Un terroriste neutralisé à Bouira (MDN)    Révision de la Constitution, "un pas historique" pour le parachèvement des reformes (partis et organisations)    Le sommet mondial des gouvernements, les relations bilatérales et l'investissement marquent la visite de Sellal aux EAU    Soudan du Sud: les agences de l'ONU mettent en garde contre une escalade de la crise alimentaire    JO-2016 (préparation): Algérie-Palestine décalé à 17h00 (FAF)    Plus de 64 milliards DA de transactions commerciales sans factures en 2015    Blida: le facteur humain à l'origine de plus de 98 % des accidents de la route (SW)    Jumelage inter-hôpitaux: une équipe de spécialistes du CHU de Tlemcen à El-Bayadh    Constantine2015: près de 130 CD édités pour préserver le patrimoine musical classique du Rocher    Logements Aadl (2001-2002) : Les premières livraisons vers la fin 2016    Transferts : La défense du Barça pourrait bouger    Le gouvernement Italien presse Isaad Rebrab à s'expliquer sur les retards de ses investissements    Impératifs d'intégration    Commerce : Examen des dossiers de six exportateurs    Infractions commerciales en 2015 : 44 000 contrevenants enregistrés au fichier des fraudeurs    Incapacité à tempérer ou à récupérer    Obama promulgue une loi d'aide à l'électrification    L'envoyé spécial d'Obama rend visite aux kurdes en Syrie : Erdogan trahi par ses alliés    Rachid Nekkaz affirme que l'article 51 ne le concerne pas    500.000 tonnes de blé seront livrées à l'Algérie en avril-mai    Charef pris à partie par les supporters    On prépare le choc face à Médéa    Pour qui votera Raouraoua?    Berbère TV s'internationalise    Le deuxième haut-fourneau d'El Hadjar sera-t-il sauvé en mars prochain?    La nouvelle Constitution au peigne fin    L'ANP sur le pied de guerre    Les prix ont doublé en Algérie    Les jeunes refusent de se marier    11,4 millions de personnes ont transité par l'Algérie    Le président Zuma sous pression    Quand le remaniement influe sur l'avenir de l'audiovisuel national    Notre passé est notre Livre d'Histoire    Des Prix et la nécessité de s'améliorer davantage!    30 000 réfugiés syriens bloqués à la frontière turque    Saisie de plus 5 q de kif    Les deux équipes visent le rachat    «La génération de l'image manquante»    «Abane Ramdane voulait former un bloc national pour faire face au consensus colonial»    «La coopération tire sa force de l'histoire»    Algérie:Tunisie:La coopération entre nos deux pays puise sa force de la profondeur des liens historiques (ministre)    Coupe du Roi : Face à Valence, le Barça va ménager ses troupes    "Le conflit du Sahara occidental n'a que trop duré !"    Un comité pour suppléer les failles institutionnelles    Ifticen, nouvel entraîneur    Du verbiage sur la Constitution sans la réalité objective de l'Algérie    «Kamar ou le temps abrégé», une œuvre pour la postérité : Quand Bouziane Benachour raconte le drame d'un GLD    Tayeb Louh : «Le code de procédure pénale doit être adopté»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Quand Yasmina Khadra répond à Boudjedra
Dispute d'écrivains
Publié dans Le Midi Libre le 10 - 02 - 2011

L'écrivain algérien Yasmina Khadra et directeur actuel du Centre culturel algérien de Paris a qualifié Rachid Boudjedra d'homme «jaloux» dans une interview parue hier dans le journal «La Provence».
L'écrivain algérien Yasmina Khadra et directeur actuel du Centre culturel algérien de Paris a qualifié Rachid Boudjedra d'homme «jaloux» dans une interview parue hier dans le journal «La Provence».
Yasmina Khadra qui se trouve actuellement à Vitrolles près de Marseille a été reçu en grande pompe puisqu'il est le parrain officiel de la 2e édition du festival Polar en Lumières dont il est appelé à donner le coup d'envoi. Yasmina Khadra réagissait ainsi à l'appréciation formulée à son égard quelques mois plus tôt par Rachid Boudjedra. «Je n'ai jamais réagi à ses propos, il suffit de lire mes livres pour se rendre compte du contraire. Personnellement, je ne me suis jamais permis de médire d'un auteur ou d'un artiste. C'est de la jalousie pure et simple, voilà tout...» a déclaré Yasmina Khadra. En effet l'auteur de «l'Escargot entêté», l'on se souvient, avait critiqué au mois d'avril de l'année passée l'œuvre de Yasmina Khadra, qui a ses yeux «n'est même pas une littérature».
Enfonçant le clou, Boudjedra avait soutenu que les livres de Yasmina Khadra alias Mohamed Moulessehoul appartiennent à la «littérature de loisir qui est liée à l'actualité chaude». Il avait ajouté : «C'est la seule explication qu'on trouve à des romans tels que «L'attentat», « Les hirondelles de Kaboul» ou «Les sirènes de Baghdad»!». «Le plus drôle avait souligné Boudjedra c'est que Yasmina Khadra disait que j'étais son écrivain préféré et que je l'influençais». Rachid Boudjedra n'a pas manqué du reste d'arguments en faisant observer que Yasmina Khadra est un auteur qui «écrit sur l'immédiat», le contraire de «écrivain qui pose des questions et qui s'angoisse». Et de conclure sa littérature est proche de l'écrit «journalistique» que de la création littéraire. Jalousie ?
