«Le peuple est fermement déterminé à mener l'Algérie à bon port»    Charfi avertit contre les violences qui «nuisent au pacifisme du Hirak»    Un ex-conseiller à la Présidence et un homme d'affaires placés en détention provisoire    Eliminatoires CAN-2021 : défaite de la Zambie à domicile devant le Zimbabwe    L'Algérie rejette les positions considérant les colonies israéliennes comme "ne contrevenant pas au droit international"    Code barres: plus de 400.000 produits sont codifiés en Algérie    L'économie du savoir permet la diversification de la production hors hydrocarbures    Chlef: quatre personnes arrêtées et saisie de plus de 53.000 unités de boissons alcoolisées    ILS TENTAIENT DE RALLIER DES GROUPES TERRORISTES AU SAHEL : Huit individus arrêtés à Relizane et Ghardaïa    Accidents de la route : 38 morts et 954 blessés en une semaine    COUVERTURE DE LA PRESIDENTIELLE : Les médias tenus de respecter les lois    Eucoco/Sahara occidental: plusieurs ateliers et rencontres au programme de la Conférence    CNAS D'ALGER : Plus de 82 millions de DA d'indemnisations pour les maladies professionnelles    ORAN : Démantèlement de deux réseaux de trafic de cocaïne    Ligue 2: Le programme des rencontres de la 13ème journée    Opération ville morte à Tichy    Détends-toi ! Ménage tes nerfs ! Cool !    Début des travaux au stade du 5-Juillet    Le Président prêt à inclure des représentants du mouvement populaire au gouvernement    L'ONU «préoccupée» par les grâces de Trump aux militaires    Les Européens divisés sur la réforme de l'élargissement à l'Est    18 200 unités vendues à fin octobre 2019    Octavia 4-G : le modèle qui avance, la gamme qui monte !    Les services de la santé rassurent    «2049, l'année du serpent de terre…»    Venise sort la tête de l'eau après des inondations historiques    Schématisme et morale néolibérale    Parution d'"Une paix et amitié perpétuelles", de Tobjorn Odegaard    Les essais nucléaires de Reggane à travers la photo    LFP – Sanctions : Bouchar suspendu un match    JSMB – RCR : Victoire impérative pour les Béjaouis    Annulation des stages à l'étranger : Les universitaires s'indignent    Comité d'Arbitrage de la CAF : Le président dénonce l'ingérence d'Ahmad Ahmad    Infos Campus    Fonds détournés vers l'étranger: «Les autorités ont mis beaucoup de temps à agir»    El Oued: Benflis rejette tout lien avec l'ancien système    Football - Ligue 2: Plusieurs duels intéressants à l'affiche    39ème marche des étudiants: La mobilisation se poursuit    Blida: Bengrina s'engage à éradiquer la corruption    Grève dans les écoles    Le ministre des Finances estime : "L'importance d'amender la Loi organique relative aux lois de Finances"    4 manifestants condamnés    Ryad Mahrez parmi les 100 joueurs les plus précieux du monde    Volkswagen investit pied au plancher    400 millions de dollars à l'horizon    Journées d'Art Contemporain de Carthage 2019 (JACC) : " Les galeries à l'œuvre "    Cinéma : Les Misérables, un film social coup de poing sur la banlieue    Alger (Fondation Casbah): Recensement de 330 bâtisses menaçant ruine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La coupole, l'abeille et les mouches
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 11 - 02 - 2019

Chacun est libre d'adopter une position qu'il estime être d'ordre politique. Alors que l'autre n'y voit qu'un intérêt. Chacun doit être finalement libre de commenter la position de l'un et de l'autre. Je prends ainsi ma liberté. La coupole. Un événement artificiel par définition politique, car convoqué, soutenu et non pas engagé et convaincant. J'en connais un bout. Il y avait là, de ces présences physiques qui n'y voyaient qu'une obligation d'être recensées et vues. Il n'y avait ni cœur, ni amour, ni encore de la foi. La cravate galvanisée et le costume scintillant tout neuf, croyaient-ils, pour les plus arrimés à la pratique acquise, allaient leur offrir un bel investissement après le 18 avril ou les dates à venir. D'autres plus jeunes, insouciants, flânant au rythme de la zorna, n'auraient, après un long voyage, que l'attente de l'exécution d'une fine promesse d'embauche ou une inscription aléatoire au registre des aides sociales. J'en connais un bout de par ces voyageurs carriéristes qui transportaient en eux le spectre des ambitions inavouées et des convoitises inachevées. Elus, ils cultivent la peur de l'effacement comme une stratégie de survie en cas de tsunami post-électoral. L'un d'eux m'horripilait par son «sait-on jamais» ou ce «je n'ai rien à perdre» irresponsable. Nombreux sont ceux qui ont déjà la tête dans 2021 ou 2022 ou s'injectent profondément dans l'anticipation des joutes législatives en cas de dissolution. Les autres, parfois les deux à la fois, lorgnent les instances des futures mouhafadhate.
