La reprise du dialogue intermalien inclusif reportée à mardi pour des "raisons techniques"    Les Kurdes de Kobané soulagés par les armes larguées par Washington    Partenariat algéro-émirati : Création, fin 2014, d'une société de distribution de véhicules fabriqués localement    APN: poursuite des travaux mardi par la présentation et l'examen du projet de loi de finances 2015    CAN-2015 (Organisation) : "aucune décision n'est encore prise par le Ghana (Président)    Football-LFP : Hannachi ne s'est pas présenté devant la commission de discipline    Le Premier ministre inspecte le chantier d'un hôpital de 60 lits à Bordj Badji Mokhtar    Tlemcen : saisie de 7 qx de déchets de cuivre destinés à la contrebande vers le Maroc (Douanes)    Soulagement et satisfaction chez les corps constitués    L'école des petits pas    14e Salon d'automne du petit format    Indépendance identitaro-culturelle de l'Algérie d'aujourd'hui    Pour un partenariat gagnant-gagnant entre l'Algérie et la France    Un partenariat algéro-français novateur et équilibré    Un modèle de résolution exportable ?    Projection d'un film sur les réfugiés sahraouis    En regroupement depuis hier    Tlemcen : 2 morts dans un accident de la route à El Aricha    Bejaia : une fille libérée des mains de ses ravisseurs    Ligue 1 de football/8e journée : JS Kabylie-ASM Oran le vendredi 24 octobre au stade du 20-août-1955 (Alger)    Benyounès s'entretient avec le président du groupe OMC chargé de l'accession de l'Algérie    Le gouvernement satisfait plusieurs revendications socioprofessionnelles des policiers    Deux tirs de sommation des GGF transformés en polémique    Valoriser les efforts de l'Etat    Le développement du Grand Sud au centre de la visite    2014-2015 : l'année de l'approfondissement des réformes    25 haragga interceptés à Aïn Barbar    Algérie:une feuille de route en préparation pour la prise en charge les migrants africains    L'Algérie est un pays « très important » pour les Etats-Unis (responsable américain)    Algérie:Lancement de 105.000 logements AADL à travers le pays (ministre)    À l'origine du désaccord    Abbas menace de mesures judiciaires    Un pas "positif" pour lutter contre Daesh    Ils ont jugé l'avant-projet de loi sanitaire incohérent    Une vingtaine d'hommes d'affaires autrichiens en visite en Algérie    Les Emirats ont levé l'interdiction de visas aux Algériens de moins de 40 ans    "Aucune pression n'est exercée sur l'Anep"    Protestation des policiers    Appels à l'arrêt des combats    Soustara en ébullition    Alors que Bentaleb a été ménagé pour le match de l'Europa League    Le rêve des Algériennes prend fin    Sans relâche de Antoine Bourseiller : La vraie histoire du théâtre français    Association «Les Nomades Algériens» : Sortie découverte au fortin de «Santiago», la semaine prochaine    Leonardo DiCaprio s'allie à Netflix    Le début de la purge ?    Modiano en tête des ventes de romans    Le groupe Freeklane et d'autres artistes algériens au Festival    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

L'ETHIQUE MEDICALE EN ALGERIE
Les médecins sont peu formés
Publié dans Le Soir d'Algérie le 12 - 06 - 2008

L'éthique médicale est peu enseignée dans les universités algériennes. C'est le constat établi hier par le Pr Moussa Arrada, doyen de la Faculté de médecine de l'Université d'Alger, en marge des travaux du deuxième séminaire international sur l'éthique médicale, organisé à l'hôtel El-Aurassi.
Lyès Menacer - Alger (Le Soir) - L'objectif de l'organisation de cette rencontre répond justement à ce besoin de sensibiliser les étudiants et les médecins en exercice sur la nécessité du respect de l'éthique médicale pour une meilleure prise en charge des malades. «L'éthique médicale est la science du devoir médical. Il y a des règles morales qui régissent l'exercice du métier de médecin. Ce dernier doit donc les respecter quotidiennement», dira le docteur Bekkat-Berkani Mohamed, président du conseil national de l'Ordre des médecins. Mais il y a des cas où le médecin se retrouve les mains liées, ce qui le pousse parfois à commettre des actes passibles de poursuites judiciaires. Le docteur Bekkat cite l'exemple des médecins condamnés pour le viol de la loi interdisant l'avortement. «La loi autorisant l'interruption médicale de la grossesse n'est pas claire pour le moment. Durant la période du terrorisme, des autorisations spéciales sont délivrées pour l'avortement des femmes enlevées. Ce n'est pas le cas des femmes enlevées dans le cadre du droit commun où la loi ne répond pas de manière claire. Cela est le problème des médecins qui sont constamment sous la menace de l'article 300 du Code pénal qui punit l'avortement dit criminel», ajoutera-t-il. Faire évoluer la législation en Algérie demeure le seul moyen pour un exercice efficient de la médecine. Le docteur Bekkat propose à cet effet «une profonde réflexion sur le sujet à laquelle devront participer les médecins, les hommes de religion et les autorités publiques». «Nous ne devrons pas continuer à être prisonniers des tabous. La médecine évolue et nous devrons nous aussi évoluer en engageant un large débat qui doit réunir toutes les franges de la société.» Autrement dit, le président du conseil de l'Ordre des médecins estime que la société doit aussi changer de mentalité et participer activement à cette évolution. «L'éthique, c'est l'image d'une société à une époque donnée de l'histoire», indiquera-t-il en évoquant la polémique suscitée au sein de la société, des instances religieuses et des spécialistes de la santé par l'introduction de la greffe d'organes dans nos hôpitaux. Evoquant la question des soins palliatifs et leur relation avec l'éthique médicale, le président de la commission de l'éthique médicale de la faculté de médecine d'Alger, le professeur Lamara Mohamed, déclara qu'«il est universellement connu que les hôpitaux sont des lieux déshumanisés. Les éthiciens n'ont jamais cessé de tirer la sonnette d'alarme sur l'absence de considération du malade en tant que personne qui mérite d'être respectée». L'accompagnement médical des malades à l'intérieur des structures de santé et à l'extérieur rentre aussi dans le cadre du respect de l'éthique médicale, rappelle le professeur Lamara qui a insisté sur l'implication des psychologues dans la prise en charge psychologique des patients. De son côté, le doyen de la Faculté de médecine d'Alger, le professeur Moussa Arrada, a souligné la nécessité de l'organisation de la formation médicale continue qui, selon lui, contribuera positivement au respect de l'éthique médicale. Notons, enfin, que le deuxième séminaire international sur l'éthique médicale a vu la participation d'éminents professeurs de médecine, issus de différentes spécialités médicales, dans le but d'échanger les expériences et de proposer des solutions capables d'apporter un plus dans le secteur de la santé en Algérie.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.