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Blida : Ouverture du premier centre de radiothérapie
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Publié dans El Watan le 19 - 01 - 2012

Le premier centre privé en Algérie, spécialisé notamment dans la radiothérapie, vient d'ouvrir ses portes à Ouled Yaïch, dans la wilaya de Blida.
Le centre, d'une capacité de 25 lits et doté d'équipements médicaux modernes, est venu répondre à la forte demande de malades cancéreux qui n'arrivent pas à bénéficier de soins à temps , au détriment de leur grave état de santé. Ainsi, ils sont près de 30 000 malades atteints de cancer en Algérie qui attendent un rendez-vous pour une prise en charge. Rien que pour la radiothérapie, le patient doit attendre, souvent plus de six mois, pour qu'il puisse bénéficier de cette thérapie indispensable au traitement du cancer. Certains malades meurent avant les rendez-vous, et les quatre centres anticancer du pays, assurant la radiothérapie, n'arrivent plus à prendre en charge convenablement les cancéreux dont le nombre ne cesse de s'accroître.
En Algérie, des cliniques privées assurent uniquement la chimiothérapie. Avant l'ouverture du centre de Blida, la radiothérapie n'était prodiguée que par quatre établissements hospitaliers publics et d'une manière irrégulière, les machines étant souvent en panne.
Les cancéreux qui ont les moyens préfèrent partir à l'étranger, notamment en France, Turquie, Tunisie ou Maroc pour bénéficier d'un protocole de soins répondant aux normes médicales.
Le centre privé de Blida, qui assure aussi des soins en oncologie et en curiethérapie, compte développer le traitement du cancer de la prostate à travers le recours aux implants, une technique moderne non encore pratiquée en Algérie. Les responsables de ce centre médical, fruit d'un investissement financé par la Banque extérieure d'Algérie (BEA) via le dispositif ANDI, comptent établir une convention avec la Caisse nationale d'assurance sociale (CNAS) comme cela a été fait avec les cliniques assurant la dialyse. «A travers cette convention, on pourra assurer des soins gratuitement à tous nos patients, car il ne faut pas oublier que la prise en charge d'un cancéreux est onéreuse et elle n'est pas à la portée de tous les malades», déclare le responsable du centre en question .


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