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Algérie - Union europeenne: La grande explication
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 15 - 05 - 2018

  Au-delà des questions économiques et commerciales, les deux partenaires construisent une stratégie commune pour celles concernant la paix et la stabilité au Sahel et en Libye et la lutte contre le terrorisme et les réseaux criminels.
Le 11ème Conseil d'association UE - Algérie s'est tenu lundi à Bruxelles dans des circonstances particulières tant les deux partenaires devaient lever les équivoques apparues ces dernières semaines sur la situation des échanges commerciaux au vu des conditions contenues dans l'accord d'association UE - Algérie et des déclarations quelque peu cafouilleuses de responsables européens qui ont laissé entendre que l'Algérie ne respectait pas les termes du dit accord d'association. Mais pas que, parce que l'actualité politique et stratégique de la région euro-méditerranéenne subit ces derniers temps des contrecoups de l'instabilité politique et sécuritaire de la région du Sahel et de la Libye. Du coup, les négociations des questions d'échange économique et commercial ne peuvent être débattues hors du contexte géopolitique et géostratégique méditerranéen qui vit des bouleversements significatifs chaque jour qui passe. Reprenons : des responsables de la Commission européenne ont tenu en avril dernier, notamment la Commissaire au commerce extérieur, Mme Cecilia Malmström, des propos accusant l'Algérie de ne pas se conformer aux conditions de l'Accord d'association avec l'UE en instaurant des restrictions et des taxes douanières sur certains produits importés d'Europe. Les responsables algériens ont dénoncé ce «procès d'intention» en rappelant ces mêmes conditions de l'Accord qui permet à l'Algérie de «réguler» ou réviser les conditions d'importation en cas de nécessité vitale pour son économie. La «pique» de la Commission européenne est intervenue alors même que plusieurs constructeurs automobiles européens (français, allemands, espagnols...) ont installé leurs usines de montage en Algérie ces deux dernières années.
Ce qui a poussé le gouvernement algérien à limiter drastiquement les licences d'importation de véhicules de tourisme. Idem pour bien de secteurs de l'agro-alimentaire, régulé en raison des baisses des prix du pétrole et des rentrées fiscales y afférentes. Ces mesures de régulation «sont transitoires» a rappelé la partie algérienne. «Il fallait nous en informer à l'avance» a répliqué l'Europe. Le DG du commerce de l'UE, Ignacio Guilia Bercero, s'est rendu à Alger le 26 avril dernier pour mettre un terme à cette incompréhension. Le chapitre est clos. Reste le reste : la sécurité en Méditerranée, la sensible question des flux migratoires, la stabilité et la paix au Sahel et en Libye et, nouvelle donne : les conséquences de la sortie des Usa de l'accord sur le nucléaire iranien et ses conséquences sur le commerce international, y compris bien entendu celui de la zone euro-méditerranéenne et donc celui UE - Algérie.
D'évidence, sans la stabilité, la sécurité et la solidarité entre les partenaires euro-méditerranéens, le reste des échanges économiques et commerciaux seront toujours sujet à caution, déséquilibrés, sans effets bénéfiques pour tous. Par ailleurs, les aides et appuis aux réformes structurelles en Algérie souffrent d'efficacité en raison de la faiblesse d'assistance technique et du volume financier: 273, 3 millions d'euros pour le programme financier 2014 - 2017 et entre 108 et 132 millions prévus pour celui de 2018 - 2020. Sur ce dernier point il faut bien reconnaître aussi le peu d'entrain des responsables algériens et le manque d'initiatives et de propositions pour accélérer le rythme des réformes et la modernisation des structures administratives et financières en particulier. Depuis le début des négociations de l'Accord d'association fin des années 90, l'initiative en revenait toujours aux Européens pour qu'ensuite les Algériens viennent à la négociation. En diplomatie une attitude proactive paye toujours mieux.
A Bruxelles, les deux partenaires ont évoqué ce lundi les dossiers prioritaires et ont donc «passé l'éponge» sur la querelle du mois dernier sur les questions strictement commerciales. Par questions prioritaires il est entendu, au-delà des questions techniques de commerce, de calendrier des diverses échéances, d'appui conséquent aux réformes structurelles en Algérie, celles ayant trait au retour à la paix en Libye et au Sahel, de la lutte contre le terrorisme, le trafic de drogues et la traite humaine et celles de la circulation des personnes. Sur tous ces sujets, l'Algérie demeure aux yeux des Européens un acteur majeur et stratégique pour toute la zone euro-méditerranéenne. Les Algériens le savent pour appréhender chaque nouvelle étape de coopération avec l'Europe avec la sérénité et l'espoir d'être entendus et surtout compris. Notons que le ministre algérien des Affaires étrangères, M. Abdelkader Messahel, qui conduit la délégation algérienne et copréside le Conseil d'association avec Mme Federica Mogherini, représentante de la politique étrangère de l'UE, a prévu à l'issue de sa mission une rencontre avec la communauté algérienne de Belgique au consulat général d'Algérie à Bruxelles.


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