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Délinquance, agression sexuelle, prostitution…: A 12 ans leur vie bascule dans le drame !
Publié dans Le Quotidien d'Oran le 22 - 11 - 2011

La délinquance juvénile a pris des proportions alarmantes dans toutes les wilayas du pays. Oran et à l'instar des grandes villes ne fait pas l'exception. Il y a de quoi tirer la sonnette d'alarme. Cinq mineurs, en moyenne, sont quotidiennement impliqués dans des délits et des crimes. La violence sur ascendants, les coups et blessures volontaires, le port d'armes prohibées et les stupéfiants viennent en tête de listes de ces affaires. En 2010 et suite à la demande des juges de mineurs, la DAS a effectué 832 enquêtes sur des mineurs impliqués dans des délits et des crimes. Les mineurs concernés étaient placés sous contrôle judicaire. Selon une source de la direction de l'Action sociale (DAS), 131 enfants et adolescents, impliqués dans diverses affaires de délinquance, ont été placés et suivis par le service d'observation et d'éducation, en milieu ouvert (SOEMO) de la wilaya d'Oran.
Toujours selon les enquêtes de la DAS, pas moins de 1.880 mineurs ont été impliqués dans des délits et des crimes en 2009 à Oran. En 2008, 138 mineurs ont été arrêtés par les services de la gendarmerie à Oran.
Le phénomène de délinquance juvénile nécessite des mesures préventives, des mesures répressives ainsi que des mesures de suivi. «Les mesures préventives se concrétisent dans la relation «quantitative et qualificative » entre l'enseignement, les organisations de jeunesse, l'assistance à la jeunesse et l'administration de la justice pénale pour constituer un maillon préventif de la chaîne de sécurité», dira un sociologue.
Selon les spécialistes, les conflits familiaux et les dangers moraux constituent le premier «pas» vers la délinquance juvénile. Les spécialistes évoquent la démission parentale et la dégradation des moeurs. Ces derniers affirment que les enfants vivant dans un milieu où sévit la violence sont généralement présents lors des scènes, parfois eux-mêmes battus ou menacés. L'équilibre émotif de ces enfants et leur santé physique sont mis en péril par les scènes de violence et l'atmosphère tendue qui règne à la maison, les sentiments d'insécurité, de vulnérabilité, de culpabilité, les troubles de comportement, les difficultés scolaires, sont omniprésents.
Ces enfants sont aussi la proie de toutes les formes d'exploitation et d'agression, surtout que de plus en plus de mineurs sont victimes de bandes organisées spécialisées soit dans le vol, la mendicité ou pire encore la prostitution. En effet durant les six premiers mois de l'année 2010, les différentes brigades relevant du groupement de la gendarmerie nationale de la wilaya d'Oran ont traité 29 affaires de prostitution. Au total 43 personnes impliquées dans ces affaires ont été arrêtées. Parmi les mises en cause dont la majorité des mineures, 31 ont été placées sous mandats de dépôt. Les victimes (les mineures) souffrant de problèmes familiaux et de conditions sociales difficiles, s'adonnent à la prostitution. Le phénomène des agressions sexuelles sur mineurs prend aussi de l'ampleur ces dernières années, à l'image de tous les autres phénomènes sociaux dus à la misère. Selon des sources hospitalières, quelque 300 cas de viols et d'atteintes à la pudeur, dont ont été victimes des enfants, ont été enregistrés à Oran depuis le début de l'année en cours. 55% des victimes sont des garçons. La majorité des cas ont été orientés vers les services de médecine légale des différents établissements hospitaliers que compote la wilaya.
Agés de moins de 12 ans et leurs vies ont basculé brusquement dans la tragédie à cause de ces actes qui sont cependant occultés par la société. Les témoignages des victimes sont nombreux et font froid dans le dos.
Il y a lieu de signaler que le service d'observation et d'éducation en milieu ouvert joue un rôle important dans l'éducation, la protection et la réadaptation de jeunes mineurs délinquants ou en danger moral. Etant d'essence préventive, la mission du SOEMO consiste à protéger les mineurs contre toutes sortes de déviations et délits, mais aussi à faciliter leur réinsertion sur les plans social, scolaire et professionnel.
Le SOEMO a également pour rôle d'assurer la prise en charge des mineurs délictuels placés par le juge des mineurs sous liberté surveillée, en veillant au suivi des conditions de leur évolution et d'emploi de leur temps, tout en les maintenant au sein de leur famille.


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