JSK : Benlamri rejoint l'ESS    La mafia à visage découvert    Hanoune interpelle Bouteflika : «Il faut s'occuper de la maison Algérie»    Irak : Plus de 1400 personnes tuées en juin    Lune 15 / Mythologie du chat et de la chkara    L'Agresseur de son cousin derrière les barreaux    Maghnia : Plongée dans le théâtre de l'absurde    Des veillées culturelles à la recherche d'un public    Oran, Tlemcen et El Bayadh : Regards croisés sur les soirées du Ramadhan    ESS : Djahnit s'engage pour deux ans avec Al-Arabi    Officiel : Carvalho prolonge d'un an à l'ASM    Un enfant de 11 ans, premier malade à succomber au botulisme à Batna    Création prochaine d'une instance pour organiser l'investissement sur fonds de Zakat    L'Algérie se félicite du rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les Etats Unis    Importations: Le problème de véhicules bloqués réglé prochainement    L'Etat veillera à l'application rigoureuse de la loi contre ceux qui veulent compromettre l'avenir de Ghardaïa    Gaïd Salah préside la cérémonie de remise de grades à des officiers supérieurs de l'ANP    Egypte:le gouvernement s'engage à soutenir pleinement la répression contre les terroristes    Record de 137.000 personnes depuis le début de l'année    La route à tombeau ouvert    Boudebouz à Montpellier pour 1,7 million d'euros    "L'Algérie est importante pour la paix dans la région"    Le Maroc en appelle à l'Otan    Hommage au musicien cheikh Namous    Apulée de Madaure s'invite à Constantine    Aziz Smati restera le créateur de L'inspecteur Mergou    Crise au Yémen: le niveau d'urgence humanitaire majeur décrété par l'ONU    Algérie - Des députés du FLN s'insurgent contre l'obligation du paiement par chèque entrée en vigueur le 1er juillet    Libye:le Conseil de sécurité appelle les participants au dialogue à se mettre d'accord sur une issue à la crise    Batna : Plus de 15.000 téléphones portables saisis    AIN TEMOUCHENT: 85 postes pour les corps des directeurs et d'inspecteurs d'éducation    Barème des rémunérations : Les architectes haussent le ton    Homologation des stades : La LFP émet des réserves    TIARET: Premières journées théâtrales    Ghoulam, Mahrez, Djabou et Meghni, les invités d'honneurs des finales    Fermeture de trois cliniques privées et une pharmacie    La police saisit 30 kilos de kif traité    Abou Diaby quitte Arsenal    Messi n'a pas marqué mais il a servi et l'Argentine s'est régalée    Sécurité sociale : 15% des employeurs payent leurs cotisations en retard    Industrie : Hausse de la croissance industrielle publique hors hydrocarbures    Afin de promouvoir l'industrie des ciments : Signature d'une convention entre la direction de la recherche scientifique et le groupe cimentier GICA    Benkhalfa déclare la guerre à la «chkara»    L'Algérie célèbre la Journée internationale de la lumière et le 53e anniversaire de son indépendance    Ansar Eddine revendique des attaques    Un terroriste abattu à Aïn-Defla    Le MSP égratigne le gouvernement    AGENDA CULTUREL    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.




Vos amis recommandent

Le Premier ministre jette les jalons de la nouvelle réforme du secteur
Sauver l'école quel qu'en soit le prix
Publié dans Liberté le 01 - 09 - 2013

