Arsenal : La réaction d'Arteta au départ d'Özil    Tournoi de l'UNAF (U17): l'Algérie valide son billet pour la CAN 2021    La mémoire entêtée     Arsenal : Mikel Arteta évoque le dossier Martin Odegaard    Le parquet demande la confirmation de la peine de trois ans de prison contre Kechida    Le bilan de la pandémie de Covid-19 à 11H00 GMT    La situation sanitaire s'aggrave    La RASD exprime sa gratitude à la Namibie    139 corps découverts dans les charniers de Tarhounah    Toujours pas de conclusions    La sardine et le charlatan    Un ministre au cœur de la polémique    Madoui prend le relais    La «seconde jeunesse» de Koudri    Masque anti-âge avec de la vaseline    Régime et hypertension artérielle    Gâteau au chocolat sans gluten    Les propositions du mouvement El-Islah    Flâneries, émerveillement et regrets !    Après 77 jours d'isolement à Florence, Michel-Ange et Raphaël enfin déconfinés    Vente d'un manuscrit unique sur la bataille d'Austerlitz annoté par Napoléon    Visite d'inspection du ministre des Travaux publics : Mise en service de plusieurs infrastructures    Les souscripteurs AADL 1 crient leur ras-le-bol    Gel des importations des viandes rouges : Quel impact sur le marché local ?    Sensibilisation des éleveurs à l'insémination artificielle    Ourida Lounis. Avocate : «Nous plaidons pour la réhabilitation des victimes»    Les joueurs de nouveau en grève    Mourad Karouf, nouvel entraîneur    Le MJS gèle les suspensions prononcées depuis juin 2020    Le FFS se prononce sur le climat politique : «Les élections ne sont pas une solution à la crise actuelle»    Un an de prison ferme requis    Mohamed Baba-Nedjar transféré à l'hôpital    37 milliards de centimes de créances à recouvrer    Acquisition de la nationalité algérienne : la longue course d'obstacles    Le procès commencera la deuxième semaine de février    Les rebelles pointés du doigt par l'ONU    Plus de 250 morts et 100 000 déplacés au Darfour    "Nous avons gagné la guerre, nous ne sommes pas demandeurs d'excuses..."    Hosni Kitouni. Chercheur en histoire et auteur : «Ce qui nous importe, c'est le jugement que nous portons nous-mêmes sur la colonisation»    Abdelmadjid Guemguem, alias Guem, est décédé    De la philosophie comme remède à l'Institut français d'Alger    La pâleur d'une façade    Banque mondiale: Vers une reprise partielle de l'économie algérienne    Bouira - Covid-19 : 12 transporteurs verbalisés    Quand un vol de bétail se termine par un drame    245 nouveaux cas et 5 décès en 24 heures    De nouvelles conditions imposées sur les véhicules    Ils ont été condamnés à des peines de 2 à 6 mois : Tadjadit et ses codétenus quittent la prison    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





NI OFFRE NI DEMANDE
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 02 - 12 - 2020

L'ENIEM est à l'arrêt. L'essoufflement qui l'a étranglée a poussé à la mise en berne pour que les couleurs de celle que l'on considérait comme une pionnière de l'industrie algérienne soient ternies. On est aux antipodes des moments où les pattes blanches des privilégiés bénéficiaient des bons rares, clés de sésames des dégourdis, leur permettant d'arracher un assortiment d'appareils électroménagers. Malheureux Houari Boumediene, lui qui croyait dur comme fer qu'un peuple pouvait se suffire de se nourrir de cailloux et de pierrailles pour être heureux. La désillusion est achevée et l'on n'est pas loin de cette prophétie et les travailleurs de l'ENIEM, avec les bras croisés, ne sont qu'une infime partie d'une force dite faussement vive qui est condamnée à se familiariser avec un présent et un futur maudits. La rocaille a un espace infini entre la facture d'électricité déshonorée et un smig non garanti. Celui qui a faim n'a pas la tête dans le frigo et ceux qui font son montage ont oublié que quand il n'y a rien à y mettre, il ne sert à rien. On a fini par comprendre que l'offre ne devance jamais la demande. Et quand bien même des fabricants auraient quelque chose à offrir, ils seront face au désert du négoce.
C'est que la source du mal ne se limite pas à une histoire de rupture d'approvisionnement de pièces détachées. Tous ceux qui râlent aujourd'hui contre l'arrêt de l'importation de composants ont conscience que le marché n'a plus la simplicité d'offrir à n'importe quel opérateur l'aisance de produire et de commercer. Depuis plus d'un demi-siècle on a ricané de la règle qui exigeait que vendre ne signifie pas écouler et que l'économie est une chasse gardée pour ceux qui savent garder les pieds sur terre.
Alors on improvisera faute de mieux pour répondre non pas à la bonne tracée du futur, mais au lourd poids de l'instantané car même la mendicité sinon la solidarité ont pris dans les moments présents des consonances marchandes pour lesquelles le besogneux doit se plier.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.