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Risque d'embrasement ?
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 22 - 08 - 2019

La carte de l'islamisme pur et dur ayant échoué, le pouvoir en place essaye d'avancer ses pions à travers un obscur courant «novembriste-badissiste» qui se trouve n'être qu'une autre appellation des islamo-conservateurs. Un courant qui recycle les islamistes noyautés et les militants des partis de l'allégeance. Une ligne de défense, quoique virtuelle et d'une virulence absolue, versant dans l'invective et la provocation dans le but de diviser les Algériens, ces «novembristes-badissistes» viennent d'appeler à des contre-marches pour contrecarrer l'adhésion populaire aux marches du vendredi.
Se sentant investis d'une mission nationaliste, ils jouent à un jeu dangereux qui risque, si leur initiative prenait forme, de mettre le feu aux poudres. Disposant de faux profils multipliés par mille, ils ont investi la Toile, attisant la haine contre tous ceux qu'ils considèrent comme adversaires de l'état-major de l'ANP, appelant au lynchage des figures du hirak et s'en prenant à toute voix contraire au discours officiel. L'émergence de ces gens peut susciter la crainte d'une confrontation physique avec la rue d'autant plus qu'ils se considèrent comme étant protégés par le pouvoir en place.
Si auparavant ils n'étaient visibles que le temps de former des carrés éphémères, sous l'œil protecteur des cordons de sécurité, leur intention de mobiliser des «jaunes» pour casser le mouvement peut inquiéter et l'ordre public s'en trouverait menacé. Le zèle mis à défendre le panel de Karim Younès renseigne sur leur cahier des charges actuel qui est de défendre, coûte que coûte, la feuille de route tracée, dès le départ, par Gaïd Salah. La présence même dans cette instance de dialogue et de médiation de profils en total décalage avec la volonté affichée de rompre avec l'ancien système ne semble pas les déranger outre mesure. Si l'identité du promoteur ne fait aucun doute, il est en droit de s'interroger sur la faculté de ce pouvoir à aller à l'extrême, n'hésitant pas à faire dans la surenchère, pour arriver au bout de leur logique.
Ce risque de confrontation s'avère extrêmement hostile à la stabilité du pays et peut le précipiter vers le précipice d'autant plus que l'expérience de la carte islamiste a donné des idées au pouvoir pour jouer dans la diversion. Reste maintenant à attendre ce que va donner la marche de ce 27e vendredi de la contestation si d'aventure la proposition de ce courant vient à se concrétiser.


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