C'est une véritable réforme de l'école qu'a tracée le Premier ministre lors de son discours, hier, devant les cadres du secteur. Une ouverture sur le monde est préconisée pour former les générations futures surtout que les défis de la mondialisation imposent à l'Algérie une nouvelle vision.
"Même si le pays venait à revivre une crise économique, l'Etat n'abandonnera jamais les secteur de l'éducation, de la formation et de la santé." Les propos sont du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, qui avait tenu à assister, hier, avec la famille de l'éducation, à la conférence nationale dédiée à la rentrée scolaire, prévue le 8 septembre prochain.
Abdelmalek Sellal, qui s'est refusé d'intervenir sur les questions pédagogiques, a tenu à lancer plusieurs messages à l'adresse de la famille de l'éducation à partir du lycée des mathématiques, qui a beaucoup plus fait parler de lui, en termes de problèmes de prise en charge des élèves, qu'en termes de performances.
Tout en rappelant les gros efforts consentis par l'Etat pour la réalisation de structures éducatives, mais aussi en direction des employés du secteur, le Premier ministre a réitéré la volonté de l'Etat à améliorer ce secteur "quel qu'en soit le prix". Il indiquera que la rentrée scolaire constitue un événement majeur pour la société. Pour lui, l'école est le miroir d'un pays, de son développement. Il rappellera que l'objectif suprême, au lendemain de l'Indépendance, était la lutte contre l'analphabétisme, tout en se réjouissant qu'à présent 98% des enfants soient scolarisés.
Le Premier ministre insistera sur l'investissement ininterrompu de l'Etat dans l'éducation et la formation. "C'est le plus important investissement et il n'y aura pas de renoncement là-dessus et nous allons continuer à investir dans l'école et la formation."
Ce sont les vrais bâtisseurs de la société algérienne
Le secteur de l'éducation emploie, à lui seul, quelque 470 000 fonctionnaires, "toute une armée !" s'exclamera M. Sellal, avant de saluer cette famille. "Ce sont les vrais bâtisseurs de la société algérienne." Le Premier ministre refuse de parler de médiocrité de l'école algérienne et en veut pour preuve tous ces bacheliers partis à l'étranger et qui ont réussi partout où ils se trouvent. "D'où sont-ils sortis ?" s'interroge-t-il, avant de lancer : "Cessons d'être pessimistes. Nous avons, certes, des lacunes. Des réformes s'imposent, mais il est inadmissible de tout remettre en cause."
À l'adresse des syndicalistes, qui maintiennent la menace de grève, il dira qu'il comprend leurs revendications, tout en les invitant à dialoguer sur la base des droits, mais aussi des devoirs. M. Sellal insistera sur le fait que le secteur devrait donner l'exemple aux autres secteurs en matière de gestion des conflits sociaux à travers le dialogue.
Ce qui est attendu de l'école algérienne, selon le Premier ministre, c'est d'éduquer et pas seulement d'enseigner, tout en critiquant le fait que l'on se cache éternellement derrière la démission de la famille. Pour lui, l'importance devrait être accordée au cycle primaire. Dans les pays civilisés, dira-t-il, les meilleurs enseignants se trouvent dans le cycle primaire. Et d'inviter le secteur à s'ouvrir sur les opérations de jumelage, d'autant plus que beaucoup de pays ont exprimé leur disponibilité à coopérer dans ce domaine. Il invitera les responsables du secteur à organiser une conférence, nationale ou internationale, autour de la réforme du cycle primaire.
L'école a été déviée de sa mission durant la décennie noire
Mais il insistera sur le rôle éducatif de l'école : "Durant la décennie noire, l'école nous a noirci les choses. Elle a été politisée et a dévié de sa mission", avant de se féliciter du fait que l'école commence à rectifier le tir et à reprendre sa mission initiale.
Il interpellera les acteurs du secteur afin de se mobiliser pour bâtir la génération de demain en inculquant aux enfants des notions essentielles, à savoir : "La culture de la violence et du pessimisme ne mène à rien. Il faut renforcer la culture de l'optimisme. Il faut renforcer la culture de l'ouverture, notamment en ce qui concerne les langues étrangères." Et de préciser : "Nous devons être ouverts, complètement ouverts sur le monde."
À ce titre, il attirera l'attention sur le fait que la langue chinoise, par exemple, ne soit pas programmée dans le programme d'enseignement, contrairement à d'autres langues étrangères dont l'utilité n'est pas prouvée. "C'est l'économie mondiale qui le commande", fera-t-il remarquer, histoire de secouer le cocotier de l'éducation, resté enfermé sur lui-même et sur des schémas éculés, révolus. Pour M. Sellal, "nous ne devons plus rester prisonniers du Moyen-Âge".
La filière des mathématiques représente 8% du secteur, c'est inadmissible !
Il poursuivra ses critiques, en notant que la filière des mathématiques ne représente que 8% de l'ensemble du secteur. Ce qui est inadmissible, selon lui. "Ce n'est pas avec la poésie qu'on mettra en place une politique de défense nationale", s'exclamera-t-il, avant d'ajouter qu'"un Etat qui ne base pas sa formation sur les sciences et les mathématiques n'a aucun avenir". Il citera l'exemple du gaz de schiste que l'Algérie compte exploiter. "Il nous faut nos propres cadres." Non content de la prédominance des matières littéraires, le Premier ministre insistera sur le développement et l'augmentation de la part des filières scientifiques et mathématiques.
Parmi les motifs de satisfaction, il citera les décisions prises, en ce qui concerne l'allègement de l'emploi du temps, notamment celui du cycle moyen, mais aussi l'allègement des cartables dans le primaire.
Il indiquera que des instructions fermes ont été données aux services de sécurité afin de protéger les établissements scolaires, mais aussi pour lutter contre les maux sociaux, notamment l'usage de la drogue dans les milieux scolaires.
M. Sellal n'omettra pas d'évoquer le scandale du bac 2013. "Pas question de revivre la mascarade du bac. Le bac est une référence, un seuil de formation qui doit être respecté. Il est inacceptable de faire du trabendo avec le bac. On peut tricher sur tout, sauf en matière de formation et d'éducation", dira-t-il, avant de reconnaître qu'"on a inculqué à ces jeunes la culture de la triche. Ce problème est fondamentalement idéologique. On a l'informel partout, mais on ne peut pas inclure l'informel dans l'éducation".
A. B
Nom
Adresse email


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.