Il semblerait que Rachid Boudjedra ait anticipé sur la critique universitaire. En effet si celle-ci n'a pas encore affiné ses recherches relatives à la littéralité (caractère d'un texte considéré comme littéraire) de l'œuvre de Yasmina Khadra, c'est que peut-être elle n'a pas considéré qu'il était dans ses priorités de faire des études, rien que pour nuire à un succès commercial auquel ont contribué quelques unes des plus prestigieuses éditions françaises.
En privé, les universitaires partagent l'avis de Boudjedra, ne serait-ce que parce que la totalité des thèses qui lui ont été consacrées se sont focalisées sur le fait que ses œuvres sont des polars. Des œuvres qui sont loin d'égaler la perfection esthétique des livres de K. Yacine ou de M. Dib. Notons que le film "Morituri" réalisé par Okacha Touita et adapté de l'œuvre de Khadra, a été projeté hier aux Lumières, en présence du réalisateur et de l'écrivain algérien ainsi que de l'auteur satirique Serge Scotto, chargé de l'animation de l'édition de cette année. Aujourd'hui, pour la seconde journée, Yasmina Khadra et l'auteur jeunesse Jean-Luc Luciani dédicaceront leurs œuvres respectives à la bibliothèque George-Sand. Une soirée spéciale courts métrages algériens réunira les réalisateurs qui vont venir à la rencontre du public lors de projection de «La Baie d'Alger», «Sektou, Ils se sont tus», «Babel», ainsi que «Mon Colonel» de Laurent Herbiet.
Yasmina Khadra qui se trouve actuellement à Vitrolles près de Marseille a été reçu en grande pompe puisqu'il est le parrain officiel de la 2e édition du festival Polar en Lumières dont il est appelé à donner le coup d'envoi. Yasmina Khadra réagissait ainsi à l'appréciation formulée à son égard quelques mois plus tôt par Rachid Boudjedra. «Je n'ai jamais réagi à ses propos, il suffit de lire mes livres pour se rendre compte du contraire. Personnellement, je ne me suis jamais permis de médire d'un auteur ou d'un artiste. C'est de la jalousie pure et simple, voilà tout...» a déclaré Yasmina Khadra. En effet l'auteur de «l'Escargot entêté», l'on se souvient, avait critiqué au mois d'avril de l'année passée l'œuvre de Yasmina Khadra, qui a ses yeux «n'est même pas une littérature».
Enfonçant le clou, Boudjedra avait soutenu que les livres de Yasmina Khadra alias Mohamed Moulessehoul appartiennent à la «littérature de loisir qui est liée à l'actualité chaude». Il avait ajouté : «C'est la seule explication qu'on trouve à des romans tels que «L'attentat», « Les hirondelles de Kaboul» ou «Les sirènes de Baghdad»!». «Le plus drôle avait souligné Boudjedra c'est que Yasmina Khadra disait que j'étais son écrivain préféré et que je l'influençais». Rachid Boudjedra n'a pas manqué du reste d'arguments en faisant observer que Yasmina Khadra est un auteur qui «écrit sur l'immédiat», le contraire de «écrivain qui pose des questions et qui s'angoisse». Et de conclure sa littérature est proche de l'écrit «journalistique» que de la création littéraire. Jalousie ?
Il semblerait que Rachid Boudjedra ait anticipé sur la critique universitaire. En effet si celle-ci n'a pas encore affiné ses recherches relatives à la littéralité (caractère d'un texte considéré comme littéraire) de l'œuvre de Yasmina Khadra, c'est que peut-être elle n'a pas considéré qu'il était dans ses priorités de faire des études, rien que pour nuire à un succès commercial auquel ont contribué quelques unes des plus prestigieuses éditions françaises.
En privé, les universitaires partagent l'avis de Boudjedra, ne serait-ce que parce que la totalité des thèses qui lui ont été consacrées se sont focalisées sur le fait que ses œuvres sont des polars. Des œuvres qui sont loin d'égaler la perfection esthétique des livres de K. Yacine ou de M. Dib. Notons que le film "Morituri" réalisé par Okacha Touita et adapté de l'œuvre de Khadra, a été projeté hier aux Lumières, en présence du réalisateur et de l'écrivain algérien ainsi que de l'auteur satirique Serge Scotto, chargé de l'animation de l'édition de cette année. Aujourd'hui, pour la seconde journée, Yasmina Khadra et l'auteur jeunesse Jean-Luc Luciani dédicaceront leurs œuvres respectives à la bibliothèque George-Sand. Une soirée spéciale courts métrages algériens réunira les réalisateurs qui vont venir à la rencontre du public lors de projection de «La Baie d'Alger», «Sektou, Ils se sont tus», «Babel», ainsi que «Mon Colonel» de Laurent Herbiet.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.