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L'Etat à la rescousse du pouvoir d'achat du citoyen
Maintien des marchés « Rahma » face aux prix excessifs
Publié dans La Nouvelle République le 22 - 05 - 2022

Après avoir déboursé de grosses sommes lors du mois de Ramadhan et l'Aïd El Fitr, les Algériens sont déjà sur leur qui-vive. L'arrivée, très prochaine, d'autres conjonctures et événements religieux, dans un quotidien déjà très difficile à gérer, en raison de la flambée sans précédente des prix de l'ensemble des produits à cause de la crise alimentaire mondiale, fait craindre de nombreux citoyens, surtout pour les plus faibles revenus. Face à cette crainte, l'Etat a mobilisé une série de mesures pour alléger les dépenses des ménages, parmi ces mesures le maintien des marchés Rahma.
Sur une instruction du ministre du Commerce, Kamel Rezig, les marchés « Rahma », initiés spécialement pendant le mois sacré pour soutenir financièrement les familles nécessiteuses, en proposant divers produits alimentaires aux prix imbattables, voire une réduction allant jusqu'à 40% des produits alimentaires par rapport aux autres commerces du pays, seront désormais maintenus au grand public. Une bonne nouvelle pour les ménages ayant des revenus des plus bas au pays, et qui n'arrivent pas à boucler la fin du mois en toute quiétude financière. Cette incitative décision du ministère du Commerce visant à maintenir les marchés « Rahma », est faite en raison de son succès économique et financier phénoménal marqué lors du Ramadhan.
Les « Marchés de la Rahma » sont devenus même l'Eldorado pour les Algériens. Pour mieux lutter contre le phénomène de la spéculation et accompagner plus efficacement les petites et moyennes bourses dans leur fatidique quotidien, pas moins de 35 « Marchés de la Rahma », proposant des fruits, légumes, des produits laitiers et produits alimentaires divers à des prix les plus bas dans la capitale, ont été maintenus dans la wilaya d'Alger et ce, au grand bonheur des Algérois. Une décision qui a été vivement saluée par les citoyens surtout en ces temps difficiles causés par le changement mondial et ses répercussions sur chaque pays.
En effet, la conjoncture à laquelle traverse actuellement le monde, notamment par l'opération militaire russe en Ukraine et par la hausse vertigineuse des prix du pétrole et du gaz, a crée une véritable crise alimentaire planétaire, et ses répercussions ont été considérables dans de nombreux pays. L'Algérie à l'instar des pays du monde, a été affectée par l'impact de la crise alimentaire mondiale, d'où une flambée magistrale des prix des produits alimentaires s'est imposée sur le marché national. Une conjoncture très difficile à gérer pour les citoyens, dont de nombreux sont issus de la couche petite et moyenne bourses.
Le grand emballement des citoyens pour les marchés « Rahma »
Estimant grand et décisif le rôle des marchés « Rahma » dans l'accompagnement des petites et moyennes bourses en ces temps difficiles, l'Etat a mis le paquet. D'un apport considérable sur la vie des ménages, les marchés de la « Rahma », appelé également les marchés de proximité, ont été pris d'assaut par les consommateurs algériens au premier jour du mois de carême. Recueillant un succès fou auprès de la population locale, les marchés de la Rahma à l'image de ceux de Bab El-Oued, Ain Benian, Belouizdad, Dar El-Beida ou encore Chéraga, Baraki et Kouba, sont devenus même une destination indispensable et irréprochable pour les achats au quotidien des consommateurs algérois.
Les prix des produits alimentaires, notamment les produits de base tels que le sucre, l'huile de table, la farine ou encore la semoule, proposés aux marchés de la Rahma, sont totalement différents par rapport aux autres commerces, une différence des prix qui peut atteindre jusqu'à 40%, presque la moitié du prix. Une raison amplement suffisante qui a déjà poussé des milliers de familles, pendant le mois de Ramadan, à se rendre quotidiennement sur les marchés de la Rahma d'Alger et d'autres wilayas du pays, en s'approvisionnant en différents produits alimentaires.
