Au coin de la cheminée : Pomme d'Api 5e partie    Suspense : Un cri dans la nuit92e partie    tragédies D'hier et d'aujourd'hui : La mère qui a tué ses enfants 4e partie    HistoireS étranges / Troisième Reich : le temple maudit 1re partie    Clinton et Trump s'affrontent lors de leur premier débat présidentiel    Real Madrid : James Rodriguez allume Cristiano Ronaldo !    Ouverture à Alger de la réunion du Forum international de l'énergie    Nouvelle et grave provocation marocaine    Tribune libre: Une décennie jalonnée d'épreuves, une époque riche de possibles    Affectés au niveau de 5 tribunaux: Prestation de serment de 30 nouveaux magistrats    Coupe de la CAF: Qualification historique du MOB en finale    ASB Maghnia: Un autre semi-échec et des interrogations    JS Saoura - Khouda de retour: L'instabilité à la barre technique en cause    Voyager dans un autre temps    Déficit d'enseignants de Physique et de Mathématiques: Les contractuels de retour et un concours de recrutement à l'horizon    Entre 3.500 et 4.000 morsures recensées chaque année: Campagne de vaccination des animaux domestiques contre la rage    El Oued: Route barrée contre les factures «salées» de l'électricité    Lancement de trois satellites algériens: L'Algérie fait un pas important dans sa quête de la maîtrise des technologies spatiale et satellitaire.    Tiaret: Les jeunes s'engagent dans l'agriculture    Médéa: Deux terroristes abattus    Le «j'accuse» de Zohra Drif-Bitat    Violence lors des manifestations au pays : Le gouvernement tunisien exhorté à prendre des mesures nécessaires    A la veille de la réunion informelle-OPEP à Alger : Le Brent à plus de 46 dollars    Coopération algéro-tunisienne : Une commission conjointe dans le domaine de l'éducation    Mebarki à propos des ressources humaines : Nécessité d'une formation de qualité    Licence d'exploitation de la 4G : Les décrets exécutifs publiés au JO    Gabon : Les observateurs de l'UE regrettent que la Cour constitutionnelle n'ait pas rectifié les anomalies observée    Ligue des champions : Slimani, le chasseur de Dragons    Yémen : La coalition arabe veut un règlement d'ensemble    Tzi Ouzou : Rassemblement des anciens gardes communaux    Commentaire : Chape institutionnelle    "La réunion de l'Icso va clarifier beaucoup de choses"    Un peu d'humanité dans le baril    Les pénuries s'aggravent à Alep sous les bombes    Le roi Salmane baisse les salaires de ses ministres    Trois casemates détruites    "Cessez cette dérive M. Hadjar!"    Les professeurs et docents réagissent    Le championnat d'Algérie le 8 octobre à Batna    Plus de 2 000 cavaliers attendus    Hanni une nouvelle fois buteur    Louh rappelle les fondamentaux    Exposition de bouquinistes    Une exposition de photographies sur l'Algérie    Projet de recueil de contes populaires    Deux terroristes abattus par les forces de l'ANP    ACCIDENT DE TRAIN DE BOUDOUAOU    Dans l'application du programme du président : Grine affirme qu'il y a une discipline gouvernementale    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





La fécondation in vitro à partir de mai à l'hôpital Parnet
Le professeur Bouzekrini, chef du service de gynécologie obstétrique
Publié dans La Tribune le 06 - 12 - 2008

Donner de l'espoir à des milliers de couples qui n'ont pas réussi à avoir d'enfant, c'est ce que tentent de faire des spécialistes en proposant les techniques de procréation médicalement assistée (PMA). Celles-ci ont permis de résoudre une grande partie des problèmes de stérilité, tant masculine que féminine. L'Algérie n'est pas en reste des progrès enregistrés en matière de lutte contre l'infertilité des couples. Les méthodes de procréation médicalement assistée ne sont pas étrangères aux spécialistes algériens. La procréation médicalement assistée repose sur de nombreuses techniques telles que l'insémination artificielle à partir du sperme du conjoint (IAC), la fécondation in vitro (FIV), la micro-injection appelée aussi ICSI… L'IAC qui est la plus ancienne des techniques de procréation médicalement assistée consiste à injecter des spermatozoïdes «préparés» dans la cavité utérine, le jour de l'ovulation. Quant à la micro-injection ou ICSI, c'est une technique de pointe qui consiste à injecter directement le spermatozoïde dans l'ovule. Cette technique garantit la fécondation même pour des infertilités d'origine masculine. Pour la FIV, il s'agit de mettre en contact un spermatozoïde et un ovule, hors de l'appareil reproducteur féminin, ce qui permet de résoudre de très nombreux problèmes d'infertilité et de donner vie aux fameux bébés-éprouvette. Des dizaines de milliers d'enfants sont nés grâce à cette technique. Si ce genre de pratique se fait depuis quelque temps déjà chez le privé, dans le secteur public les choses traînent. Beaucoup de couples ont recours aux cliniques privées ou vont à l'étranger et payent le prix fort pour tenter d'avoir un enfant.
