Energie: Coup de froid sur la réunion informelle de l'OPEP d'Alger    Le président Ali Bongo investi pour un second septennat    Les candidats tirent les leçons de l'empoignade    Campagne contre l'islamophobie    7e finaliste, 9 titres, 14e finale algérienne    qui sort le plus au cours des matchs ?    Brailsford : « Wiggins avait besoin de ces médicaments »    TIARET : Plus de 2 000 cavaliers au 9ème salon du cheval    Real Madrid : Isco priorité de Mourinho !    « El Khotoba » lance la compétition    Visages et paysages d'Algérie    Participation de « La route d'Istanbul »    Espace : Lancement réussi de trois satellites algériens depuis l'Inde    Tlemcen : Les projets Ansej en baisse    Environnement : De retour à Oran, Arnold Schwarzenegger satisfait des avancées réalisées    Le frère de Mohamed Tamalt exige une enquête    Sellal : «L'autorité de régulation de la presse écrite sera installée...»    Cameroun : Broos se passe des services de Kameni et Mbia    Le marché des Trois-Horloges sera remplacé par une structure de proximité    Nouvelles d‘Oran    Education nationale : De nouveaux enseignants seront recrutés    Louh annonce un bilan des réformes de la justice    Alors que la ville d'Alep croule sous les bombes : Les Occidentaux et la Russie poursuivent la guerre des mots    Les avertissements de Brahim Ghali    Bise du pays du matin frais    Sellal reçoit le ministre iranien du Pétrole    11 casemates et 2 bombes artisanales détruites à Batna    Allemagne: deux explosions visant une mosquée    Leicester - Ranieri : "Nous respectons beaucoup le FC Porto, mais..."    Discours de François Hollande sur les harkis : Une «marche arrière» sur le plan mémoriel    L'Algérie, une des destinations les plus fermées aux touristes    Mobilier urbain ou la connectivité ville-citoyen    L'ultimatum des parents d'élèves    Elargir l'accès des jeunes    Plus de 3 800 stagiaires inscrits à la session de septembre à Khenchela    L'accord qui met fin à une rébellion d'un demi-siècle    L'AVO de Béjaïa appelle à une marche à Alger    Ligue des champions (2e journée) / Groupe E : Monaco pour un autre exploit    Deux terroristes abattus par les forces de l'ANP à Médéa    Reprise partielle du trafic    Recueil de contes populaires dans plusieurs régions du pays en octobre    Le profil bas des autorités algériennes    Hommage à l'artiste Atmani    Risque d'attaques contre des hôtels américains en Turquie    Affectés au niveau de 5 tribunaux: Prestation de serment de 30 nouveaux magistrats    Confédération générale autonome: Démission collective de syndicats    Yémen : La coalition arabe veut un règlement d'ensemble    "La réunion de l'Icso va clarifier beaucoup de choses"    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





L'ETHIQUE MEDICALE EN ALGERIE
Les médecins sont peu formés
Publié dans Le Soir d'Algérie le 12 - 06 - 2008

L'éthique médicale est peu enseignée dans les universités algériennes. C'est le constat établi hier par le Pr Moussa Arrada, doyen de la Faculté de médecine de l'Université d'Alger, en marge des travaux du deuxième séminaire international sur l'éthique médicale, organisé à l'hôtel El-Aurassi.
Lyès Menacer - Alger (Le Soir) - L'objectif de l'organisation de cette rencontre répond justement à ce besoin de sensibiliser les étudiants et les médecins en exercice sur la nécessité du respect de l'éthique médicale pour une meilleure prise en charge des malades. «L'éthique médicale est la science du devoir médical. Il y a des règles morales qui régissent l'exercice du métier de médecin. Ce dernier doit donc les respecter quotidiennement», dira le docteur Bekkat-Berkani Mohamed, président du conseil national de l'Ordre des médecins. Mais il y a des cas où le médecin se retrouve les mains liées, ce qui le pousse parfois à commettre des actes passibles de poursuites judiciaires. Le docteur Bekkat cite l'exemple des médecins condamnés pour le viol de la loi interdisant l'avortement. «La loi autorisant l'interruption médicale de la grossesse n'est pas claire pour le moment. Durant la période du terrorisme, des autorisations spéciales sont délivrées pour l'avortement des femmes enlevées. Ce n'est pas le cas des femmes enlevées dans le cadre du droit commun où la loi ne répond pas de manière claire. Cela est le problème des médecins qui sont constamment sous la menace de l'article 300 du Code pénal qui punit l'avortement dit criminel», ajoutera-t-il. Faire évoluer la législation en Algérie demeure le seul moyen pour un exercice efficient de la médecine. Le docteur Bekkat propose à cet effet «une profonde réflexion sur le sujet à laquelle devront participer les médecins, les hommes de religion et les autorités publiques». «Nous ne devrons pas continuer à être prisonniers des tabous. La médecine évolue et nous devrons nous aussi évoluer en engageant un large débat qui doit réunir toutes les franges de la société.» Autrement dit, le président du conseil de l'Ordre des médecins estime que la société doit aussi changer de mentalité et participer activement à cette évolution. «L'éthique, c'est l'image d'une société à une époque donnée de l'histoire», indiquera-t-il en évoquant la polémique suscitée au sein de la société, des instances religieuses et des spécialistes de la santé par l'introduction de la greffe d'organes dans nos hôpitaux. Evoquant la question des soins palliatifs et leur relation avec l'éthique médicale, le président de la commission de l'éthique médicale de la faculté de médecine d'Alger, le professeur Lamara Mohamed, déclara qu'«il est universellement connu que les hôpitaux sont des lieux déshumanisés. Les éthiciens n'ont jamais cessé de tirer la sonnette d'alarme sur l'absence de considération du malade en tant que personne qui mérite d'être respectée». L'accompagnement médical des malades à l'intérieur des structures de santé et à l'extérieur rentre aussi dans le cadre du respect de l'éthique médicale, rappelle le professeur Lamara qui a insisté sur l'implication des psychologues dans la prise en charge psychologique des patients. De son côté, le doyen de la Faculté de médecine d'Alger, le professeur Moussa Arrada, a souligné la nécessité de l'organisation de la formation médicale continue qui, selon lui, contribuera positivement au respect de l'éthique médicale. Notons, enfin, que le deuxième séminaire international sur l'éthique médicale a vu la participation d'éminents professeurs de médecine, issus de différentes spécialités médicales, dans le but d'échanger les expériences et de proposer des solutions capables d'apporter un plus dans le secteur de la santé en Algérie.

Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.