«J'appelle le peuple à unir ses forces et ses énergies, pour construire davantage l'Algérie»    A l'occasion de la fête de l'indépendance Bouteflika se recueille à la mémoire des martyrs de la Révolution : Défis relevés pour la restauration ...    Les annonces pour la rentrée    Le peuple n'a pas voté pour l'austérité    Sellal : «Le paiement par chèque contribuera à l'amélioration de l'économie nationale»    Sellal : «Abrogation de l'article 87 bis au mois d'août»    Selon Hamou Hafedh : Il n'y a aucune pénurie de médicaments    Ecole supérieure d'hôtellerie d'Alger : Une formation d'excellence coûte 900 000 DA par an    Echec de partenariat d'ArcelorMittal en Algérie et en Europe    Après avoir décrété l'état d'urgence dans le pays : Caïd Essebssi peut-il aller jusqu'au bout ?    Sur le fil du rasoir    L'armée égyptienne retire le pouvoir aux islamistes    La malédiction des finales de Messi l'Argentin    Les athlètes médaillés des derniers Jeux mondiaux et championnat arabe honorés    Défaite sur le fil de l'Algérie face au Mexique    Tizi Ouzou dans le peloton de tête à l'échelle nationale avec un taux de réussite de 66,73%    Le Croissant-Rouge algérien a la main sur le cœur    Il tue sa sœur pour «laver l'honneur» de la famille    Une vie sur la pointe des pieds de Hamid Grine    Conte philosophique soufi...et sa vision relookée aujourd'hui    Fragments de la maison de Habiba Djahnine    Taux de réussite de 53,97%    «Il est temps d'ouvrir les archives de la Révolution»    L'Etat poursuivra sa lutte    Le Président rend hommage à l'ANP    Dernière ligne droite    Le pouvoir perd un important centre militaire à Alep    Saisie de 90 ovins volés    Les petites phrases de Sellal    Tétine ou pouce ?    "Nous préparons une rentrée sociale sereine"    Les ménages algériens y consacrent 8 % de leur budget    Mesures de grâce à l'occasion du 5 Juillet    Usma : Leekens viendra, viendra pas ?    Clôture en apothéose    Agenda culturel    Quinze associations en lice pour le grand prix    Makhloufi face à la réalité    Formule 1 : Alonso tacle le comportement de Grosjean et Lotus !    BATNA : Un 2ème patient décède du botulisme au CHU    Yémen: l'émissaire de l'ONU arrive à Sanaa    Lancement de projets, inauguration et baptisation d'édifices publics dans l'ouest du pays    Le Sénégal au menu en amical    Le paiement électronique sera généralisé d'ici fin d'année    Chili-Vidal : "C'est un rêve"    Terrorisme : le président tunisien rend hommage à l'Algérie pour le soutien porté à son pays    Clé de la stabilité dans le monde    5 juillet : Bouteflika confirme qu'il ira jusqu'au bout de son mandat    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

«Le chien de Titanic»
Regard sur la société algérienne
Publié dans Info Soir le 28 - 11 - 2006

Parution n Ali Malek revient, une fois encore, aux éditions Barzakh, avec une nouvelle production littéraire : Le chien de Titanic, un roman léger, alerte, qui se lit d'un seul trait.
Comme dans chacun de ses écrits, Ali Malek situe la trame de son récit dans un village de Kabylie – dont il est originaire. Dans ce nouveau roman, l'auteur raconte un village, Titanic, où les habitants mènent une vie d'ennui et d'inertie.
Jusqu'au jour où tout bascule : le chien du capitaine de gendarmerie est tué. Celui-ci n'aura de cesse de trouver le coupable.
Ainsi, la traque commence et, du coup, des personnages, qui constituent le récit, se profilent un par un.
L'intérêt du récit ne se situe pas dans l'histoire racontée, mais dans ses différents personnages à travers lesquels est dit le village. L'auteur y dépeint une galerie de personnages qui, tous, et sans exception, sont d'une banalité sociale insolite. Ils sont médiocres mais en même temps, et paradoxalement, attachants, à tel point que le lecteur s'y intéresse et se soucie du devenir de chacun.
Ali Malek y présente aussi bien des femmes que des hommes. Il y a celui qui rêve d'un visa, celui qui vit reclus dans la montagne ou celle qui vend son corps, et bien d'autres personnages qui, chacun tente, tant bien que mal, de se frayer un chemin dans une vie de plus en plus rigide et pénible : Des protagonistes – à la fois prosaïques et singuliers – qui n'ont ni un rôle à jouer ni un devenir à accomplir. Ils sont là, juste parce qu'ils doivent y être, il en est ainsi pour dire une réalité, raconter un quotidien pesant.
Ainsi, l'auteur tient à narrer dans un style sémillant où vient se mêler, avec grande subtilité, l'humour à la dérision la situation sociale, notamment en Kabylie, et pour être plus précis celle d'un village.
En outre, dire des personnages, c'est dire des comportements ; et cette pluralité de caractères, donc de personnalités, et cette richesse d'attitudes sociales confèrent au récit sa teneur littéraire. Le récit est certes léger – sur le plan de la lecture puisque la composition des phrases ne semble pas être complexe ou déroutante – mais il reste néanmoins substantiel, soutenu et profondément significatif – sur le plan de la construction de l'énoncé, du contenu phrastique, c'est-à-dire de la sémantique.
Il suffit de parler d'un village – oublié et oublieux de lui-même – pour que toute l'Algérie — et sa réalité sociale et sa population — apparaît meurtrie, abandonnée, une Algérie amoureuse ou droguée, solitaire ou vénale, amorphe, éteinte ou rebelle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.