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Chantage aux sentiments
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 16 - 12 - 2018


Report ou maintien de la date présidentielle, l'essentiel est ailleurs. Il est dans cette volonté de culpabiliser l'Algérien anonyme, rendu responsable de tous les maux de cette République en sous-location. Les images de ces mères éplorées, attendant des nouvelles de leurs fils, harraga, assises sur le rivage, ont été instrumentalisées pour provoquer un pathétique sentiment de rejet de cette vague migratoire clandestine. L'Etat, incapable de trouver des solutions aux boat-people, inapte à offrir des opportunités de rechange ou à proposer des choix acceptables à cette jeunesse naufragée, sort les vieux clichés de la guerre psychologique pour se dédouaner. Nul n'ignore que le premier à souffrir de ces voyages périlleux est la famille du candidat à l'exil si ce n'est lui en personne. Et dans la conception sociale, la famille c'est avant tout la mère, d'où cette offensive médiatique lancée contre l'idée même de la harga. Décryptage : regarder l'état où vous mettez votre mère lorsque vous traversez la Méditerranée. La mère étant également l'image subliminale de la patrie qui souffre dans sa chair. Dans sa pure logique brejnévienne, le pouvoir déplace le débat après l'avoir ignoré puis habillé de la tenue du prisonnier et n'hésite plus à jouer la carte du chantage aux sentiments dans une guerre perdue d'avance si la tactique d'approche ne change pas. Il est indéniablement plus aisé de se défausser sur les absents, les culpabilisant, les rendant responsables de la détresse sentimentale où vivent les leurs, s'ingéniant à ériger des concepts cache-misères pour tromper l'opinion publique. Les Algériens ne sont pas plus dupes qu'un autre peuple et ce n'est pas avec les prévisions apocalyptiques que le pouvoir en place arrivera à justifier un présent sur courant alternatif où l'interrupteur est propriété de l'Etat. La théorie du complot est également inscrite dans les explications officielles à fournir, en option, pour essayer de comprendre l'étendue de ce mal qui pousse les Algériens à littéralement se jeter dans l'eau avec femme et enfants. La main étrangère est celle qui rame, qui met le moteur du semi-rigide en marche, et qui s'associe avec les réseaux des passeurs pour donner une mauvaise image du rivage d'origine où les clivages sociaux sont tellement présents qu'il existe même deux collèges de harraga. Le second collège est celui des faits divers, des noyés et des disparus, celui des arrestations, des sauvetages en mer et des expulsions. Le premier est VIP, dans des bateaux de plaisance, des yachts où il faut compter jusqu'à 40 millions par tête de gondole. Si pour les uns, l'image de la mère est à exhiber, pour les autres, c'est peut-être un chéquier qu'il faut peut-être montrer.

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