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Retour à Astana avec Idleb comme pomme de discorde
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 20 - 11 - 2018

La mise en place d'une « zone démilitarisée » à Idleb sous contrôle russo-turc qui a fait l'objet d'un accord le 17 septembre dernier entre Ankara et Moscou a certes éloigné provisoirement le spectre de l'offensive de grande ampleur que l'armée syrienne préparait pour reprendre cette enclave, la seule à être encore sous le contrôle de rebelles et jihadistes. Mais elle n'a nullement mis fin à la situation de belligérance entre ces derniers et les forces loyalistes en position aux limites de la province d'Idleb.
Des escarmouches les opposent en effet régulièrement dont la plus récente a coûté la vie à une vingtaine de soldats de l'armée syrienne. Ce qui ne contribue pas à créer un climat propice à la prolongation de la trêve des armes dans cette région tel que l'ont espéré les parties prenantes de l'accord du 17 septembre.
Ce qui met en péril cet accord, c'est le fait que le principal groupe armé qui a sous son contrôle la plus grande partie de la province d'Idleb et n'est autre que le Front Nosra, la franchise en Syrie de l'organisation terroriste El Qaïda, l'a rejeté et se refuse à la cessation de la confrontation avec les forces gouvernementales. Damas dont les forces continuent d'être harcelées par les éléments de ce groupe jihado-terroriste a bon droit de menacer de reprendre l'offensive contre Idleb pour l'en chasser d'autant qu'il a récemment fait l'annonce d'être parvenu à rallier autour de lui les groupes rebelles soutenus par Ankara qui sous la pression turque ont initialement accepté la mise en place de la « zone démilitarisée ». Si cette annonce se vérifie, cela voudrait dire que la Turquie qui s'est portée garante d'une application effective de l'accord sur Idleb en sa qualité de partie à qui le processus d'Astana a confié la prérogative de ramener la paix et la normalisation de la province n'est pas en capacité de le faire ou qu'elle s'adonne à un jeu qui n'augure pas de la réussite de ce processus d'Astana dont elle est pourtant partie prenante.
C'est probablement ce qu'il va lui être demandé de clarifier par ses autres partenaires dans le processus d'Astana lors de leur nouvelle rencontre dans ce cadre annoncée par les autorités kazakhes comme devant avoir lieu dans leur capitale Astana les 28 et 29 novembre. Faute de quoi le statu quo dans la province d'Idleb qui ne profite à l'évidence qu'aux extrémistes du Nosra et aux rebelles qui partagent son jusqu'au-boutisme sera inéluctablement remis en cause par le pouvoir syrien et son allié russe dont les bases proches de cette province sont elles-mêmes les cibles d'attaques sporadiques en provenance de celle-ci. Ce qui se décidera pour Idleb lors de ces nouveaux pourparlers d'Astana conditionnera incontestablement la suite des évènements en Syrie soit positivement, en rendant possible d'envisager le rétablissement post-conflit de la Syrie, soit négativement en perpétuant son état de guerre.


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