Révision des listes électorales et dépôt de candidatures    Tliba en prison à El Harrach    Adaptation de la loi des hydrocarbures de 2013 et urgence d'un nouveau management stratégique de Sonatrach    Exportation de 30.000 tonnes de rond à béton vers le Canada    Ooredoo présente ses offres et solutions innovantes aux professionnels de la santé    29.000 cibles terroristes detruites par l'aviation russe dans 9.500 sorties    Les Algériens à pied d'oeuvre à Berkane    Probable forfait de Ferhat face à Amiens    «Ma préoccupation, c'est le niveau des joueurs locaux»    Un mort et quatre blessés dans un accident de la route    Arrestation de 5 trafiquants de faux billets en dinars    La «harga» vers l'Europe, la malédiction qui accable la plèbe !    L'oralité dans la culture traditionnelle africaine    L'Algérie est-elle le nouveau «berceau de l'humanité» ?    Tipasa : « libérez nos enfants détenus »,    Biskra : « Non à la zizanie, les Kabyles sont nos frères »    Jijel : » Il n'y aura pas de vote ! «    RETRAIT DE TEBBOUNE DE LA COURSE ELECTORALE : Mohamed Lagab dément    BORDJ BADJI MOKHTAR : Découverte d'une cache d'armes et de munitions    LEVEE D'IMMUNITE DE ALI TALBI ET AHMED OURAGHI : La Commission juridique du Sénat examine les procédures    ECOLE SUPERIEURE DES DOUANES D'ORAN : Sortie de 81 officiers de brigade dont neufs femmes    MAHDIA (TIARET): Une présumée liste des bénéficiaires de logements provoque la colère    SIDI BEL ABBES : Le 58ème anniversaire du 17 octobre 61 commémoré à Dhaya    ADRAR : Saisie de yaourt et de fromage avariés    MOSTAGANEM : 1000 tonnes de pomme de terre bientôt déstockées    Chakib Khelil sera sur le devant de la scène    Liverpool: Van Dijk n'est pas obnubilé par le titre    Real Madrid: Zidane réagit au report du Clasico    Officiel: le Clasico reporté    Le véritable maître de DAESH    Bedoui en Russie    De nouvelles charges contre Donald Trump    «On peut faire encore plus mal»    Constantine : quelle scolarisation pour nos enfants ?    Les députés exigent la démission de la cheffe de l'Exécutif    3 morts et une vingtaine d'enfants blessés dans un attentat    ACTUCULT    "Derb Cinéma" lance l'appel à candidatures jusqu'au 15 novembre    Tout en excluant la trêve : Ankara exhorte les Kurdes de Syrie à déposer les armes    Boukhalfa : Huit blessés dans un accident de la circulation    Corée du Sud, Italie, Turquie et Autriche à l'honneur    Selon le MSP: « Les autorités responsables de l'échec de la transition démocratique »    Rachid Sekak: Le redressement économique passe par le règlement de l'équation politique    Pompiers en colère à Paris : tensions avec la police, au moins 6 interpellations    5ème édition du Prix littéraire " Katara ": Le talent algérien brille de nouveau dans le ciel de Katara    Belmadi et les Verts sur leur lancée    Les chrétiens d'Algérie dénoncent    La France garde le secret    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Mohamed Mebtoul à Médiapart: «Bouteflika et sa clientèle continuent de mentir au peuple»
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 23 - 03 - 2019

Analysant la situation actuelle du pays, le sociologue Mohamed Mebtoul affirme que le rapport de force est «indéniablement» du côté des Algériens «qui ont eu le courage de briser le mur du silence». Dans un entretien paru sur Médiapart, il revient sur les manœuvres d'un régime «fragilisé» et «mortifère», dévoilé par le mouvement populaire et «qui tente encore par la manipulation et les mensonges de gagner du temps», en optant pour de scabreuses parades, ajoute le sociologue. «Bouteflika et sa clientèle continuent, en réalité, à mentir au peuple», explique Mebtoul qui estime que «le pouvoir fonctionne à la manipulation et à l'instrumentalisation de l'histoire», preuve «irréfutable» en est, précise-t-il, la nomination d'un ancien ministre de l'Intérieur au poste de Premier ministre. Le sociologue affirme que le pouvoir s'inscrit dans une logique de «continuité» dans le recyclage qui ne répond pas aux attentes du ‘hirak' qui «a exigé la rupture avec le système politique et non pas sa reproduction» puisque c'est ce même régime qui se propose d'organiser la Conférence nationale, étape prévue dans la feuille de route prêtée à Bouteflika. Un président qui «n'est qu'un des instigateurs du régime politique qui continue dans le mépris et l'irrespect du peuple», souligne-t-il. Une notion de «continuité» qui ne peut plus se reproduire à l'identique, de l'avis de Mebtoul, qui pense qu'elle est devenue «vide de sens» ce qui met ce pouvoir sur un mode défensif «le silence et la peur de se voir éjecté, brutalement, par celles ou ceux qu'il a méprisés». Mohamed Mebtoul souligne, également, que «le responsable de l'armée» est complice du «régime politique», précisant que «le chef d'état-major Gaïd Salah a toujours défendu avec acharnement Bouteflika».
Malgré les quatre vendredis et les marches de contestation populaire, il estime que le mouvement social «malgré son ampleur», n'a pas pu, pour le moment, réussir à «démanteler en profondeur le système politique». Il explique que la transition vers la démocratie «a été, bel et bien, avorté par le pouvoir qui reste en place» qui n'a toujours pas procédé à «aucune dissolution du parlement et du sénat».
Décortiquant le mouvement social, il indique que la convergence de trois éléments indissociables le rend fort. A ce propos, il évoque le patriotisme populaire qui se traduit par l'amour du pays, traduit symboliquement par «la proximité physique et affective avec le drapeau». Il voit aussi dans ce mouvement la ré-appropriation de l'espace public et politique à travers une liberté de parole et d'action retrouvée.
Faisant le procès du régime en place, il indique aussi que ce dernier «a nourri et engraissé pendant deux décennies toute une clientèle diversifiée» entre «patronat, UGTA, armée, institutions parlementaires, partis politiques de l'Alliance présidentielle, Organisation des anciens moudjahidine…», tout en faisant remarquer la défection de «certains membres influents de ces organisations dépendantes du pouvoir, qui se prononcent contre le 5e mandat». Mohamed Mebtoul est professeur à l'Université Oran 2, fondateur de l'anthropologie de la santé en Algérie ainsi que du Groupe de recherche en anthropologie de la santé (GRAS).


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.