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Une région méconnue mais aux sites merveilleux
Les Béni-Yalâa (Petite Kabylie)
Publié dans La Nouvelle République le 27 - 06 - 2010

Béni-Yalâa ! Terre valeureuse et à l'âme généreuse. Une région qui a, à travers le temps et les aléas de la vie, su garder son charme et sa pureté ancestrale.
Peut-être du fait que – paradoxalement -- la pauvreté en ressources naturelles, mais non en hommes, car ce sont les enfants de la région des Beni-Yalâa qui ont constitué et constituent encore et toujours son capital sûr et pérenne – l'a préservée des souillures des méfaits du progrès dit matériel et du développement incontrôlable et ô combien néfaste pour les us et coutumes séculaires.
Entre les Bibans et les Babors
La région des Béni-Yalâa, montagneuse et à l'écart – heureusement pour elle, serions-nous tentés de dire – des grandes voies de communication, est une contrée qui a toujours vécu dans un pénible enclavement mais a su s'en sortir grâce aux efforts, à la patience, au labeur et à l'esprit débrouillard de ses enfants.
Située à cheval des chaînes des Babors et des Bibans, elle domine vers le sud les Hautes-Plaines de Bordj Bou Arréridj (au sud-ouest) et de Sétif (nord-est). D'ailleurs, la première ville distante de 48 km est visible – de jour comme de nuit -- à partir de la cime appelée «Djamaâ Bellout» qui culmine à près de 1 550 m d'altitude. L'ancienne Sétifis, elle, et que séparent de Béni-Yalâa 80 km, est plus ou moins visible par temps clair durant la journée mais encore plus la nuit venue.
Au nord, Béni-Yalâa est limitée par les régions d'El-Maïn dépendante de la wilaya de Bord Bou-Arréridj, et de Béni Ourtilane dans la wilaya de Béjaïa. Par route, sinueuse et pittoresque, l'ancienne capitale des Hammadites ne se trouve qu'à environ 170 km, mais à vol d'oiseau c'est à peine la moitié de cette distance. D'ailleurs, les historiens comme le grand Ibn Khaldoun (1270-1332), et plus récemment, Mououd Gaïd (1916-2000 et natif du village de Timengache), affirment que les fondateurs de l'émirat de la Qalâa des Béni Hammad (aux environs de M'sila) étaient passés par la région des Béni Yalâa pour se rendre vers le rivage de l'ex-Saldae où ils ont reconstruit leur dynastie à l'abri des invasions destructrices des tribus nomades des Banou Hilal et des Banou Sélim au XIe siècle.
Laissons -- pour le moment -- l'aspect historique pour livrer quelques bribes d'informations géographiques sur cette contrée vraiment méconnue (malheureusement, y compris de beaucoup de jeunes actuels dont les parents y sont originaires).
Au pays d'Ikhlidjène
Le petit bourg de Guenzet (ex-douar Ikhlidjène et qui veut dire «hameau») est le chef-lieu de daïra et de commune de cette pittoresque région. Guenzet est rattachée administrativement à la wilaya de Sétif depuis le découpage administratif de l'année 1984.
On estime sa population à 8 000 habitants pour une superficie de 147 km2. Mais le pays se vide, ses enfants le quittent – l'amertume au c?ur et la tristesse profonde dans l'âme -- pour aller, ailleurs, à la recherche de travail, pour poursuivre les études ou pour d'autres perspectives meilleures. Béni-Yalâa se trouve en pleine montagne, entourée des communes de Harbil, d'Aïn Legradj (wilaya de Sétif), et El-Maïn ou Bordj-Zemmoura (wilaya de Bordj Bou-Arréridj), tandis que lui font face, direction nord, les communes rattachées à la wilaya de Béjaïa comme Bou-Hamza ou Béni-Ouarthilène.
