Equipe nationale : Les joueurs retrouvent l'ambiance du Mondial    SCM Oran : Préparation tous azimuts pour la nouvelle saison    USM Oran : Est-ce la bonne saison ?    De la nécessité à pacifier le nord du Mali    Le Front El Nosra, nouvelle carte syrienne pour les Occidentaux    Après une série noire : Air Algérie soumise à un audit    France : Un deuxième Algérien décédé dans un fourgon de la police    Algérie-Russie : Accord sur l'énergie nucléaire    Limogé par Bouteflika : Le dossier Belkhadem n'est pas clos    En augmentation par rapport à l'an dernier : 100.000 élèves bénéficient de la prime de scolarité    Ténès : Une mère et ses trois filles brûlées suite à une explosion de gaz    Aïn Abid, Benbadis: L'eau sous pression    En attendant le prochain édito «d'El Djeich»    La rentrée sociale et politique sera « ordinaire »    « Les partenaires politiques doivent s'accorder autour d'une Constitution consensuelle »    Quelle formule pour freiner la menace?    Une élue espagnole expulsée de Laâyoune    Guerre froide, guérillas chaudes    L'Algérie et les conflits en Afrique    Le FFS défendra son Consensus national    "L'Armée reste mobilisée contre les résidus du terrorisme"    Les principaux transferts des Verts    Schweinsteiger nouveau capitaine    Cadamuro dispensé du stage    Les marchés à bestiaux seront bientôt rouverts    Les extraits de naissance en vente en dehors de l'APC de Ouled YAïch    L'Israélien ZIM fera escale à Tanger    L'image instruit...    Le grand intérêt des Algérois    Le "Motor Show"à Alger en septembre    "Le phénomène de la violence est inquiétant"    «Toute attaque terroriste contre un pays africain est considérée comme une attaque contre tout le continent»    En vue d'explorer de nouvelles opportunités de partenariat : Un forum économique sur l'Algérie à Hambourg    Une compagnie dans la tourmente    L'UGTA ouvre le débat    Ukraine : Les appels à la paix ne suffisent plus    Finalisation des textes d'application    La police durcit les mesures    62 morts en une semaine    Pellicules : comment s'en débarrasser ?    TF1 affiche sa prudence    Irak : Les opérations s'intensifient contre les djihadistes    Libye : Le gouvernement ne contrôle plus les ministères, le pays à la dérive    Selon les chiffres fournis par l'EPAL : Hausse du nombre de conteneurs au port d'Alger    Deux tragédies en résonance avec le fracas du monde...    Isabelle Adjani, Carole Bouquet et Marie Gillain de retour sur les planches    Succès des livres pour enfants    «Leilet Ghadab» met en avant le talent des comédiens    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

La fécondation in vitro à partir de mai à l'hôpital Parnet
Le professeur Bouzekrini, chef du service de gynécologie obstétrique
Publié dans La Tribune le 06 - 12 - 2008

Donner de l'espoir à des milliers de couples qui n'ont pas réussi à avoir d'enfant, c'est ce que tentent de faire des spécialistes en proposant les techniques de procréation médicalement assistée (PMA). Celles-ci ont permis de résoudre une grande partie des problèmes de stérilité, tant masculine que féminine. L'Algérie n'est pas en reste des progrès enregistrés en matière de lutte contre l'infertilité des couples. Les méthodes de procréation médicalement assistée ne sont pas étrangères aux spécialistes algériens. La procréation médicalement assistée repose sur de nombreuses techniques telles que l'insémination artificielle à partir du sperme du conjoint (IAC), la fécondation in vitro (FIV), la micro-injection appelée aussi ICSI… L'IAC qui est la plus ancienne des techniques de procréation médicalement assistée consiste à injecter des spermatozoïdes «préparés» dans la cavité utérine, le jour de l'ovulation. Quant à la micro-injection ou ICSI, c'est une technique de pointe qui consiste à injecter directement le spermatozoïde dans l'ovule. Cette technique garantit la fécondation même pour des infertilités d'origine masculine. Pour la FIV, il s'agit de mettre en contact un spermatozoïde et un ovule, hors de l'appareil reproducteur féminin, ce qui permet de résoudre de très nombreux problèmes d'infertilité et de donner vie aux fameux bébés-éprouvette. Des dizaines de milliers d'enfants sont nés grâce à cette technique. Si ce genre de pratique se fait depuis quelque temps déjà chez le privé, dans le secteur public les choses traînent. Beaucoup de couples ont recours aux cliniques privées ou vont à l'étranger et payent le prix fort pour tenter d'avoir un enfant.