Tout ce qui se dit sur des hypocrisies et des facéties, des incroyances et des comédies, des contrefaçons et des mauvaises fois n'est qu'une réalité qui se refuse à s'admettre mais qui force la certitude. Ce groupement d'individus, qui ne s'identifie que par un S12 et une carte d'adhérent, n'arrive pas à se retrouver dans son ensemble. Il ne forme plus une entité idéologique mais des unités de compteurs pour soi. Si un troupeau à la limite est une somme qui s'assemble et se ressemble, lui, anonyme, il vogue seul tout en ayant la croyance qu'il est plusieurs, qu'il est le tout, la plénitude. Dans les dédales de la malédiction, ce FLN est devenu le tremplin à quiconque cherchant une place dans l'engrenage systémique. Dans chaque manifestation, il pense enfin la trouver. Son crâne se bourre de contradictions évènementielles et d'antinomies référentielles. Ce front n'était-il pas sans majeur souci, au moins dans ces fastueux moments où tout allait bien lorsqu'il était l'unique et «le tout va bien» ? La nostalgie est devenue un remède à l'anarchie actuelle spirituellement troublante. Le mal-gérer, le mal-être se juxtaposent aux hauteurs de l'espoir et de l'optimisme. Des députés et sénateurs venus du rien, des maires repêchés de la solitude d'une retraite angoissante, des élus locaux à répétition et toujours les mêmes, voilà ce qu'a mis bas ce prestigieux front. Attendons et on verra ce que l'on croit déjà.
Wallah, le problème maintenant n'est plus dans le cinquième mandat puisque nous semblions y être depuis le premier; il est cependant dans ces faux porte-voix, ces nouveaux et bleus messies, ces gouals qui, au lieu de rassembler, ameutent, au lieu de faire joindre, ils disjonctent. Ils n'ont de cure que de faire fuir la bonne sève lui préférant le croisement d'intérêt, les indemnités et la proximité du pouvoir. Ce sont en finalité ces gens-là qui portent préjudice à celui qu'ils croient enorgueillir. Le cinquième aura lieu, mais sans eux.
Je ne sais encore qu'elle était cette idée à l'origine pour que ce regroupement soit centralisé à Alger ? Il aurait été judicieux et plus conformiste que chaque wilaya organise sa mobilisation. Ainsi, le boss du parti, qui se sent coq du village dans la prairie des grands, aurait l'attitude de jauger les capacités d'engouement de ses lieutenants et de ses représentants populaires locaux. Il y est de même pour ses représentations à l'étranger.
Oui Monsieur Bouchareb, ça va se compter pour toi cette prouesse. Et quelle prouesse, molle et peu concluante, inutile et peu démonstrative. Croyez-vous que c'est un exploit historique d'avoir rassemblé sous un toit quelques miettes de mille de personnes, quand le parti, dixit Ould Abbès, en juin 2018, tablait sur 1 million de militants à la fin de l'année ? Et l'Algérie 22 millions d'électeurs ? Pourtant…, autrefois, Ils furent six, ils mobilisèrent 10 millions. Autres temps, autres chefs, autres apprentis.
Quand dans une wilaya, la sienne, l'on n'arrive même pas à faire souder les rangs d'un groupe d'élus, l'on ne doit pas penser à hisser le ciel, remuer la terre ou déranger le cosmos national. Le futur candidat, sans encore nulle intention officielle de candidature, saura se convaincre qu'une poignée d'abeilles vaut mille colonies de mouches.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.