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Mohamed Mebtoul à Médiapart: «Bouteflika et sa clientèle continuent de mentir au peuple»
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 23 - 03 - 2019

Analysant la situation actuelle du pays, le sociologue Mohamed Mebtoul affirme que le rapport de force est «indéniablement» du côté des Algériens «qui ont eu le courage de briser le mur du silence». Dans un entretien paru sur Médiapart, il revient sur les manœuvres d'un régime «fragilisé» et «mortifère», dévoilé par le mouvement populaire et «qui tente encore par la manipulation et les mensonges de gagner du temps», en optant pour de scabreuses parades, ajoute le sociologue. «Bouteflika et sa clientèle continuent, en réalité, à mentir au peuple», explique Mebtoul qui estime que «le pouvoir fonctionne à la manipulation et à l'instrumentalisation de l'histoire», preuve «irréfutable» en est, précise-t-il, la nomination d'un ancien ministre de l'Intérieur au poste de Premier ministre. Le sociologue affirme que le pouvoir s'inscrit dans une logique de «continuité» dans le recyclage qui ne répond pas aux attentes du ‘hirak' qui «a exigé la rupture avec le système politique et non pas sa reproduction» puisque c'est ce même régime qui se propose d'organiser la Conférence nationale, étape prévue dans la feuille de route prêtée à Bouteflika. Un président qui «n'est qu'un des instigateurs du régime politique qui continue dans le mépris et l'irrespect du peuple», souligne-t-il. Une notion de «continuité» qui ne peut plus se reproduire à l'identique, de l'avis de Mebtoul, qui pense qu'elle est devenue «vide de sens» ce qui met ce pouvoir sur un mode défensif «le silence et la peur de se voir éjecté, brutalement, par celles ou ceux qu'il a méprisés». Mohamed Mebtoul souligne, également, que «le responsable de l'armée» est complice du «régime politique», précisant que «le chef d'état-major Gaïd Salah a toujours défendu avec acharnement Bouteflika».
Malgré les quatre vendredis et les marches de contestation populaire, il estime que le mouvement social «malgré son ampleur», n'a pas pu, pour le moment, réussir à «démanteler en profondeur le système politique». Il explique que la transition vers la démocratie «a été, bel et bien, avorté par le pouvoir qui reste en place» qui n'a toujours pas procédé à «aucune dissolution du parlement et du sénat».
Décortiquant le mouvement social, il indique que la convergence de trois éléments indissociables le rend fort. A ce propos, il évoque le patriotisme populaire qui se traduit par l'amour du pays, traduit symboliquement par «la proximité physique et affective avec le drapeau». Il voit aussi dans ce mouvement la ré-appropriation de l'espace public et politique à travers une liberté de parole et d'action retrouvée.
Faisant le procès du régime en place, il indique aussi que ce dernier «a nourri et engraissé pendant deux décennies toute une clientèle diversifiée» entre «patronat, UGTA, armée, institutions parlementaires, partis politiques de l'Alliance présidentielle, Organisation des anciens moudjahidine…», tout en faisant remarquer la défection de «certains membres influents de ces organisations dépendantes du pouvoir, qui se prononcent contre le 5e mandat». Mohamed Mebtoul est professeur à l'Université Oran 2, fondateur de l'anthropologie de la santé en Algérie ainsi que du Groupe de recherche en anthropologie de la santé (GRAS).


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