262 milliards de dollars pour l'investissement public    Le réseau ferroviaire national atteindra 12 500 kilomètres    Quand la résistance paie    L'Algérie et les Etats-Unis coordonnent leurs actions contre le terror    Le ferry Alger-El Djemila a transporté 37 000 estivants en 18 jours    EN BREF    Un Brahimi tout feu tout flamme au Dragão    EN BREF    Ode au chant spirituel et sacré avec un zeste de rythmes festifs    Célébration d'un legs ancestral    Projet Somba pour explorer le bassin algérien    Hollande nomme un gouvernement social-libéral    Une vidéo de soutien à Daesh à Oran!    Téhéran a commencé à modifier le coeur du réacteur Arak    L'Algérie deuxième consommateur d'alcool au Maghreb    Le traumatisme de trop...    Quelle sera la réaction de la FAF?    Le malaise refait surface    Schurmann retient 34 joueurs    Bouteflika renforce leurs droits    La fièvre aphteuse dévoile les insuffisances!    La prévention se poursuit    120 enfants du Sud goûtent aux plaisirs de la mer    Belkhadem récupéré par l'opposition    Global Télécom AGE approuve la vente de 51% à l'Algérie    L'écrivaine canado- algérienne s'attaque au Maroc    La Mostra de Venise écarte le cinéma révolutionnaire algérien    "La répression des libertés m'a poussé à écrire"    Bourses : Les places européennes portées par l'espoir d'une action prochaine de la BCE    LES PUISSANTS DANS LE MONDE, LES PUISSANTS DANS LES PAYS    Toujours pas de sanctions de la part de la LFP    Libye : Washington accuse les Emirats d'avoir mené des raids contre des islamistes    Une jeune femme meurt dans un grave accident de circulation    Plusieurs projets de loi socioéconomiques examinés et adoptés    Ban Ki-moon espère un cessez-le-feu durable    Fièvre aphteuse: début de l'opération d'indemnisation des éleveurs à Sétif    LES RAISONS D'UNE EVICTION : Belkhadem : l'arroseur arrosé    MOSTAGANEM : Des brigades d'inspection pour le contrôle des fournitures scolaires    GAID SALAH REÇOIT LE COMMANDANT DE L'AFRICOM    La plage de la Messida (El Kala) : Destination préférée des familles    Ligue des champions: Fin du rêve pour Lille, surclassé à Porto    Algérie:Mouloud Hamrouche plaide en faveur de la réalisation d'un "nouveau consensus national"    Boudebouz intéresse Besiktas Istanbul (médias)    «Le citoyen, partenaire essentiel pour assurer la sécurité»    Nassim Djezma, Imzad et Tarbaât représenterons l'Algérie    Djamel Laroussi et Karim Albert Kook assurent le show    L'opposition se remet en selle    Gardiens de la galaxie domine toujours les écrans    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

«Le chien de Titanic»
Regard sur la société algérienne
Publié dans Info Soir le 28 - 11 - 2006

Parution n Ali Malek revient, une fois encore, aux éditions Barzakh, avec une nouvelle production littéraire : Le chien de Titanic, un roman léger, alerte, qui se lit d'un seul trait.
Comme dans chacun de ses écrits, Ali Malek situe la trame de son récit dans un village de Kabylie – dont il est originaire. Dans ce nouveau roman, l'auteur raconte un village, Titanic, où les habitants mènent une vie d'ennui et d'inertie.
Jusqu'au jour où tout bascule : le chien du capitaine de gendarmerie est tué. Celui-ci n'aura de cesse de trouver le coupable.
Ainsi, la traque commence et, du coup, des personnages, qui constituent le récit, se profilent un par un.
L'intérêt du récit ne se situe pas dans l'histoire racontée, mais dans ses différents personnages à travers lesquels est dit le village. L'auteur y dépeint une galerie de personnages qui, tous, et sans exception, sont d'une banalité sociale insolite. Ils sont médiocres mais en même temps, et paradoxalement, attachants, à tel point que le lecteur s'y intéresse et se soucie du devenir de chacun.
Ali Malek y présente aussi bien des femmes que des hommes. Il y a celui qui rêve d'un visa, celui qui vit reclus dans la montagne ou celle qui vend son corps, et bien d'autres personnages qui, chacun tente, tant bien que mal, de se frayer un chemin dans une vie de plus en plus rigide et pénible : Des protagonistes – à la fois prosaïques et singuliers – qui n'ont ni un rôle à jouer ni un devenir à accomplir. Ils sont là, juste parce qu'ils doivent y être, il en est ainsi pour dire une réalité, raconter un quotidien pesant.
Ainsi, l'auteur tient à narrer dans un style sémillant où vient se mêler, avec grande subtilité, l'humour à la dérision la situation sociale, notamment en Kabylie, et pour être plus précis celle d'un village.
En outre, dire des personnages, c'est dire des comportements ; et cette pluralité de caractères, donc de personnalités, et cette richesse d'attitudes sociales confèrent au récit sa teneur littéraire. Le récit est certes léger – sur le plan de la lecture puisque la composition des phrases ne semble pas être complexe ou déroutante – mais il reste néanmoins substantiel, soutenu et profondément significatif – sur le plan de la construction de l'énoncé, du contenu phrastique, c'est-à-dire de la sémantique.
Il suffit de parler d'un village – oublié et oublieux de lui-même – pour que toute l'Algérie — et sa réalité sociale et sa population — apparaît meurtrie, abandonnée, une Algérie amoureuse ou droguée, solitaire ou vénale, amorphe, éteinte ou rebelle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.