Au marché de proximité situé au niveau du siège de l'UGTA à Belouizdad, une panoplie de produits de large consommation est proposée aux clients avec des prix intéressants, le café étant cédé à 200 DA, les lentilles à 170 DA, les petits pois à 240 DA, la carotte à 50 DA et le piment à 150 DA. Les prix des légumineuses, des produits laitiers et de certains légumes sont plutôt raisonnables par rapport aux prix qui sont affichés dans les autres commerces, commentent de nombreux citoyens. Ces derniers, très satisfaits de l'ouverture des marchés de la Rahma pendant le mois du Ramadhan souhaitent une longue vie à ces marchés de bouffée d'oxygène.
Par ailleurs, au marché de proximité de Bab El-Oued, une affluence massive est chaque jour observée au niveau de ce point de vente relevant des pouvoirs publics, où les prix proposés sur les produits alimentaires ont rendu le sourire aux consommateurs. Ouvert au premier jour du mois sacré, le marché « Rahma » de Bab El-Oued, a connu un succès fou dans cette commune démographique. Le prix d'un kilogramme des lentilles, à titre d'exemple, est cédé à seulement 170 DA contre 300 DA chez les épiceries et les grands commerces. Pour ce qui est de la viande blanche, le prix d'un kilogramme du poulet affiché dans le marché de la Rahma de Bab El-Oued est de 240 DA, en revanche il est vendu jusqu'à 380 DA/kg dans les commerces privés. Avec des prix concurrentiels, compétitifs et imbattables, les marchés de la Rahma ont déjà gagné le cœur des ménages et nombreux sont ceux qui ont déjà appelé au maintien ce genre de marchés de solidarité pour le restant de l'année. Un vœu qui vient d'être exaucé suite à la décision du ministère du Commerce de maintenir les marchés Rahma au grand public. Une décision vivement saluée par de nombreux citoyens.
Marchés communaux,
le grand souci du citoyen
Contrairement aux marchés « Rahma », les marchés communaux ont brillé par leur cherté depuis le début de l'année en cours, où les prix des produits alimentaires proposés par ces derniers sont loin d'êtres supportés par toutes les couches de la société.
Mais malgré les prix trop chers et en raison de l'absence d'un marché de la Rahma construit aux alentours, de nombreux citoyens ont été contraints de s'approvisionner en denrées alimentaires chez les marchés communaux. Cette situation a déclenché une véritable ruée sur les marchés communaux de la capitale, où l'on constate une présence massive des acheteurs, malgré les prix trop chers. Au marché Clauzel sis en plein Centre d'Alger, à Meissonnier plus précisément, des milliers de citoyens fréquentent chaque jour ce lieu de commerce pour s'approvisionner en fruits et légumes, en viande bovine et ovine et bien d'autres produits alimentaires.
Devant des prix exorbitants des produits alimentaires en raison de la situation économique mondiale, les consommateurs algériens ont été contraints de dépenser plus d'argent pour s'approvisionner en denrées alimentaires. Aami Mohamed, un septuagénaire à la retraite, ancien fonctionnaire à l'administration publique, fréquente chaque jour le marché Clauzel, une destination devenue absolue pour ce retraité, nous a dit qu'il a vécu une « vague » de dépense durant ces derniers mois, « J'ai dépensé presque dix millions pour acheter de la nourriture rien que pour le mois de Ramadhan. C'est dire combien la vie est devenue trop chère au pays à l'instar de nombreux d'autres pays.
Les répercussions économiques de l'opération militaire russe en Ukraine ont été lourdement senties par le monde-entier y compris au pays », dira Aami Mohamed. Un sentiment lourd et une situation financière tendue après deux longues années de difficultés financières, de restrictions sanitaires, de fermetures, de stress et de pressions à cause da la pandémie du Covid-19, les Algériens, et malgré toutes ces circonstances difficiles, arrivent tout de même à s'en sortir. « El Hamdoullah (Dieu merci) nous avons repris notre vie normale. Un pur bonheur pour nous les retraités car, cela nous a permis de renouer avec les courses dans les marchés et relier avec le bon vieux temps entre amis. Le seul souci qui se présente actuellement, c'est la cherté de la vie », dira Aami Mohamed avec un large sourire et un cœur plein de joie malgré les difficultés financières rencontrées par celui-ci.


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