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Frôler la mort
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 25 - 07 - 2021

Celui qui a vu la mort de près se contente de la fièvre, « li chaf l'mout, knâa bel hema », dit une vieille expression populaire raisonnable. Quand on frôle la mort et quand on en réchappe de peu, on se dit merci mon Dieu de m'avoir épargné le cimetière. La mort nous fait peur et la vie crée le bonheur. Mieux vaut perdre entièrement sa maison dans un incendie que de perdre la moitié de sa famille avec, et on est aussi très heureux de sortir vivant de la carcasse de sa belle voiture neuve dans un accident grave que de mourir dedans, même si on a perdu tout son capital. On dit dans une expression populaire bien réfléchie, que c'est l'individu qui crée son bien et non le bien qui crée la personne. Ouf ! Je l'ai échappé, dit-on, quand on est sauvé in extremis, juste avec quelques petites égratignures, du pire. Celui qui a effleuré la mort est satisfait de son sort, quel qu'il soit et heureux de s'en sortir vivant.
Chaque fois que le miracle se produit et qu'on rase de près la mort, on remercie le bon Dieu de nous avoir tirés d'une mort certaine. La vie n'a pas de prix et tout être humain est prêt à sacrifier tous ses biens et ses avoirs pour rester en vie. Les petits malins disent souvent que « l'mout oukht noum », la mort est la sœur du sommeil. Si la vie est tellement courte, la mort, par contre, est éternelle. Avec tout l'or du monde, on ne pourra pas faire revivre quelqu'un après sa mort. Toutes les personnes voudraient conjuguer leurs vies au futur. C'est vrai que des fois on dit que « l'mout taâti raha », la mort donne le repos à l'âme qui souffre. Aussi, dans ce contexte, il y a une fable de La Fontaine sur la mort et le bûcheron, qui raconte qu'il était une fois un bûcheron qui trimait du matin au soir, dans la forêt, pour ramasser du bois qu'il ramenait sur son dos meurtri. Un jour alors qu'il était très fatigué, il s'assit un moment au milieu de la forêt et il appela la mort pour en finir avec cette vie de misère.
Alors, la mort arriva rapidement et lui dit ce qu'il faut faire pour mourir. Non, lui répondit-il, ce n'est pas pour m'aider à mourir que je vous ai appelée, mais pour que vous m'aidiez à porter ce fagot de bois trop lourd pour mon dos. Moralité, les gens ont peur de la mort et ils préfèrent souffrir le martyre que de mourir.
Dans cette pénible existence, il y a mille et une façons de vivre sa vie et il y a aussi mille et une façons de goûter à la mort. « Li chaf l'mout », celui qui a frôlé la mort comme ce pauvre harraga rescapé, qui est resté accroché à son jerrican pendant toute une nuit, tout seul, mouillé jusqu'aux os, au milieu de l'océan, est heureux aujourd'hui de s'en sortir vivant après tant de souffrances au milieu de la flotte, alors qu'il était tout près de la noyade.


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