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L'exception algérienne
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 23 - 04 - 2019

Le train de la révolte ne semble pas vouloir s'arrêter. La rue est devenue «le foyer de l'histoire», pour reprendre un mot de Karl Marx. Au fil des semaines, les Algériens s'organisent, se mobilisent et se structurent, même si le Hirak n'a pas encore dégagé des représentants officiels. De l'autre côté du spectre, l'exécutif, morne et discrédité, ne trouve pas avec qui prendre langue, se contentant de gérer le pays à huis clos. Sur les réseaux sociaux, des listes de personnalités pour prendre la tête de l'Algérie, pendant la période de la transition, sont déjà proposées par de nombreux internautes. L'Après-système est déjà acté ! On y voit, côte à côte, des anciens militants de partis politiques, des activistes, des blogueurs, des simples journalistes, des intellos, des célébrités ayant percé grâce à l'audimat. La démocratie de la jeunesse, c'est celle du clavier, de l'Internet, du numérique et de la technologie, pas celle de la légitimité tirée des glorioles du fusil et de l'histoire. Au milieu des vidéos, des tags et des caricatures, tournant en dérision les symboles de l'ancien système, taxés de «génération Cachir», en référence à cette soirée à la Coupole ‘Mohamed Boudiaf' à Alger, où des rentiers venus en masse soutenir la candidature de Bouteflika, se bousculent pour s'arracher des morceaux de cachir, les jeunes exultent et narrent à leur manière le récit d'un peuple qui se libère des griffes d'autocrates, sans scrupules. Inoxydable et très ludique, leur humour a quelque chose de corrosif et d'original, en rupture avec les codes anciens, en usage chez nous. En gros, les jeunes de cette nouvelle génération que d'aucuns ont cru nulle, répondent avec ironie à ceux qui leur ont tourné le dos et traité comme des ‘moins que rien'. Ce nouveau «modus operandi» instaure, à vrai dire, une nouvelle culture politique en Algérie. Une culture civique qui exclut la violence de son champ sémantique.
Ce qui sera utile, bien entendu, pour les années à venir dans le redressement de nos rapports sociaux, à présent très tendus. L'autre élément important, à mettre en évidence, c'est la participation massive des femmes dans les manifestations. Malgré quelques tentatives de mise en quarantaine misogynes et machistes de certains, l'Algérienne s'est hissée au rôle-phare de dissidente d'un régime aussi gérontocratique que corrompu qui, quelque part, cultive une certaine forme du patriarcat traditionnel. Cette touche féminine est on ne peut plus déterminante pour l'avenir de cette jeune nation, la nôtre, ayant longtemps négligé, ou plutôt sous-estimé l'apport de cette autre moitié à sa survie, en dépit de très valeureux sacrifices que celle-ci aurait consenti auparavant pour elle.

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