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Ne suffit-il pas d'un pas pour tout accomplir ?
Publié dans La Nouvelle République le 09 - 03 - 2019

Quelles que soient les difficultés d'ordre économique auxquelles l'Algérie fait face aujourd'hui, il est évident que le bilan de Bouteflika ne peut être fait sur la base de la perception actuelle des choses, mais en confrontant la donne actuelle globale avec la réalité antérieure qui remonte à 1999.
Le refus de la rue d'un 5ème mandat est l'expression d'une volonté de changement qui se focalise peut-être sur la personne du Président au lieu de prêter attention à des aspects fondateurs d'un système qui résiste à tout changement depuis longtemps, bien plus longtemps que le début des mandatures de Bouteflika. Malade, alité ou sur un fauteuil roulant, Bouteflika n'a jamais autant fait preuve de détermination politique pour parachever ses réformes, dont celles qu'il appelait de ses vœux depuis son accession à la Présidence, regardant la concrétisation d'un Etat civil. D'où l'accélération des mesures de restructuration d'institutions qui ont longtemps représenté une partie du pouvoir occulte ou partagé le pouvoir avec ses tenants officiels, empêchant ou entravant la marche des affaires publiques lorsque les décisions prises ne conviennent pas à leur vision.
Confronté pendant des années à une grande adversité, Bouteflika a pourtant réussi à ficeler de nombreux dossiers, après avoir réglé celui de la guerre civile qui allait emporter l'Etat républicain, et il lui a fallu près d'une décennie et demie pour venir à bout d'un système qui occasionnait un effet d'effritement du pouvoir au point de déresponsabiliser toutes les institutions, entraînant, dans cette adversité très contraignante, des effets de stress physique sur la personne et des contrariétés qui en abattraient plus d'un. Mais ne voilà-t-il pas que le Président, investi de tous les pouvoirs constitutionnels, et désormais tenant en main le timon du «bateau Algérie», qui semble dire à tous les Algériens qu'il assume pleinement cette responsabilité - car c'est de cette façon qu'il la concevait et qu'il continue de la concevoir - lui qui a refusé, dès le départ, d'être un trois-quarts de Président.
Ce qui est vrai, tout aussi vrai que le fait que l'œuvre de Bouteflika n'est pas encore tout à fait accomplie - qu'il est peut-être le seul à pouvoir et à vouloir accomplir - c'est que l'expression populaire qui se manifeste aujourd'hui, et qui trouve son abcès de fixation dans la maladie de Bouteflika, devrait se projeter sur cet après envisagé pour entrevoir les effets d'une œuvre interrompue, voire d'un rendez-vous manqué avec l'Histoire. La proposition de se donner un temps supplémentaire pour asseoir les conditions d'un Etat de droit accompli vaut peut-être son pesant de chances d'être au rendez-vous de la grande modernité algérienne qui, après tout, n'en déplaise à ceux qui veulent aller au rythme des «Etats-références», n'a pas mis beaucoup de temps à prendre forme.
Qui pourrait achever l'œuvre d'art sinon celui qui en a été, dès le départ, l'inlassable artisan ?


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