Trent-huit villages composent le pays, certains sont situés sur la route (en très bon état grâce, notamment, aux efforts du dernier bureau de l'APC encore en fonction), en particulier, Tizi-Medjbar, Timengache, Thaourirth Yacoub, Guenzet alors que d'autres sont desservis par des chemins, parfois, bitumés comme Ighil Lekhmis, Thaourirth Thamelalt, Chréa, Foumlal, Aourir Ouelmi, Ighil Hammouche, Ighoudane, Thammest, Aghda n'Salah, Issoumer, Imesbahen… A mesure que l'on se dirige vers le chef-lieu, Guenzet, par ces montagnes escarpées aux routes et aux sentiers sinueux, on ne peut qu'être frappé par le panorama fantastique fait de montagnes et de villages qu'offre cette contrée «à la force tranquille» et au charme inouï. Une multitude de petits villages, qui se confondent avec la nature environnante, sont quelques fois nichés au détour d'un canyon ou juchés sur une colline, ou encore accrochés sur le flan abrupt d'une montagne retenue, dira-t-on, uniquement par la volonté du Tout-Puissant. Les ressources hydriques, elles, se composent d'innombrables sources et de fontaines servant à l'alimentation des habitants et à l'irrigation des vergers et des jardins. Presque dans chaque village, on trouve une ou plusieurs fontaines appelées «thala» dans le dialecte local. Leurs eaux sont limpides et constituent un vrai régal comme boisson, particulièrement les fontaines de Abbad, de Thala Yaftane, d'Acherchour, de Dar El-Hadj, d'Içouka etc.
Par ailleurs, des rivières minuscules mais jamais à sec serpentent langoureusement – en été mais se transformant en méchants torrent, l'hiver venu -- formant des méandres et sur les bords desquels une végétation luxuriante pousse à côté d'une faune variée et riche, surtout depuis que l'activité de chasse a sensiblement diminué.
Le départ de la Kalâa des Béni Hammad
La région des Ath Yalâa est d'expression kabyle et tire son nom de leur ancêtre, Yalâa, dont un cimetière porte encore le nom entre le village de Taourirt et le chef-lieu de la commune.
Ce chef de fraction serait arrivé vers 1061 dans cette région avec les siens, fuyant sa Kalâa des Béni-Hammad (M'sila) du fait de l'insécurité qui y régnait à l'arrivée des Hilaliens qui purent conquérir une grande partie du Maghreb central et oriental, envoyés par les fatimides du Caire, pour punir leurs suzerains zirides qui héritèrent leurs domaines maghrébins.
Bien plus tard, les Turcs ottomans sont arrivés jusque dans aux montagnes des Béni-Yalâa et ont choisi de construire un poste militaire sur les hauteurs dominant tout le pays. Il reste, aujourd'hui, encore quelques vestiges mais assez vagues de cette enceinte militaire qu'on appelle localement «akhrib».
Foyer de résistance au colonialisme
et creuset du nationalisme
Après la chute du gouvernement ottoman, et le débarquement du corps expéditionnaire français, en 1830, les troupes envoyées par le roi Louis-Philippe avaient atteint, péniblement, la région des Béni-Yalâa probablement vers 1848-1850 après avoir franchi les Portes de fer du massif des Bibans. Mais elles durent se replier après la grande révolte populaire conduite par le bachagha Mohamed El-Mokrani (1871) pour revenir après la défaite de ce dernier et l'implacable répression qui s'abattit sur les insurgés. Quelques années passèrent et les premières vagues des enfants des Ath Yalâa vers la métropole commencèrent, surtout à la fin de la Première Guerre mondiale (1914-1918) et ce phénomène migratoire se poursuivit jusque à l'indépendance arrachée de haute lutte par les Algériens.
Ce pays de Béni-Yalâa, au charme mélancolique, a été une place forte du mouvement national et un foyer des idées nationalistes. Très tôt, il vit s'implanter les idées politiques véhiculées par le Parti du peuple algérien (PPA), de l'Union démocratique du manifeste algérien, et de l'Association des oulémas présidée par le savant Ibn Badis.
Dans le feu de la Révolution
de Novembre 1954
Les Béni-Yalâa s'engagèrent résolument, dès le début de la Révolution du 1er Novembre 1954, dans la lutte armée et eurent leur part de martyrs. Plusieurs batailles ont eu pour théâtre cette noble terre. Nous n'en citerons que trois batailles significatives – car, les évoquer toutes dépasserait le cadre de cet article – que sont celles de Sidi M'Hand Ouyahia (1955), d'Adhrar n'Thilla (opération Dufour, 1956) et celle du «grand ratissage» en 1958 conséquence de l'opération «Jumelles».
