Pourquoi notre problème en Algérie est-il profond?    JSK-MCO, Aujourd'hui à 17h30 : Mouassa : «Les joueurs sont prêts à gagner ce match»    JSK-MCO, Aujourd'hui à 17h30 : La victoire pour une qualification en Afrique !    Les Gunners prêts à payer la clause libératoire de Slimani    Les responsables des chaînes privées dans l'expectative    Merzack, le troisième Bedjaoui    Hausse des températures pour la fin de ce mois    Narcotrafic : Saisie de 26 kg de kif    Réactions    Un peuple de guerriers    20 mai : une date, deux commémorations / Sahara occidental : la longue marche vers la liberté    Seychelles - Algérie / une préparation sur un air détendu : Tout le monde est présent !    Album de Brahim Izri : Edition à titre posthume    Tiab : "Nous formerons une équipe d'accession"    Détournement de fonds au consulat du Mali    Saisie de 697 téléphones portables    Vu à Alger    Le mausolée Sidi H'lal à l'abandon    La solidarité avec El-Khabar au rendez-vous    Algérie- En l'absence du cadre juridique le lancement du m-banking est mis en veille (experts)    Algérie - Abdelmalek Sellal offre une porte de sortie à Issad Rebrab dans l'affaire El-Khabar    La justice transitionnelle et l'Algérie    Quand des peuples se jettent dans les bras des justiciers    Tiaret: 16 étudiantes blessées dans un incendie à la cité U    Nouveau pôle urbain de Misserghine: Plus de 8.000 logements et des équipements d'excellence    Kherris Kheir Eddine (Entraîneur): «Nos efforts ne sont pas partis en fumée»    Le droit au séjour à travers le droit à la vie privée et familiale    Constantine - Monuments historiques: La statue de Constantin livrée à l'abandon    Pourquoi notre problème en Algérie est-il profond ?    Cherche désespérément un président normal    Les Crabes croient en leurs chances    Le conflit social se durcit en France    Double offensive sur Fellouja et Raqqa    L'Etat hébreu "sûr de lui et dominateur"    Energies renouvelables : L'UE injecte 10 millions d'euros dans le domaine    Place au pragmatisme    Examens du baccalauréat : Gare aux tricheurs...    Constantine gère ses déchets hospitaliers    Hommage posthume à Nadir Ben Sbaâ    De plus en plus confuse    Le Premier ministre l'a reçu : Baylet à Alger en visite de travail    Le baril augmente la cadence    La LNFA s'autosaisit de l'affaire    Sept morts dans un naufrage    Erdogan met en garde l'Union européenne    Le film Zabana projeté    Ouverture à Paris du 2e Festival du cinéma palestinien (FCP)    Les jeunes talents en concert aujourd'hui    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«Le chien de Titanic»
Regard sur la société algérienne
Publié dans Info Soir le 28 - 11 - 2006

Parution n Ali Malek revient, une fois encore, aux éditions Barzakh, avec une nouvelle production littéraire : Le chien de Titanic, un roman léger, alerte, qui se lit d'un seul trait.
Comme dans chacun de ses écrits, Ali Malek situe la trame de son récit dans un village de Kabylie – dont il est originaire. Dans ce nouveau roman, l'auteur raconte un village, Titanic, où les habitants mènent une vie d'ennui et d'inertie.
Jusqu'au jour où tout bascule : le chien du capitaine de gendarmerie est tué. Celui-ci n'aura de cesse de trouver le coupable.
Ainsi, la traque commence et, du coup, des personnages, qui constituent le récit, se profilent un par un.
L'intérêt du récit ne se situe pas dans l'histoire racontée, mais dans ses différents personnages à travers lesquels est dit le village. L'auteur y dépeint une galerie de personnages qui, tous, et sans exception, sont d'une banalité sociale insolite. Ils sont médiocres mais en même temps, et paradoxalement, attachants, à tel point que le lecteur s'y intéresse et se soucie du devenir de chacun.
Ali Malek y présente aussi bien des femmes que des hommes. Il y a celui qui rêve d'un visa, celui qui vit reclus dans la montagne ou celle qui vend son corps, et bien d'autres personnages qui, chacun tente, tant bien que mal, de se frayer un chemin dans une vie de plus en plus rigide et pénible : Des protagonistes – à la fois prosaïques et singuliers – qui n'ont ni un rôle à jouer ni un devenir à accomplir. Ils sont là, juste parce qu'ils doivent y être, il en est ainsi pour dire une réalité, raconter un quotidien pesant.
Ainsi, l'auteur tient à narrer dans un style sémillant où vient se mêler, avec grande subtilité, l'humour à la dérision la situation sociale, notamment en Kabylie, et pour être plus précis celle d'un village.
En outre, dire des personnages, c'est dire des comportements ; et cette pluralité de caractères, donc de personnalités, et cette richesse d'attitudes sociales confèrent au récit sa teneur littéraire. Le récit est certes léger – sur le plan de la lecture puisque la composition des phrases ne semble pas être complexe ou déroutante – mais il reste néanmoins substantiel, soutenu et profondément significatif – sur le plan de la construction de l'énoncé, du contenu phrastique, c'est-à-dire de la sémantique.
Il suffit de parler d'un village – oublié et oublieux de lui-même – pour que toute l'Algérie — et sa réalité sociale et sa population — apparaît meurtrie, abandonnée, une Algérie amoureuse ou droguée, solitaire ou vénale, amorphe, éteinte ou rebelle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.