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Le cimetière des vanités
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 20 - 11 - 2018

Le tsar Poutine s'est interrogé sur comment développer un cimetière ? Il parlait, bien-sûr, de l'Africain qui devient riche. Ses comptes bancaires sont domiciliés en Suisse, il se soigne en France et investit en Allemagne ou ailleurs, mais jamais dans son pays ou chez les voisins. Il fait ses emplettes à Dubaï, prie à Rome ou à La Mecque, selon la nationalité de son Dieu, et ses enfants étudient en Europe. Il part faire du tourisme au Canada, aux Etats-Unis d'Amérique et s'il vient à mourir, il veut être enterré dans son Afrique natale. L'Afrique n'est qu'un cimetière pour l'Africain d'où ce point d'interrogation de Poutine. L'Algérien est aussi l'Africain et c'est cette soudaine richesse qui le fait fuir le ciel originel. Cette richesse qui naît du jour au lendemain, sans que les astres, eux-mêmes, ne comprennent grand-chose à cette subite fortune qui propulse des inconnus au CV aussi indigents qu'un va-nu-pieds à Buckingham palace au hit-parade des fortunes nationales et continentales.
L'affaire de Kamel Chikhi, alias le ‘Boucher' de par son activité première, est l'un des cas d'école de ces patrimoines qui voient le jour à partir d'un nom, d'un lien de parenté, parfaits paravents à des hommes qui œuvrent dans l'ombre. Ce n'est un secret pour personne, que nombre de prétendus hommes d'affaires, dans ce pays, ne sont qu'en paille pour des puissants, en prenant leurs marges bénéficiaires au passage. De supers employés qui touchent des milliards et ne payent pas leurs impôts, alors que le Smic est une seconde peau chez l'Algérien. Poutine et le reste du monde n'ignorent plus que l'argent volé dans les pays africains fait le bonheur de la vieille Europe qui enregistre, avec plaisir, l'afflux d'investissements, en ces temps de crise économique. Et tant que la crise durait, les banques, là-bas, étaient peu regardantes sur l'origine de cet argent.
L'Espagne, la France et d'autres pays préféraient ne pas savoir, l'important est que l'immobilier soit boosté par des acquisitions de ses anciennes colonies et que les affaires marchent. Maintenant que l'économie s'est rétablie, on demande plus de renseignements sur la provenance de ce fric. « Min ayna laka hada» semble être plus en vogue dans les banques européennes qu'en Afrique, avec cette incapacité, pour les pays désireux de rétablir la vérité, de récupérer l'argent sale placé ailleurs. L'Algérie est un cimetière pour l'Algérie, par choix, pour celui qui s'est enrichi sur le dos du pays. Par obligation, pour les autres alors que beaucoup d'Algériens n'ont même pas eu la chance d'être enterré dignement.


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