La mise en place de ces unités dans le secteur public permettra de redonner l'espoir à pas mal de couples qui caressent le rêve si
cher d'avoir un enfant et notamment ceux qui n'ont pas les moyens financiers d'avoir recours au privé.
8% des couples algériens stériles
Annoncée en grande pompe par l'ancien ministre de la Santé, l'unité de PMA de l'hôpital Parnet devait être opérationnelle en octobre 2007. En tout, trois unités de PMA devaient voir le jour dans le secteur public, à Alger (Parnet), Constantine et Oran, nous dira le professeur Bouzekrini, chef de service de gynécologie et obstétrique de l'hôpital Parnet et président de la Société algérienne
de fertilité et de contraception (SAFEC). «Nous avions projeté de démarrer il y a pratiquement quelques mois de cela mais des problèmes de moyens n'ont pas permis au projet de prendre forme dans les temps prévus», affirme-t-il. Et d'ajouter qu'«aujourd'hui, tout est prêt, les équipes sont formées (actuellement seul manque le médecin biologiste), les équipements sont quasiment disponibles et les travaux ont démarré pour réhabiliter les lieux devant accueillir les patients, à savoir l'unité de PMA [procréation médicalement assistée].»
La structure en question fait en ce moment même l'objet d'un total aménagement. Elle sera dotée, entre autres, d'un laboratoire, de deux salles d'hospitalisation de jour d'une capacité de 14 lits.
«L'infertilité touche environ 8% des couples algériens», selon le professeur Bouzekrini. Il estime que les problèmes de fertilité peuvent concerner aussi bien l'homme que la femme. Selon la nature du problème, différentes techniques médicales peuvent être ainsi utilisées pour aider à la procréation médicalement assistée. Cependant, avant d'envisager une prise en charge, le couple doit consulter un médecin qui fera un bilan après un interrogatoire et un examen clinique. Ce bilan permettra de déterminer la cause de la stérilité et d'envisager la solution la plus adaptée. «Nous avons de plus en plus de couples qui viennent consulter», explique ce spécialiste. «L'infertilité n'est plus une fatalité car il est possible de la vaincre grâce à de nombreuses méthodes qui sont maîtrisées par des équipes algériennes», dit-il.
Une liste d'attente de 200 couples touchés d'«infertilité»
Le professeur Bouzekrini précise par ailleurs que les autres techniques de la procréation médicalement assistée, comme la micro-injection appelée aussi ICSI et l'insémination artificielle, sont pratiquées depuis quelques années déjà dans cet hôpital. Il rappelle que cet établissement a vu la naissance des premiers bébés-éprouvette en Afrique au début des années 90. «La technique de FIV existait mais a disparu faute de moyens», ajoutera-t-il. De 2005 à nos jours , une quarantaine d'interventions par PMA, notamment l'insémination artificielle à partir du sperme du conjoint, ont pu être réalisées à l'hôpital Parnet, dont sept ont été couronnées de succès», affirment les statistiques. «Nous avons une liste d'attente de 200 couples issus des quatre coins du pays», explique-t-on encore.
Ce spécialiste pose par ailleurs un problème de taille, à savoir le non-remboursement des interventions relevant de la PMA. «Seule la Caisse sociale militaire rembourse ce type de techniques», déplore-t-il. «Nous sommes en train d'essayer de créer des conventions avec la CNAS pour la prise en charge des méthodes de procréation médicalement assistée», dit-il. Selon lui, il ne faut pas limiter le nombre de tentatives à une seule ou deux. «En Europe, on fait jusqu'à six tentatives car il arrive souvent que les premières tentatives échouent mais ce n'est pas pour autant qu'il faut perdre espoir car ça peut marcher après plusieurs expériences. C'est l'avantage du secteur public, car la PMA coûte excessivement cher chez le privé ou à l'étranger», souligne le professeur. Il faut savoir enfin que l'amélioration des procédés médicaux et le développement des techniques de procréation médicalement assistée associées à une meilleure connaissance des causes de stérilité devraient assurément permettre de lutter contre l'infertilité des couples et de redonner la joie à de nombreux foyers.
A. B.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.