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L'unité, première arme
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 23 - 06 - 2019

Avions-nous besoin de nous fourguer et de nous encombrer avec cette histoire de drapeau ? A moins que le chef d'état-major des armées n'ait des informations lourdes et importantes l'ayant poussé à s'introduire sur cette piste trop ombragée, nous n'avions pas à nous embarrasser d'un sujet qui ajouterait à notre hétérogénéité. La multitude de nos nombreux vrais soucis est suffisamment lourde pour que nous nous embarquions dans la futilité des couleurs secondaires et des attachements locaux à des apparats restreints.
La majorité du peuple algérien est à mille lieues de ce que peuvent représenter les étendards et le véritable sens des symboles n'a de réelle valeur que quand il est synonyme de paix, de bonheur et de repos de l'âme. Or tout n'a jamais été aussi déglingué et depuis la fin du colonialisme français, on a eu le mauvais génie de se persuader qu'un croissant et une étoile, accompagnés d'un hymne national, suffiraient à une indépendance avérée. Si le symbole de notre drapeau national représente le sacrifice d'un peuple pour sa dignité, il ne devait pas se contenter d'une satisfaction limitée et rester l'ultime acquis.
Qu'en est-il alors d'un autre étendard que quelques esprits surchauffés mettaient en avant en occultant, avec une extrême naïveté, le don de soi sacré de tous les Algériens pour consacrer leur unité et leur unicité ? On oublie, sans doute trop vite, que la mise en avant de symboles palliatifs pour exiger une vague reconnaissance est surtout le déni de ceux qui ont donné leur vie, à l'image des héros du Djurdjura. Ils étaient parmi les premiers à tisser et à coudre de leurs veines ce qui nous unit.
L'épreuve gigantesque que traverse aujourd'hui l'Algérie est totalement à l'opposé des humeurs de groupes et de cet individualisme généralisé qui a plongé le pays dans des ténèbres fort heureusement aujourd'hui localisées et officiellement dénoncées par une justice qui détone comme elle ne l'a jamais fait. Les affronter n'est pas un exercice aisé et nul ne sait quels nobles ou dramatiques dividendes les Algériens vont récolter.
Et pour le moment, l'Algérie n'a pour première arme que son unité.


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