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L'ETHIQUE MEDICALE EN ALGERIE
Les médecins sont peu formés
Publié dans Le Soir d'Algérie le 12 - 06 - 2008

L'éthique médicale est peu enseignée dans les universités algériennes. C'est le constat établi hier par le Pr Moussa Arrada, doyen de la Faculté de médecine de l'Université d'Alger, en marge des travaux du deuxième séminaire international sur l'éthique médicale, organisé à l'hôtel El-Aurassi.
Lyès Menacer - Alger (Le Soir) - L'objectif de l'organisation de cette rencontre répond justement à ce besoin de sensibiliser les étudiants et les médecins en exercice sur la nécessité du respect de l'éthique médicale pour une meilleure prise en charge des malades. «L'éthique médicale est la science du devoir médical. Il y a des règles morales qui régissent l'exercice du métier de médecin. Ce dernier doit donc les respecter quotidiennement», dira le docteur Bekkat-Berkani Mohamed, président du conseil national de l'Ordre des médecins. Mais il y a des cas où le médecin se retrouve les mains liées, ce qui le pousse parfois à commettre des actes passibles de poursuites judiciaires. Le docteur Bekkat cite l'exemple des médecins condamnés pour le viol de la loi interdisant l'avortement. «La loi autorisant l'interruption médicale de la grossesse n'est pas claire pour le moment. Durant la période du terrorisme, des autorisations spéciales sont délivrées pour l'avortement des femmes enlevées. Ce n'est pas le cas des femmes enlevées dans le cadre du droit commun où la loi ne répond pas de manière claire. Cela est le problème des médecins qui sont constamment sous la menace de l'article 300 du Code pénal qui punit l'avortement dit criminel», ajoutera-t-il. Faire évoluer la législation en Algérie demeure le seul moyen pour un exercice efficient de la médecine. Le docteur Bekkat propose à cet effet «une profonde réflexion sur le sujet à laquelle devront participer les médecins, les hommes de religion et les autorités publiques». «Nous ne devrons pas continuer à être prisonniers des tabous. La médecine évolue et nous devrons nous aussi évoluer en engageant un large débat qui doit réunir toutes les franges de la société.» Autrement dit, le président du conseil de l'Ordre des médecins estime que la société doit aussi changer de mentalité et participer activement à cette évolution. «L'éthique, c'est l'image d'une société à une époque donnée de l'histoire», indiquera-t-il en évoquant la polémique suscitée au sein de la société, des instances religieuses et des spécialistes de la santé par l'introduction de la greffe d'organes dans nos hôpitaux. Evoquant la question des soins palliatifs et leur relation avec l'éthique médicale, le président de la commission de l'éthique médicale de la faculté de médecine d'Alger, le professeur Lamara Mohamed, déclara qu'«il est universellement connu que les hôpitaux sont des lieux déshumanisés. Les éthiciens n'ont jamais cessé de tirer la sonnette d'alarme sur l'absence de considération du malade en tant que personne qui mérite d'être respectée». L'accompagnement médical des malades à l'intérieur des structures de santé et à l'extérieur rentre aussi dans le cadre du respect de l'éthique médicale, rappelle le professeur Lamara qui a insisté sur l'implication des psychologues dans la prise en charge psychologique des patients. De son côté, le doyen de la Faculté de médecine d'Alger, le professeur Moussa Arrada, a souligné la nécessité de l'organisation de la formation médicale continue qui, selon lui, contribuera positivement au respect de l'éthique médicale. Notons, enfin, que le deuxième séminaire international sur l'éthique médicale a vu la participation d'éminents professeurs de médecine, issus de différentes spécialités médicales, dans le but d'échanger les expériences et de proposer des solutions capables d'apporter un plus dans le secteur de la santé en Algérie.

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