En 1959, le village d'Ighdem (à environ trois km de Guenzet) composé de 35 maisons, fut complètement détruit par l'armée française et l'ensemble des habitants expulsés, vers le chef-lieu où il y avait une importante caserne militaire (transformé à l'indépendance en collège) et un campement de harkis. Beaucoup de crimes ont été perpétrés par la soldatesque coloniale et ses sbires, mais les valeureux djounoud de l'Armée de libération nationale ont fait payer cher à l'ennemi le prix de ses crimes commis à l'encontre des civils pacifiques et dont le seul tort est d'aimer l'Algérie et de chérir leur terre et leur religion.
Une économie simple mais aux ressources insuffisantes
Autrefois prospère grâce au labeur de ses enfants, à leur persévérance et à leur esprit ingénieux, la région des Béni-Yalâa pratique, encore, une activité agricole rudimentaire basée, surtout, sur l'arboriculture. On cultive – tout au moins jusqu'à un passé récent -- abondamment les figuiers, les pommiers, les pêchers, les pruniers, les citronniers, les cognassiers, les poiriers, et beaucoup d'oliviers. Il y a eu toujours un peu d'élevage ovin et caprin mais peu de bovins la nature morphologique du pays ne s'y prêtant guère. Ainsi, Ath Yalâa est restée, encore aujourd'hui, l'une des plus pauvres contrées de toute la Kabylie ne survivant que grâce à l'apport de et subsides de ses fils expatriés ailleurs, en Algérie ou outre-Méditerranée.
Les contraintes vaincues par l'amour
du pays
En effet, le relief accidenté et la rudesse du climat (étés torrides, hivers pénibles et rigoureux) ont freiné sensiblement le développement local malgré tous les efforts consentis après l'indépendance de notre pays.
Ces contraintes de développement, dues, surtout, à la nature montagnarde de la région, impliquent évidemment des surcoûts et découragent toute tentative d'investissement significatif, surtout dans des opérations de terrassement, de génie civil, de réalisation et d'entretien des infrastructures de base (routes, adduction d'eau, lignes électriques et téléphoniques…), ainsi que des travaux de déblaiement des voies de communication en période hivernale, en particulier.
Cette situation pérenne a, ainsi, poussé et contraint tout le temps la population de ce pays (résidente ou non) -- pour sauver leurs villages et sauvegarder leur existence -- à financer elle-même plusieurs projets urgents et vitaux d'utilité publique par le biais des associations et des comités de village, érigés en «djemâas» démocratiques sans trop attendre les projets étatiques qui, eux, obéissent surtout aux règles budgétaires et aux contraintes administratives multiples.
Malgré cette dure situation, à Béni-Yalâa, on ne se décourage jamais ! Car, et en dehors des activités énumérées plus haut, on a toujours noté une petite activité commerciale de détail, surtout le jour du marché hebdomadaire fixé le mercredi. Guenzet, où se tient ce marché, a toujours été, également, un point de rencontre entre la Kabylie et les régions arabophones toutes proches. Beaucoup de citoyens de ces dernières viennent souvent s'y apprivoiser, notamment en huile d'olive, en figues (fraîches ou séchées), en d'autres fruits, en quincaillerie, en matériel mécanique léger...
Mais il reste que le pays des Ath Yalâa – en dépit d'un léger relèvement du niveau de vie -- a encore besoin de projets spécifiques, adaptés aux conditions géographiques et socio-économiques locales. Une aide spéciale des pouvoirs publics sera la bienvenue, car cette terre enclavée a été longtemps négligée et marginalisée.
Des atouts touristiques indéniables mais inexploités
Concernant l'aspect relatif au tourisme, ce dernier est principalement soutenu par les natifs de la région partis ailleurs, vers d'autres wilayas, ou en Europe (France surtout) et qui y reviennent chaque année pour s'y ressourcer.
Gardons aussi à l'esprit les paysages des Ath Yalâa qui sont d'une beauté féerique et qui gardent encore leur caractère sauvage et pur : couvert végétal constitué de pins d'Alep, de chaînes verts, de genévriers, de thuyas, de garrigues et de maquis qui constituent un sous-bois extrêmement dense. La faune y est aussi abondante : chacal, renard, sanglier, perdrix, pigeon, corbeau, caille et toutes sortes d'oiseaux… Mais cette richesse florale et animale doit être développée ou tout au moins protégée des prédateurs et de la négligence (et bêtise) humaine. C'est un devoir citoyen et un impératif écologique absolument nécessaire.
