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«La précédente Constituante n'a empêché ni les abus ni l'instabilité constitutionnelle»
Publié dans La Nouvelle République le 19 - 04 - 2019

L'ancien président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) Saïd Sadi s'est dit, avant-hier jeudi à Tizi Ouzou, opposé au principe d'une Constituante comme solution à la crise que vit le pays. «On entend des intervenants avancer le principe de la constituante comme l'alpha et l'oméga de l'impasse actuelle.
Il faut se souvenir que l'Algérie a eu sa constituante au lendemain de l'indépendance. Mais, d'avoir esquivé les règles qui fondent la vie démocratique, d'avoir rusé avec un «spécifisme» algérien censé se substituer à la norme législative rationnelle, n'a empêché ni les abus ni l'instabilité constitutionnelle », a-t-il dit. S'exprimant lors d'une conférence à l'université Mouloud Mammeri de de Tizi Ouzou, Saïd Sadi a appelé à ce qu'il a qualifié «un nouvel ordre constitutionnel» en Algérie pour aller vers un ordre politique adapté aux réalités nationales et mondiales. «Le défi de l'heure est la mise en place des fondations de la République», a observé le conférencier pour qui, une fois ce constat fondamental admis, on peut engager la réflexion sur les durées, les méthodes, les structures, le contenu et les objectifs de la transition. Une transition qui doit être, a-t-il poursuivi, pensée comme la clé de voute de l'Algérie future et pour laquelle les acteurs politiques les plus avisés, les groupes sociaux les plus crédibles doivent être activement mobilisés pendant toute cette période pour poser en termes lisibles par tous les principes généraux qui détermineront la vie de la nation démocratique. «Tout le monde admet que la phase de transition doit être aussi courte que possible. Ce souci, légitime, ne doit, cependant, pas évacuer l'importance qualitative de cette période dont tout dépend », admet Saïd Sadi. Pour Saïd Sadi, toute précipitation peut engendrer des effets pervers dont le pays peut faire l'économie pour peu que les démarches soient à la hauteur des exigences de l'heure. «Les futures autorités algériennes devront pouvoir exercer leur mandat sur des bases solides et clairement édictées en amont des processus électoraux. Il ne faut rien laisser au hasard ou à l'interprétation car les chantiers sont nombreux et complexes», suggère-t-il, mettant en avant les «bombes à retardement» placées par le pouvoir pour, dit-il encore, asseoir sa survie. Le moment de félicité qui traverse la nation, a-t-il poursuivi, doit être utilisé au mieux pour que les fondations du nouvel Etat soient valides et légitimes. «C'est la seule manière de faire admettre au peuple les difficultés sociales qui ne manqueront pas de surgir d'ici à peine un an et demi», pense Saïd Sadi, insistant sur le facteur temps pour, ajoute le conférencier, débattre afin que tout un chacun entende et comprenne ce dont est signifiant le soulèvement citoyen et ce qu'il implique pour notre destin immédiat. Des débats publics, pour l'instant limités, observe-t-il encore, s'organisent ici et là. Il faut les multiplier sans tabous ni invectives. «Il est possible de définir et de valider par la vox populi les fondamentaux démocratiques qui doivent être posés et admis comme des règles auxquelles personne ne peut déroger. Cela prendra le temps qu'il faudra mais nous ne pouvons pas enjamber ces minima sur lesquels se sont construites toutes les nations prospères et durables», considère-t-il convaincu que l'Algérie ne survivrait pas aux slogans mystificateurs qui prétendent gérer le pays par des approximations conceptuelles populistes, des non-dits, des raccourcis ou des malentendus. Si cette base est actée comme une référence imprescriptible de l'organisation de la cité, la suite, pense Saïd Sadi, peut être envisagée avec plus de facilité. Pour ce faire, il faudra, dit-il encore, de la persuasion, de la pédagogie et, au besoin, de la fermeté. En termes de priorités, dit-il encore, l'élection législative devant aboutir à l'Assemblée qui élaborera une nouvelle Constitution doit être le premier scrutin de l'Algérie nouvelle. «C'est au parlement démocratiquement élu de définir, puis d'adopter la nature du régime qui sied le mieux au pays, présidentiel ou parlementaire».

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