LA RECONNAISSANCE DE L’ÉTAT DE PALESTINE EN DÉBAT À L’ASSEMBLÉE FRANCAISE    Afghanistan : Accord bilatéral de sécurité approuvé par le parlement...    Pas de différend entre les justices algérienne et française    Européens et Africains s'engagent à Rome    Les parties concernées décidées à poursuivre les négociations    ATTITUDES    BIENS À L’ÉTRANGER    Tayeb Belaïz : Vers l'annulation de la légalisation des copies de documents originaux    DIGOUTAGE    Quinze projets agricoles cherchent financement    Allemagne : Les consommateurs sceptiques sur la conjoncture mais prêts à dépenser    Ali Haddad, nouveau patron des... patrons    Maintien du plafond de production    Le Maroc reste une destination prisée par les touristes français    Maroc : La coopération maroco-espagnole en eau à l'ordre du jour au forum de Murcie    Baisse des prix du pétrole, surabondance de l’offre...    MC El-Eulma    Tournoi UNAF U23 : Oran abritera l'événement en janvier 2015    Arthur Jorge engagé pour 18 mois    L'Algérien Beldjilali ne quittera pas le club au mercato d'hiver    L'Algérie perd 3 places et recule à la 18e position    Attribution des licences Fifa    L’Europa League connaît les 13 premiers qualifiés aux seiziÚmes    Chacun est libre de conclure    La star du folk-rock enchante son public !    La philosophie de "déconstruction" en débat    Le coup de bill’art du Soir    ACTUCULT    Rencontre avec Badr’Eddine Mili    Près de 90 % d'Algériens favorables au don d'organes    Y a-t-il trop de grèves en Algérie ?    Vaccinera-t-on bientôt les foetus ?    Voyage culinaire    Mousse aux pommes    Feuilletés au poulet    « Le peuple en a marre du bavardage »    L'anthropologue et sociologue Fanny Colonna inhumée aujourd'hui    « Le citoyen doit participer à la gestion des affaires de sa commune »    La persistance du conflit sahraoui, « un facteur aggravant d'instabilité pour la région »    Mahmoud Abbas informe l'ambassadeur d'Algérie au Caire de la situation en Palestine notamment à El-Qods occupée    Ali Amrane enflamme la scène à Tizi-Ouzou    Un terroriste abattu par les forces de l'ANP à Jijel (MDN)    Le leader en appel à Oran    Tenue d'"une conférence nationale de consensus": Le FFS salue les partis politiques ayant adhéré à sa démarche    La question du passage des grades du médecin généraliste réglée (syndicat)    Le pétrole chute de plus de 5 dollars à Londres et à New York    Réactiver l'agence nationale des greffes d'organes pour réguler cette pratique    Dialogue inter-malien : les mouvements signataires de la plateforme d'entente satisfaits    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

HALAWIYATE
Publié dans Liberté le 21 - 07 - 2011

Ramadhan est déjà là, à voir les transformations de nombreux commerces qui débiteront des tonnes de gâteaux et autres sucreries.
Désignés sous l'appellation générique de halwa (douceurs) dans les parlers populaires, les gâteaux sont une nouveauté gastronomique pour la majorité des Algériens. Il y a moins d'un demi-siècle, la pâtisserie était l'apanage des villes. Et encore ! D'un côté, les halawat des hdar, héritiers de la tradition andalouse et turque qui ne sortaient guère des vieilles cités, de l'autre les sucreries du souk sur les étalages des halwadji. Seuls quelques rares privilégiés pouvaient déguster la pâtisserie dite française. De nos jours, les gâteaux sont devenus un véritable phénomène socioculturel.
Le fonds culinaire berbère ne recèle que de rares spécialités pâtissières, généralement de simples pâtes levées auxquelles étaient ajoutés du beurre et du miel. Comme cette kutamiya dont la recette est révélée dans un manuscrit de l'époque où la vaillante tribu berbère des Koutama rayonnait sur le Maghreb. Miel, beurre, farine de céréales et parfois des dattes, c'est la base de toutes les pâtisseries anciennes qui ont persisté dans notre culture culinaire. Rudimentaire préparation certes, mais c'était le mieux que l'on pouvait.
La conquête de l'Espagne fera découvrir aux Berbères, qui s'établiront en Andalousie, une autre face de ce qu'un auteur nomme “l'empire du doux”. Les échanges de la péninsule ibérique avec les grandes cités maghrébines de l'époque verront apparaître un chamboulement dans la conception du gâteau. Mais il faut attendre l'exode des musulmans andalous vers les côtes du sud de la Méditerranée pour que nous connaissions des préparations telles que le kaak, le makrout, la ghribiya, le fanid, la zlabiya, le sfendj… À la même époque, l'établissement des Turcs à El Djazaïr apportera un autre savoir-faire en la matière. Baklawa, tcharak, ktayef dateraient de cette époque. Il est difficile de fixer avec certitude les apports historiques. Cordoue et Istanbul" class="city">Istanbul ont hérité du savoir-faire de Bagdad qui, elle-même, l‘a reçu des Persans. Au XVIe siècle, Alger" class="city">Alger, à son tour, bénéficiera d'influences croisées qui se fondront pour donner l'essentiel de ce qu'on appelle aujourd'hui “pâtisserie traditionnelle”.La terminologie pied-noir en a fait la “pâtisserie orientale”.
Retour d'histoire, nouveaux ingrédients et nouvelle influence moyen-orientale métamorphoseront à nouveau nos halawiyate.
Momo
libressaveurs@hotmail.fr
RECETTE Gâteau de semoule au sésame
Ingrédients :
l 100g de semoule fine
l 1 litre de lait
l 30g de beurre
l 3 cuillérées à soupe de miel
l 1 bâtonnet de cannelle
l 20g de graines de sésame grillées
Préparation :
Versez le lait dans une casserole, ajoutez le bâtonnet de canelle et portez-le à ébullition.
Lorsque celui-ci bout, retirez le bâtonnet de cannelle, versez en pluie la semoule et mélangez jusqu'à épaississement.
Hors du feu, ajoutez le beurre et mélangez.
Ajoutez le miel, mélangez bien le tout.
Répartissez la semoule dans 4 moules, égalisez bien le dessus et parsemez de graines de sésame.
Enfournez à 180°C pour 10 mn, le temps que le dessus gratine un peu.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.