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La gronde, quel bilan? Qui doit le faire?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 06 - 03 - 2019

Il est dit dans la légende qu'un jour un sultan reçut son ministre de l'intérieur venu en urgence l'informer d'une grosse agitation de ses sujets : - Sire, il y a un problème ! Vous avez la solution ? répondit aussitôt le sultan Non Sire, balbutia le ministre Alors sortez, vous êtes le problème !
Voyez-vous, quand un œil supposé regarder tous les plans de la société, ses rythmes cardiaques, ses penchants et ses instincts n'arrive point à situer le mal ou le fait gauchement, c'est que son regard n'est destiné qu'à suivre une carrière.
La sienne. Ainsi c'est le mauvais diagnostic qui prescrit les mauvaises ordonnances. C'est là toute la problématique du défaut de maitrise de la profondeur citoyenne. Il ne suffit plus de parler pour charmer la foule ou de s'obliger de paraitre visiblement gentil. Certes, faire la fine bouche ou se la jouer angélique peut rapporter, mais quand l'on se trouve devant une blessure oncologique et béante qui n'a que trop duré, la chirurgie devient impérative. Deux semaines de gronde, quel bilan ? Qui doit le faire ?
L'opinion publique est transvasée de rumeurs, de colportage et d'informations à la mesure du besoin de ceux qui les façonnent. De grands événements se sont produits ces jours-ci.
L'absence de communication officielle a été très chiche, laissant croire que chaque ministre ou autre opérateur pourtant publiquement affilié au pouvoir se garde dans une réserve tactique faisant sentir qu'il ne veut pas se mouiller. Même ceux qui quelques jours avant le 22 février se faisaient apparaitre ont subitement disparu du champ de vision ou d'audition. Depuis deux semaines, aucune déclaration. Le ministre de la Communication semble s'être placé en sourdine, pas un mot. Le ministre de la Santé a balancé un chiffre de blessés, sans nul commentaire. Le ministre de l'Intérieur pourtant habitué aux shows des caméras n'a été vu qu'à l'hôpital, au chevet des policiers et de quelques manifestants. L'on aura retenu sa déclaration du caractère « pacifique » des marches, laquelle chez certains avait été prise pour un fléchissement et chez d'autres une façon d'amadouer les foules. Chez les autres acteurs gouvernementaux ou leurs satellites, rien. Bouche cousue.
Où sont les Ghoul, Benamara, Sidi Said, l'UNPA ? Salhi, Sahli, Zeghdoud, Benhamou, etc. Ou le contesté patron du FLN ? Pour quelle raison se gardent-ils dans un mutisme au moment où le paysage politique et son opinion ont grand besoin d'éclairage ? Qu'ils disent ce qu'ils pensent de cette « agitation » de ces quelques « jeunes égarés » !
Sur le plan de la communication officielle, il n'y avait que le frais nouveau directeur de campagne de Bouteflika qui est venu au four et au moulin juste pour une mission de dépôt et de lecture.
Quel bilan doit-on faire de ces marches en dehors de leur message politique qui n'échappe à personne en raison de sa forte résonnance, mais en termes de nombre de participants, de dégâts matériels, de villes, de corporations, d'ordres professionnels et d'unions associatives concernées et de bien d'autres éléments d'analyse ? Qui doit le faire ?


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