La sécurité routière et la circulation automobile sont, sans doute, parmi les préoccupations, voire les inquiétudes, les plus grandes des citoyens. Les accidents de la circulation et les embouteillages sont le cauchemar de ceux qui sont obligés de prendre la route. La situation est aggravée par l'état des routes et par les insuffisances des panneaux de direction qui ne permettent pas aux conducteurs de les faciliter pour trouver leur chemin, les mettant en danger du fait des manœuvres risquées pour reprendre la bonne route, sans compter la perte de temps et l'énervement. Pour l'heure, c'est sur le code de la route que les pouvoirs publics veulent en priorité agir, l'état des routes et la bonne signalétique viendront sans doute après. Il y a moins d'un mois, le ministre de l'Intérieur, des Collectivités locales et des Transports, Saïd Sayoud, a présenté le projet de loi portant Code de la route devant les membres de la Commission des transports et des télécommunications de l'Assemblée populaire nationale (APN), en présence de la ministre des Relations avec le Parlement, Nadjiba Djilali. Avant la présentation des principales dispositions prévues dans le projet de loi, le ministre a indiqué que le texte constituait «une étape importante vers le renforcement de la sécurité routière et l'organisation de la circulation en adéquation avec le nombre croissant de véhicules et le développement de l'infrastructure». Ce projet vise à «réduire les accidents, à renforcer la sensibilisation à la sécurité routière et à durcir les sanctions quant aux infractions graves en vue de protéger les vies humaines et les biens», conformément aux instructions du président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, tendant à «renforcer les mesures à même d'éradiquer le phénomène de l'insécurité routière». A cette occasion, le ministre a rappelé que le nombre des accidents de la circulation au cours des trois dernières années (2022-2024) a atteint 24.644 accidents, ayant causé 33.513 blessés et 3.159 décès, et ayant occasionné au Trésor public «près de 230 milliards de DA en 2022, selon le rapport de l'Inspection générale des finances (IGF)». Le facteur humain demeure l'une des principales causes des accidents de la circulation, le projet de loi ayant consacré des mesures strictes et dissuasives à l'encontre des comportements contraires au code de la route, que ce soit le conducteur, le passager ou le piéton. Le projet de loi propose l'institution d'une «Journée nationale de la sécurité routière», correspondant à la date de promulgation de la loi, ainsi que la création d'une cellule de veille et d'intervention au niveau des communes pour identifier les points noirs sur les routes. Lakhdar A.