Sur un autre plan, il existe dans la région une station thermale appelée L'Hammam Ouada (la station d'en bas) à cinq km de Guenzet), et une autre, Hammam Guergour, à 28 km. Toutes deux sont considérées comme étant des stations idéales pour les curistes et les gens en quête de repos et de ressourcement grâce à leurs eaux de qualités exceptionnelles.
Manifestations culturelles locales
Béni-Yalâa, agglomération berbérophone la plus au sud de la Kabylie orientale, est – comme évoqué plus haut --à la frontière avec les régions arabophones. Ce détail fait de la contrée un point de rencontre, aussi bien commercial qu'humain, avec les populations arabophones de Sétif et de Bordj Bou-Arréridj, en particulier. C'est ainsi que le seul lycée, situé à Dar El-Hadj (5 km de Guenzet), accueille, d'ailleurs, nombre d'élèves qui viennent de ces régions environnantes.
Comme chacun sait la population des Ath Yalâa est une société fortement attachée à l'Islam. Elle est renommée par ses éminentes zaouïas (écoles coraniques), où l'on enseignait le Coran et les disciplines relatives à la langue arabe. Parmi elles, on citera la prestigieuse zaouïa de Djamaâ Oukari et celle de Sidi Ali Ouakhelifa, de Sidi El-Djoudi.
Chaque village possède une ou deux mosquées qui sont aussi des centres d'enseignement du Coran – tout au moins, il n'y a pas si longtemps – et d'apprentissage de quelques matières. Elles ont formé, surtout par le passé, des centaines de talebs qui ont appris le Coran par c?ur et le récitaient d'une façon tout à fait fascinante.
Festivals annuels d'art culinaire
Sur un autre plan, célèbre en matière d'art culinaire traditionnel, la région des Béni-Yalâa organise, aujourd'hui, deux festivals annuels concernant le meilleur plat traditionnel de la région. Une vive rivalité, saine et conviviale, oppose les villages et les hameaux du pays.
L e premier festival a été récemment organisé au village Aourir Ouelmi, (le 5 juillet 2008), pour le concours du meilleur couscous percé (secsou igefelane). Le deuxième concours est consacré aux «boules de semoule» (thikerbabine), organisé au bout de ces dernières années au petit (par la taille, bien sûr) village de Tizi-Medjbar qu'on appelle aussi Coudia et situé à environ 5 kilomètres de Guenzet. L'enthousiasme, la joie et la bonne humeur accompagnent constamment les préparatifs et les péripéties de ces rencontres originales et qu'il faudrait perpétuer car elles offrent l'occasion de se rencontrer, de se revoir et… de faire connaître ce beau territoire.
Un grand attachement au pays
Durant les vacances, toute la région revit et se transforme, malgré l'absence de moyens, en lieu de villégiature privilégié de ses enfants partis ailleurs. Cela a toujours existé et ce, depuis toujours, surtout durant «lekhrif»(période de récolte des fruits, les figues surtout) pour profiter des fruits et des légumes locaux, de l'eau des sources fraîches qui rappellent le terroir et la jeunesse marquée par le travail, le dur labeur, la discipline et le respect, qualités innées des hommes du pays.
Comme l'écrivait passionnément l'un de ces derniers, «durant la période de vacances, les villages des Ath Yalâa s'arrachent de leur léthargie pour devenir des lieux de rencontre de familles et d'amis, séparés par le temps et l'espace mais aussi par le devoir et les aléas de la vie, pour des veillées riches et interminables mais également pour les fêtes».
Il écrivait aussi que «c'est aussi en ces moments que les souks retrouvent l'animation d'antan à savoir des lieux de convivialité, de discussions et d'affaires. C'est aussi à cette occasion que s'organisent des ''zerdas'' et autres cérémonies ayant pour but de redonner vie à la région».
En conclusion…
C'est cela, le beau pays des Béni-Yalâa. Nous sommes sûrs et certains, dirions-nous pour conclure, que ses habitants –
résidents, vacanciers ou de passage – ainsi que les visiteurs potentiels, sauront protéger son originalité et les hommes préserver leur culture, leurs traditions et leur dignité chères à leurs ancêtres, dont beaucoup d'endroits (fontaines, cimetières, ou même cimes montagneuses et vergers) portent encore les noms pour les incruster dans les c?urs et la mémoire collective…


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