La mise en place de ces unités dans le secteur public permettra de redonner l'espoir à pas mal de couples qui caressent le rêve si
cher d'avoir un enfant et notamment ceux qui n'ont pas les moyens financiers d'avoir recours au privé.
8% des couples algériens stériles
Annoncée en grande pompe par l'ancien ministre de la Santé, l'unité de PMA de l'hôpital Parnet devait être opérationnelle en octobre 2007. En tout, trois unités de PMA devaient voir le jour dans le secteur public, à Alger (Parnet), Constantine et Oran, nous dira le professeur Bouzekrini, chef de service de gynécologie et obstétrique de l'hôpital Parnet et président de la Société algérienne
de fertilité et de contraception (SAFEC). «Nous avions projeté de démarrer il y a pratiquement quelques mois de cela mais des problèmes de moyens n'ont pas permis au projet de prendre forme dans les temps prévus», affirme-t-il. Et d'ajouter qu'«aujourd'hui, tout est prêt, les équipes sont formées (actuellement seul manque le médecin biologiste), les équipements sont quasiment disponibles et les travaux ont démarré pour réhabiliter les lieux devant accueillir les patients, à savoir l'unité de PMA [procréation médicalement assistée].»
La structure en question fait en ce moment même l'objet d'un total aménagement. Elle sera dotée, entre autres, d'un laboratoire, de deux salles d'hospitalisation de jour d'une capacité de 14 lits.
«L'infertilité touche environ 8% des couples algériens», selon le professeur Bouzekrini. Il estime que les problèmes de fertilité peuvent concerner aussi bien l'homme que la femme. Selon la nature du problème, différentes techniques médicales peuvent être ainsi utilisées pour aider à la procréation médicalement assistée. Cependant, avant d'envisager une prise en charge, le couple doit consulter un médecin qui fera un bilan après un interrogatoire et un examen clinique. Ce bilan permettra de déterminer la cause de la stérilité et d'envisager la solution la plus adaptée. «Nous avons de plus en plus de couples qui viennent consulter», explique ce spécialiste. «L'infertilité n'est plus une fatalité car il est possible de la vaincre grâce à de nombreuses méthodes qui sont maîtrisées par des équipes algériennes», dit-il.
Une liste d'attente de 200 couples touchés d'«infertilité»
Le professeur Bouzekrini précise par ailleurs que les autres techniques de la procréation médicalement assistée, comme la micro-injection appelée aussi ICSI et l'insémination artificielle, sont pratiquées depuis quelques années déjà dans cet hôpital. Il rappelle que cet établissement a vu la naissance des premiers bébés-éprouvette en Afrique au début des années 90. «La technique de FIV existait mais a disparu faute de moyens», ajoutera-t-il. De 2005 à nos jours , une quarantaine d'interventions par PMA, notamment l'insémination artificielle à partir du sperme du conjoint, ont pu être réalisées à l'hôpital Parnet, dont sept ont été couronnées de succès», affirment les statistiques. «Nous avons une liste d'attente de 200 couples issus des quatre coins du pays», explique-t-on encore.
Ce spécialiste pose par ailleurs un problème de taille, à savoir le non-remboursement des interventions relevant de la PMA. «Seule la Caisse sociale militaire rembourse ce type de techniques», déplore-t-il. «Nous sommes en train d'essayer de créer des conventions avec la CNAS pour la prise en charge des méthodes de procréation médicalement assistée», dit-il. Selon lui, il ne faut pas limiter le nombre de tentatives à une seule ou deux. «En Europe, on fait jusqu'à six tentatives car il arrive souvent que les premières tentatives échouent mais ce n'est pas pour autant qu'il faut perdre espoir car ça peut marcher après plusieurs expériences. C'est l'avantage du secteur public, car la PMA coûte excessivement cher chez le privé ou à l'étranger», souligne le professeur. Il faut savoir enfin que l'amélioration des procédés médicaux et le développement des techniques de procréation médicalement assistée associées à une meilleure connaissance des causes de stérilité devraient assurément permettre de lutter contre l'infertilité des couples et de redonner la joie à de nombreux foyers.
A. B.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.