Bouteflika demain à Genève pour un contrôle médical    Otages de fausses promesses    Cela n'a pas été le tsunami mais l'éveil d'une conscience citoyenne    Ouverture jeudi du salon international SIAHA: Des ambitions et des défis à relever pour promouvoir la destination Algérie    Des assisses pour «réformer» les agences foncières: Vers un rôle plus actif dans la réglementation urbaine et l'aménagement du territoire    L'offre est valable du 21 février au 26 octobre: Des réductions de 55% accordées par Air Algérie vers l'étranger    Marches à travers le pays contre le 5ème mandat    Tiaret: Deux officiers tués dans le crash d'un avion militaire    La Mecque, y aller ou pas    USMH - Suspendu pour dopage: Le joueur Naïli clame son innocence et accuse     Football - Ligue 2: Le NC Magra doucement mais sûrement    Ligue 1 - Match retard: MCA - MCO, le match de toutes les appréhensions    Lutte contre le commerce des stupéfiants: Plus de 7 kg de kif saisis et quatre individus arrêtés    Maghnia: Deux femmes et un enfant retrouvés morts    Saïda: Un couple assassiné dans son domicile    Oran abrite le championnat régional    La Juventus Turin perd 11% à la bourse    Manifestation pacifique    Situation financière difficile mais non insurmontable, partenariat public-privé et indispensables réformes    La viticulture dans la wilaya d'Aïn Témouchent    Al-Assad affirme que la guerre n'est pas terminée et que son pays se battra jusqu'au bout    «Nécessité de perfectionner les formateurs de demain»    Messahel met en exergue les cinq piliers de la politique algérienne    De l'aventurisme ou l'illusion d'une «révolution»    5 milliards de dinars pour la viabilisation du nouveau pôle urbain d'Ighzer Azarif    Contrôle de la qualité alimentaire dans les établissements scolaires à Relizane    Préavis d'un mouvement de contestation    Démantèlement d'un réseau de trafic de stupéfiants et saisie de 10,5 kg de cannabis    Fonds documentaire de Djemâa Djoghlal et Amar Nagadi    Redonner à «Radio des Oasis» son ancien lustre    Colloque international Abdelhamid Benhadouga    Erdogan chercherait à "recréer l'Empire ottoman"    Tayeb Belaiz prète serment    La CAF rejette le recours de la FAF    13 communes d'Alger seront touchées    L'UNPEF maintient son appel à la grève    Plus de 11.000 infractions en 2018    Le Conseil constitutionnel rappelle les conditions    Sellal les somme de respecter tous les candidats    Affluence sur l'exposition de photos de la presse mondialede 2018    Il y passera un «court séjour» médical.. Bouteflika demain à Genève    Produits algériens à destination du Sénégal.. Concrétisation de la première opération d'exportations    «1990-1995, Algérie, Une chronique photographique».. Un beau livre de Ammar Bouras    «La guerre d'Algérie dans le roman français» de Rachid Mokhtari.. L'histoire vue autrement    Colloque Abdelhamid Benhadouga.. L'impact du roman sur la culture souligné    Déradicalisation et de lutte contre le terrorisme.. Messahel vante les efforts de l'Algérie    HAUT COMMISSARIAT DE L'AMAZIGHITE : Vers une réconciliation de tous les Algériens    Ligue 2 : Magra veut prendre le large    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Un phénomène inquiétant selon le conseil de l'ordre: L'exode des médecins algériens vers l'étranger s'accélère
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 22 - 01 - 2019

  Le secteur de la santé publique fait face depuis plusieurs années à un exode massif des médecins algériens, qui a été accéléré par la dernière grève des médecins résidents de 2018 à l'appui de revendications sociales et professionnelles non satisfaites par le ministère de la Santé. Et, au phénomène des ‘'harraga'', devenu un véritable casse-tête pour les autorités en dépit de la promulgation d'un arsenal juridique coercitif, il y a actuellement sur la table du gouvernement l'autre face de cet exode des jeunes, celui des médecins formés et ‘'prêts à l'emploi'', qui partent par milliers vers des pays d'accueil, dont la France, l'Allemagne, le Canada et les pays du Golfe. Durant l'année dernière, il y a eu près de 4.000 départs de médecins algériens notamment vers la France, qui a mis en place un décret exécutif le 22 novembre 2017 modifiant le code de santé publique en y introduisant une section qui permet aux médecins et chirurgiens-dentistes étrangers d'obtenir une autorisation temporaire d'exercice.
Pour le Dr Mohamed Bekkat Berkani, président du Conseil national de l'ordre des médecins, ces départs sont motivés ‘'en général par un climat qu'ils pensent ne pas être à la hauteur de leurs attentes''. ‘'La fuite des cerveaux est une caractéristique de tous les pays en voie de développement'', estime t-il, avant de relever que ‘'dans notre pays, cela touche depuis un certain temps les médecins pour des raisons multiples, car ils ne sont pas considérés à leur juste valeur, leurs attentes sont déçues''. Le Dr Bekkat Berkani affirme que ‘'malheureusement, nous avons tendance à minimiser le phénomène, qui prend de l'ampleur depuis un certain temps'', car ‘'on se trouve devant un phénomène nouveau, d'autant qu'il y a un besoin dans d'autres pays et ils ont des facilités pour s'installer ailleurs''.
Les médecins qui sont partis ou ceux qui préparent leur départ ‘'considèrent qu'ils ne sont pas jugés à leur vraie valeur, et donc il faut établir un dialogue, car il y a une incompréhension''. Le président du Conseil national de l'ordre des médecins estime qu'il faut ‘'une discussion qui doit se faire à tous les niveaux, notamment pour améliorer leurs conditions de travail, de vie et d'enseignement. Il faut ouvrir le dialogue avec eux''.
L'autre raison qui fait que les médecins algériens préfèrent partir est qu'ils sont ‘'mal considérés dans le service public, ils sont agressés dans les hôpitaux, aux services des urgences, il n'y a pas de matériels dans les hôpitaux, pas de progression professionnelle des médecins,... ‘'Il faut éviter, selon lui, que les médecins ne sombrent dans la désespérance''.
Il a rappelé qu'en France, il y a près de 15.000 médecins algériens, dont 5.000 sont installés régulièrement et 10.000 travaillent dans les urgences et dont la situation administrative est en voie de règlement''. ‘'Il y a aussi des médecins algériens installés en Allemagne, mais également dans les pays du Golfe qui les emploient comme des ouvriers'', affirme-t-il encore. Le président du Conseil national de l'ordre des médecins estime en outre qu'''il faut que les autorités puissent prendre langue avec cette intelligentsia, qui est en train de nous quitter, qui a été formée à grands frais et qui va exercer fatalement ses talents ailleurs''. ‘'Par conséquent, il faut les écouter et faire des propositions dans un cadre de dialogue plus large, car il y a actuellement une espèce de paralysie totale de ce que devrait être la santé publique en Algérie'', explique-t-il encore. Affirmant que ‘'nous avons tendance à former pour les autres'', le Dr Bekkat Berkani ajoute que ‘'si les médecins algériens s'en vont, c'est qu'il y a un problème non résolu, et c'est une situation qui doit nous inquiéter, car il y a des gens prêts à l'emploi qui vont dans d'autres pays''. Pour lui, il faut ‘'tout revoir'' au sein du système de santé algérien, à commencer par des textes d'application pour la nouvelle loi sur la santé et, surtout, ‘'des changements et une réforme du secteur''.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.