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Quand un rien devient quelque chose
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 31 - 01 - 2019

Rien qu'à voir les demandeurs de souscriptions à l'élection présidentielle, l'on a la certitude de l'absence d'humilité. La décence dans l'ambition n'a plus de mesures. Tout le monde fixe sa tête vers la hauteur. Il existe pourtant une grande différence dans la théorie naturelle du mouvement dans le sens où la mobilité peut prendre toute une multitude de dimensions. D'ici vers là-bas ou d'ici vers le haut et ainsi de suite.
Chez nous la promotion sociale n'est pas un effort intellectuel. Ni l'élévation dans les rangs de la classe politique, un palmarès de lutte. Puisque nous avions vu de simples citoyens lambda, évoluer en président d'assemblée, ministre, directeur général, wali, industriel, investisseur, promoteur ; pourquoi pas alors franchir le Rubicon et essayer d'être président de leur République ? Le sommet quoi ! Tout demeure ainsi lié à un phénomène dont l'unique explication est à rechercher dans les mystères du pouvoir. C'est justement par la grâce envoûtante de ses arcanes, que du rien l'on peut produire une chose ou un être hautement politique. Le mécanisme de production laisse souvent apparaître malgré un maquillage adéquat, des scories visibles d'incompétence, de cajolerie ou de falsification. Du néant, du vide l'on a fait des personnages. Tous, du moins certains ont eu à connaître les enchantements rajeunissants des laboratoires où se procrée sans recette, le mythe des hommes new-look. Ceux qui nous commandent, nous gèrent et nous représentent.
Que dire d'un ministre, sans tangente linéaire, sans talent ministériel, qui seulement avec son ego et sa meute, croit ainsi avoir effectué et réussi les rites de l'ascension ? Un wali qui, à peine installé revomit les insanités qu'il avait ingurgitées dans un passé récent, ne peut penser un instant que le succès d'une carrière administrative est au bout de la maîtrise des coûts d'incidents, du management des risques et de la neutralité dans l'application de la loi. La culture d'un homme d'Etat ne sera pas celle enfouie entre un cabinet désuet et quelques mauvaises chaînes faiseuses et faussaires d'opinions. Elle ne peut par conséquent être une imposition de soi mais une servitude et une négation du «moi». Un député qui arbore ses pectoraux, qui apprend à peine à bien renouer ses cravates, continuera nécessairement à ignorer ses provenances, n'ayant qu'un objet qui lui traverse la tête. L'accession. Mais quand on provient d'un rien, ce sont les affres douloureuses du rien qui en fin de chemin vous guettent et vous atteignent. Le maire qui s'efface face à la posture d'un wali potentat, n'est pas prêt ni de relever les bordures des trottoirs ni d'assainir son compte avec le conte de sa cité ou de ses hommes. Ces walis qui persistent encore dans l'arrogance à instruire ces maires comme de simples subordonnés, oubliant qu'ils étaient élus par le peuple et non faisant l'objet d'un décret de nomination, ne sont plus de la trempe de ceux qui les précédaient.
Ainsi la promotion sociale est devenue une prouesse au lieu et place d'un mérite à l'effort. C'est aussi simple. Chez nous il y a rarement ceux qui s'arrêtent, avancent ou reculent. Il n'y a par ailleurs que ceux qui prétendent que la vie n'est qu'un élan vers le firmament de la victoire quels que soient le tremplin ou la rampe de lancement qui puissent bien vous y déposer. L'attraction terrestre et sa nature ne seront comprises qu'une fois la dérision tourne en vertiges et provoque la nausée. La chute mon vieux est une autre trajectoire dangereuse qui s'oppose à la fragilité de l'accession. Ça ne sera pas l'ambition de la montée des escaliers qui facilitera leur descente. Là, c'est à la frustration, le chagrin de prendre le dessus sur le rien qui croit pouvoir devenir quelque chose en gravitant quelques pas en dessus.


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