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Bouteflika et les autres
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 03 - 02 - 2019

Voyez-vous Bouteflika se mettre pour une course politique sur la même ligne de départ avec tous ces gens-là qui viennent de marquer leur intention de se présenter à la candidature de la présidence de la République ? De par son long parcours, président de la République pendant 20 ans, ayant vécu la révolution et connu ses martyrs, ses concepteurs, ayant côtoyé les grands de ce monde, Boumediene, Nehru, Nasser, Tito, Che Guevara, Castro, Mandela, De Gaulle, rois, reines, monarques et sultans ; on le voit mal aligné avec des gens tout à fait singuliers, quelconques et effacés.
L'on se dira que chacun doit faire son temps et que ce temps n'est plus de l'ère de Bouteflika. L'on se dira et à moindre mal que tout serait possible si du moins les candidats en course étaient parmi ceux qui restent de la même ère, tel Taleb Ibrahimi, Mouloud Hamrouche, Belaid Abdesselem, Sid Ahmed Ghozali… L'on se dira aussi qu'il aurait pu sauvegarder l'honneur de ce parcours exceptionnel en se défendant de concourir avec les pièces de cette si mauvaise circonstance.
A faire rire ou pleurer; l'on est dans le souci majeur de penser que si démocratie rime avec une certaine liberté, elle ne peut aussi se faire corrompre et se permettre de faire prendre la nation pour une risée nationale.
On les a vus retirer leurs lots de souscription. On nous les a montrés, pour en rire et en pleurer. Ces images largement diffusées par des chaînes privées rivées au bord du pouvoir ne viennent pas comme ça par hasard ou par devoir de communication et d'information. Il y a du quelque chose dedans. Veut-on jeter l'anathème sur cette liberté ? Cette démocratie ? Cette implication «citoyenne» ? Des communs de mortels aux différentes pathologies, de l'illusion à la folie, de l'irréel à la rigolade ; ces dames et messieurs semblent prendre la République pour une agence d'emploi et le palais du gouvernement pour une scène de folklore et d'amusement. Ont-ils été par un moyen ou un autre incités à le faire ? Croient-ils vraiment que la partie est réellement jouable ? Non.
Ainsi toute la problématique ne se trouve pas pour autant dans l'esprit de ces compétiteurs. Elle est dans le texte.
Ce code électoral mal agencé et en mauvaise adéquation avec l'âme solennelle de cette haute magistrature se devait d'être corrigé après cette foire publique et sans enchères au trône de la République. Le nombre faramineux des indépendants, dépassant celui des partis, démontre la grande méfiance et le discrédit qui frappent ces partis. C'est un outrage au paysage politique, un affront à l'histoire qui se fait. Preuve en est qu'ils ne sont que des vitrines falotes mises en relief pour enjoliver une démocratie malade et gangrenée. Si un indépendant peut rassembler 60.000 individus, il lui est numériquement et politiquement facile d'en constituer un parti.
Alors, il serait judicieux que la candidature à ce poste de responsabilité ne puisse être laissée ainsi à tout vent, à toute individualité. Elle ne pourrait valablement se faire que sous l'égide d'un parti. Ceci renforcera l'organisation du panorama politique et donnera plus de tonus à la philosophie du militantisme.
Bouteflika, tout laisse à le penser, n'aurait jamais accepté de croiser le fer avec ceux qui ne savent que croiser des intérêts, battre le fer quand il est chaud et ignorent la finesse du maniement des sabres doux et tranchants dans les arènes politiques.
Il a été mis dans cet ultime embarras par ceux-là mêmes qui persistent à le voir encore les protéger n'ayant du coup nulle indulgence pour ce que dira la postérité de son passage. Notamment sa dernière étape qui a fait apparaître des personnages entre domestiques, valets, dirigeants, leaders, téléviseurs inouïs, voraces et sans commune mesure avec sa stature. Ils ont tout fait pour la flétrir. L'homme ne mérite pas ça.


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