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Enfin !
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 07 - 07 - 2020

Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a salué, samedi 4 juillet, le rôle des chercheurs algériens, Ali Farid Belkadi et Brahim Senoussi, dans le processus de rapatriement des crânes des résistants algériens à la colonisation française, restes séquestrés plus d'un siècle et demi au Musée de l'Homme de Paris. Le premier, historien et anthropologue (et auteur d'un ouvrage sur ‘Boubaghla' (ed.Thala, 2014), a découvert déjà en 2011, l'existence des crânes des martyrs (non visibles par le public), au cours de ses recherches au Musée de l'Homme à Paris, a tweeté le Premier ministre; le second, journaliste et écrivain, pour sa pétition qui a engrangé, en peu de temps, près de 300.000 signatures quelques années plus tard lancée sur Internet et «qui a contribué à faire connaître les génocides perpétrés par la France coloniale durant 132 ans, en Algérie». On avait même lu une tribune publiée dans «Le Monde» avec nombre d'historiens, universitaires et écrivains reconnus pour leur travail sur la colonisation de l'Algérie. Elle avait fait beaucoup de bruit, à travers le monde, sauf auprès de certains de nos officiels. Voilà donc 24 enfants de la résistance populaire contre l'occupation coloniale, qui rentrent au pays mais ce n'est là qu'un petit morceau de l'histoire car il reste encore beaucoup, beaucoup à récupérer. Plus de 500 ? Affaire à suivre ! Mais, à chaque jour suffit sa peine !
Il était temps que les gouvernants déclarent publiquement par tweet, mais peu importe puisque c'est la nouvelle façon, la plus «in», de communiquer de nos jours - leur satisfaction à l'endroit de nos citoyens - chercheurs, bien que cette reconnaissance soit venue bien après que certains «officiels» aient tout fait (et/ou déclaré) pour «tirer la couverture à eux».
Bien sûr, des discussions et des négociations entre officiels (Diplomatie, Archives nationales, ministère des Moudjahidine....) ont eu lieu durant de nombreuses années, surtout pour les Archives algériennes détenues en France et dont l'Algérie réclame le retour, mais peu d'entre-nous (ou d'«entre-eux» si vous préférez) savaient - ou voulaient savoir- que des centaines d'ossements et de restes de martyrs de la résistance populaire étaient entreposés au Musée de l'Homme de Paris. On se souvient d'une personnalité politique rejetant avec légèreté (ou mépris) la question du retour des restes. Cependant, je suis heureux de constater qu'on s'aperçoit - enfin !- que la société civile dont de simples chercheurs, bien souvent ni «pris en charge», ni «chargés de mission», peut jouer un rôle plus que positif dans la re-découverte de notre Histoire, tout particulièrement ses côtés tragiques et sombres. Il est donc démontré que seuls les chercheurs indépendants, libres de leurs allées et venues et souvent solitaires (comme les grands reporters du bon et vrai journalisme ou comme les grands limiers de la police et autres détectives) ont la capacité de se déplacer comme ils le veulent et où ils le veulent, n'étant pas astreints au respect des protocoles bureaucratiques qui «guident» les recherches, brident les demandes et briment les initiatives. Avec, toujours, des résultats. Il faut (il fallait) seulement savoir les écouter.
Aujourd'hui, les résistants sont inhumés au Carré des Martyrs d'El Alia. Il serait quand même bien plus juste pour eux et tous ceux qui, depuis 1830 ont combattu le colonialisme et péri, qu'ils se retrouvent (avec leurs noms gravés dans le marbre) au sein d'un Mémorial de la Résistance populaire.


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