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Eviter les creux de l'histoire
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 19 - 03 - 2019

Le dialogue doit s'installer au plus vite dans la maison Algérie pour coordonner toutes les actions menant autant à éviter une coûteuse crise politique qu'à replacer le pays dans la bonne direction. Le refus des Algériens de la double proposition d'un prolongement du 4ème mandat et la poursuite par le président Bouteflika, et donc d'une grande partie du système, de gérer les affaires du pays, doit être écouté et satisfait. C'est une exigence irréversible et sur laquelle il n'est plus question de négocier. Par contre, il y a toute la question de savoir comment enrichir et fructifier les revendications populaires, à savoir un changement politique profond, avec en particulier la mise en place d'un gouvernement de transition qui, lui, sera chargé de préparer le vrai «après-Bouteflika».
La mission sera difficile et non dénuée d'embûches et d'obstacles. Déjà, le Premier ministre désigné par le président Bouteflika, dont le mandat expire le 28 avril prochain, Noureddine Bedoui, et le vice-Premier ministre Ramtane Lamamra ont essuyé leur premier échec avec le refus des syndicats autonomes de participer aux discussions pour la formation de ce gouvernement de transition. Ce ne sera pas le premier refus, ni le dernier, mais au contraire la tâche de MM. Bedoui et Lamamra sera très difficile dans la conjoncture actuelle pour réunir les personnalités politiques et les compétences nationales et discuter de la formation d'un gouvernement que beaucoup estiment a posteriori «illégitime». D'autant qu'en face des personnalités politiques, des universitaires et de la société civile sont en train de créer un front qui devrait prendre la direction du mouvement populaire à travers une plateforme reprenant les principales revendications des Algériens. Et à ce rythme et dans l'état actuel des choses, la situation est en train de s'acheminer vers une impasse systémique dommageable pour le pays, avec la poursuite des manifestations mais sans réel effet sur un début de sortie de crise.
Lakhdar Brahimi a bien résumé la situation en appelant à la mise en place rapide d'un dialogue pour que le pays n'aille pas vers une impasse lourde de conséquences. Longtemps droit dans ses bottes, même au pire moment du refus de l'opposition quant à un 5ème mandat, le chef du RND Ahmed Ouyahia semble lui aussi comprendre les enjeux du moment et veut éviter à son parti l'implosion, actuellement observée au sein du vieux parti algérien, décidément toujours en retard d'une révolution. Ouyahia, forcé au départ, est plus lucide que ses alliés de la majorité en appelant lui aussi, même si c'est trop tard, à ce que les appels de la rue soient entendus. En fait, ce n'est que maintenant qu'une grande partie du pouvoir et ses alliés au sein des partis politiques a pris conscience de la gravité de la situation, de la profondeur des revendications politiques, sociales et économiques des Algériens.
Cette prise de conscience que le moment est grave doit cependant être concrétisée par des concessions qui viendraient d'abord du pouvoir pour éviter la méfiance de l'opposition, y compris les personnalités de la société civile, ensuite pour mettre au point un vrai dialogue politique menant vers un changement en douceur et cette alternance politique que les Algériens revendiquent à travers l'avènement de la 2ème République. Certes, cela ne sera pas facile, mais l'Algérie a devant elle certains exemples qui ont mal tourné pour éviter les «creux» de l'histoire.


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