche arrière, il n'est pas chaud pour accueillir la CAN-2019, alors que le dossier de la Fédération royale marocaine de football était déjà ficelé mais il était en attente pour recevoir le blanc-seing des autorités gouvernementales. Une campagne digne des grandes nations pour ouvrir ses portes à Dame coupe africaine fut engagée.
Mais le président de la CAF rentre sur le terrain de la communication et déclare : «Ceux qui prédisent que le Maroc va organiser la Coupe d'Afrique 2019 le font par anticipation au regard des progrès que connaît le Royaume et de son implication dans la CAF. Ce sont des gens un peu jaloux». Ce 12 décembre 2018, le ministre marocain de la Jeunesse et des sports Rachid Talbi El Alami fera, quant à lui, cette déclaration sur les antennes de la chaine RFI «le royaume chérifien était souvent présenté comme le recours idéal pour remplacer le Cameroun en tant que pays-hôte de la CAN-2019. Notre pays ne serait pas candidat pour abriter la phase finale prévue du 15 juin au 13 juillet. Et d'ajouter, le Maroc n'a jamais eu l'intention d'organiser la CAN-2019», a-t-il martelé au micro d'Antoine Grognet et d'Eric Mamruth. «On n'a jamais candidaté ni pensé à le faire».
Il déciderait ainsi de répondre à ceux qui polémiquaient sur l'accueil ou pas de cet événement sportif qui aurait pu d'une manière ou d'une autre garantir une bouffée d'oxygène à son économie. La déception est générale chez les sportifs. Eux qui s'échauffaient pour veiller sur cette flamme africaine qui illuminerait tout le royaume. Que s'est-il donc passé ? Le ministre marocain Rachid Talbi El Alami poursuit : «Ce type d'organisation nécessite toute l'attention d'un pays. Tout le monde doit se mobiliser pour réussir. Pour organiser quelque chose de professionnel, il faut que les choses soient programmées à l'avance. Ce qui n'est pas le cas (...) En plus, nous organisons les Jeux Africains en août. En revanche, la ville-hôte l'a bien confirmée il reste toutefois la ville à désigner, et pour cette fête «Nous mettons le paquet pour réussir cette manifestation», fait-il savoir.
«A l'époque, les autorités marocaines avaient déjà noué des contacts depuis plusieurs mois avec l'Union Africaine (UA), fondatrice et propriétaire de cet événement sportif quadriennal. La démarche du royaume chérifien revêtait alors une dimension politique forte. Celui-ci a en effet été absent de l'UA de 1984 à 2017 en raison notamment de grandes tensions autour du dossier du Sahara occidental. Depuis, le Maroc tente de gagner du terrain diplomatiquement, différemment». Ainsi, la CAF perd un recours très crédible. On croit savoir que «d'après nos informations, plusieurs fédérations de la zone CECAFA (Conseil des associations de football d'Afrique de l'Est et Centrale) songent également à présenter un dossier commun».
Le président de la CAF serait-il pris au piège par le retrait du royaume ? Il aurait misé sur cette nation pour régler son gros problème, mais, tout semble se jouer contre ses espérances. «J'avais dit que le 25 décembre, on aurait la short-liste avec les évaluations et le classement des pays retenus. Au début, on s'était dit qu'on allait consulter les membres du Comité exécutif, le 26-27 décembre. Mais j'ai consulté quelques membres, puis je suis revenu vers le cabinet Roland Berger pour leur dire qu'ils avaient plus de temps. Car nous avons décidé de nous réunir en session extraordinaire le 9 janvier (…) à Dakar, au lendemain des trophées de la CAF. On va se réunir ce matin-là. Roland Berger va nous exposer son dossier.
A nous, alors, de voter ou de choisir le pays organisateur de la CAN-2019, ce jour-là». Un confrère dira : «Beaucoup voyaient dans la candidature du Maroc un double enjeu. D'abord, grâce à sa capacité logistique et organisationnelle, le royaume nord-africain se verrait conforter dans le rôle de sauveur de la CAN, une façon de se racheter pour l'annulation de la CAN-2015 pour cause d'Ebola. Une substitution qui aurait pu servir de vitrine à l'organisation d'une Coupe du monde que le Maroc souhaite accueillir. Le favori s'est donc retiré de la course à l'organisation». Qui sera le prochain candidat potentiel ? L'Egypte aurait déjà lancé sa campagne médiatique. Allez, pour être direct. Les Pharaons accueilleraient cette CAN-2019.


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