Le staff médical du Real Betis passe à la vitesse supérieure pour soigner Mandi    REUNION OPEP ET NON OPEP : Boutarfa aujourd'hui au Koweït    PARTI DES TRAVAILLEURS : Louisa Hanoune espère convaincre le citoyen    MASCARA : Une famille sauvée d'une asphyxie    Une cache d'armes découverte à Tizi Ouzou    Accidents de la route: 12 morts en 48 heures    Brésil/viande avariée : rappel des produits de 3 usines suspectes    Pétrole-Gaz : Clôture à Oran du Salon international Napec 2017    Hollande dénonce le manque de "dignité" du candidat Fillon    Un commissaire européen met en garde contre "un désastre"    Des listes rejetées à Sidi Bel-Abbès et Tlemcen    Ce que prévoit Zetchi    L'ESS vise les trois points face au CRB    Communiqué de l'ambassade de France en Algérie    La région d'Île-de-France va loger des étudiants algériens    Les praticiens dénoncent une tentative de "déstabilisation"    Traque du commerce de la viande avariée    Feu vert pour la réalisation d'un parc de loisirs    Béjaïa célèbre le centenaire de la naissance de Mouloud Mammeri    Les produits locaux algériens à l'honneur    Equipe de France : Benzema aimerait «une discussion» avec Deschamps    Importations : Le gouvernement parie sur une réduction de 15 milliards de dollars    Rappel à l'ordre    Brèves...    Des stations d'épuration des eaux usées en chantier    Plus de 800 000 articles saisis en 2016    Le jugement a été confirmé en appel de la prison ferme pour 17 architectes    Ould Abbès à Témouchent : «Pour un 5e, 6e ou éternel mandat»    USM Alger : Soustara amoindrie face au RCR    Les excuses de l'émir de Sharjah    Mechtras : Clôture du festival de la chanson moderne    Le renard et le chacal    Voyage culinaire    AÏN DEFLA    Handball : Coupe arabe des vainqueurs de coupe (dames)    Classement féminin Fifa    Mondial-2018 : Zone Amsud (13e journée)    Ould AbbÚs clÃŽturera son année à Ghardaà ̄a    Hormis la médecine: L'enseignement supérieur ouvert au privé    Raqqa en point de mire de l'offensive aux abords de Damas    Le bac et le ramadhan    Bedoui à M'Sila: Boussaâda, les promesses et... le terrorisme routier    L'homme qui séduit les Algériens de France    Moscou met en garde Washington....    Comment sauver le soldat Al Serraj    Huit pièces de théâtre en compétition    Pour quel parti roulent les chaînes privées durant les législatives?    Mohamed Aïssa aux uléma: ça suffit!    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«Le chien de Titanic»
Regard sur la société algérienne
Publié dans Info Soir le 28 - 11 - 2006

Parution n Ali Malek revient, une fois encore, aux éditions Barzakh, avec une nouvelle production littéraire : Le chien de Titanic, un roman léger, alerte, qui se lit d'un seul trait.
Comme dans chacun de ses écrits, Ali Malek situe la trame de son récit dans un village de Kabylie – dont il est originaire. Dans ce nouveau roman, l'auteur raconte un village, Titanic, où les habitants mènent une vie d'ennui et d'inertie.
Jusqu'au jour où tout bascule : le chien du capitaine de gendarmerie est tué. Celui-ci n'aura de cesse de trouver le coupable.
Ainsi, la traque commence et, du coup, des personnages, qui constituent le récit, se profilent un par un.
L'intérêt du récit ne se situe pas dans l'histoire racontée, mais dans ses différents personnages à travers lesquels est dit le village. L'auteur y dépeint une galerie de personnages qui, tous, et sans exception, sont d'une banalité sociale insolite. Ils sont médiocres mais en même temps, et paradoxalement, attachants, à tel point que le lecteur s'y intéresse et se soucie du devenir de chacun.
Ali Malek y présente aussi bien des femmes que des hommes. Il y a celui qui rêve d'un visa, celui qui vit reclus dans la montagne ou celle qui vend son corps, et bien d'autres personnages qui, chacun tente, tant bien que mal, de se frayer un chemin dans une vie de plus en plus rigide et pénible : Des protagonistes – à la fois prosaïques et singuliers – qui n'ont ni un rôle à jouer ni un devenir à accomplir. Ils sont là, juste parce qu'ils doivent y être, il en est ainsi pour dire une réalité, raconter un quotidien pesant.
Ainsi, l'auteur tient à narrer dans un style sémillant où vient se mêler, avec grande subtilité, l'humour à la dérision la situation sociale, notamment en Kabylie, et pour être plus précis celle d'un village.
En outre, dire des personnages, c'est dire des comportements ; et cette pluralité de caractères, donc de personnalités, et cette richesse d'attitudes sociales confèrent au récit sa teneur littéraire. Le récit est certes léger – sur le plan de la lecture puisque la composition des phrases ne semble pas être complexe ou déroutante – mais il reste néanmoins substantiel, soutenu et profondément significatif – sur le plan de la construction de l'énoncé, du contenu phrastique, c'est-à-dire de la sémantique.
Il suffit de parler d'un village – oublié et oublieux de lui-même – pour que toute l'Algérie — et sa réalité sociale et sa population — apparaît meurtrie, abandonnée, une Algérie amoureuse ou droguée, solitaire ou vénale, amorphe, éteinte ou rebelle.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.