La Turquie annonce la fin de son opération militaire en Syrie    Manchester United - Mourinho : "Ibrahimovic peut partir"    Algérie - "Malgré une plus grande présence des femmes dans les médias, les stéréotypes persistent " (étude)    Repères    DGSN : Campagne de don de sang chez les policiers    en bref...    A l'ouest du pays : Prévenir les feux de forêt    Théâtre expérimental : S'ouvrir aux nouvelles techniques d'expression    Institut Cervantès d'Alger / Volonté d'une présence dans tout le pays    28e Sommet arabe : Des mesures et des espoirs    Le Royaume-Uni déclenche officiellement le Brexit    Sahara occidental : le dilemme du Conseil de sécurité    Législatives : les boycotteurs dénoncent les textes    Coupe d'Algérie / Quart de finale CRB - CABBA : Le Chabab mise sur la Coupe pour sauver sa saison    Le maintien d'Amalou provoque la colère des présidents de club    Ahmad Ahmad compte tout revoir    La Hiise enregistre des vides juridiques à combler ultérieurement    Jeunes chômeurs, à vos CV !    La déchéance des droits comme sanction    Un terroriste arrêté à Djanet    44 candidats au jihad en Syrie devant la justice    Bréves de l'Ouest    Le barrage de Beni Haroun surveillé par GPS    Des projets d'attentats kamikazes auraient été déjoués    ... culture en bref...    Les Bourses européennes ont ouvert aujourd'hui sur une note indécise    Arbitrage / Le recours à la vidéo lors de France-Espagne : La technologie en mode équité et émotion troublée    Ligue 2 - Mise à jour : MCEE - PAC demain à 16h00: Paradou pour l'éthique, El Eulma pour la survie    Industrie: Le secteur du textile veut se faire une place    L'ex-Premier ministre Valls soutient Macron, la gauche en crise    Pour qui la dénucléarisation?    Un terroriste capturé à Djanet    Les Dames du GSP sur le bon chemin    Un individu arrêté avec 50 000 euros    Le Brésil décroche son billet pour la Russie !    Yaâkoub Moussa et l'enregistreur des journalistes    Le 14ème Régiment baptisé    L'ambassade de France invite les street-artistes algériens    Vibrant hommage à Nouria Kazdarli au TNA    Gestion des déchets : Traitement de lixiviat par l'Osmose inverse mitigé    Côte d'Ivoire : Acquittement de Simone Gbagbo, reconnue non coupable    Opérations bancaires : La BDL lance son nouveau système d'information    Vers le blanchiment de Tahkout    Une charte pour une couverture médiatique «éthique et équitable»    Libération de 14 anciens responsables du régime El Gueddafi    Arts plastiques: «Expression onirique»    «Mon pays, l'un des premiers à avoir reconnu l'Algérie indépendante»    La Femme aux Mille Combats    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Mouloud Hamrouche plus alarmé par l'impasse que ne le laisse dire sa déclaration
Publié dans Maghreb Emergent le 18 - 02 - 2014

Mouloud Hamrouche ne se serait sans doute pas exprimé ce lundi par communiqué de presse si la situation n'était pas en train de "virer dangereusement à la confrontation au sein des institutions de l'Etat". Jusqu'il y a quelques semaines le pronostic qu'il avait fait à son entourage l'été dernier s'était avéré juste : le président Bouteflika sera tenter de se succéder à lui-même en dépit de son AVC, et l'élection d'avril 2014 n'en sera pas une. C'est d'ailleurs ce qui fonde son choix de ne pas commenter l'actualité politique. Encore moins d'en redevenir un acteur public. Sa candidature n'était donc pas à l'ordre du jour. Rien de nouveau sous le soleil. Mais voilà que les évènements dérapent, car l'ANP (Armée nationale populaire), par speakers interposés, se déchire sur le scénario du 4ème mandat. Et là, Hamrouche s'accable de voir que "toute l'accumulation des crises dans l'histoire de la révolution puis de l'édification de l'Etat ne servent finalement à rien aujourd'hui. Les acteurs de l'époque, dans l'armée et dans l'Etat, savaient construire des consensus et faire avancer le pays. Le système en est devenu incapable. Ce n'est pas parce que les hommes ont moins de valeur. C'est parce que tout simplement le système en tant que tel ne veut pas comprendre qu'il est arrivé à sa fin. Avec toute la puissance des moyens dont il dispose, il a échoué à présenter un candidat à la présidentielle". C'est dire si l'heure est arrivée de penser à comment passer la main pour ceux qui tiennent le manche dans le cockpit et qui n'ont pas "assez réfléchi au cap qu'ils devront donner au pays le 18 avril au matin".
"Les lignes rouges sont ailleurs"
Un système qui fait tout pour se prolonger au-delà de son terme devient un vrai risque pour la sécurité nationale. "Les lignes rouges ne sont pas celles que l'on nous proposent en ce moment, elles sont ailleurs. Pour la première fois depuis 1962 j'ai le sentiment que les intérêts de quelques groupes vont être ignorés" lors de la reconduction du statu quo. Cela rend l'ancien chef du gouvernement grave. "Est ce que l'on mesure bien l'incompréhension de la génération qui au sein de l'ANP ou de l'Etat devait arriver aux hautes responsabilités et qui va réaliser qu'historiquement elle passera son tour ?". Mouloud Hamrouche s'interroge si l'exemple Libyen interpelle quelqu'un chez les responsables algériens : "un système totalement autocratique qui reposait sur d'immenses moyens financiers a déstructuré son armée, alors même que le pouvoir en était issu" tombé dans un immense fracas. Aujourd'hui la prolongation à tout prix du système de pouvoir algérien se fait au prix d'une précarisation de l'ANP. Cela est devenu suffisamment alarmant pour le faire sortir de son mutisme, lui qui aime encore rappeler qu'il est "militaire et homme d'action" plus qu'"homme politique". Mais cela n'est-il pas un peu tardif ? Dans sa déclaration à la presse Mouloud Hamrouche ne parait pas obnubilé par la date du 17 avril. Il a même une formule audacieuse "au-delà de la présidentielle, indépendamment du fait que le Président soit candidat ou pas" qui pourrait prêter à équivoque si elle n'était pas liée à l'annonce de l'arrivée irrémédiable "de nouvelles générations aux postes de responsabilité". Dans la précision de sa pensée, avec le 4e mandat nous serions, - avec une dramatisation de l'impasse - encore plus près de "nouvelles victimes" que de "nouvelles opportunités".
Poser la vraie question
Mouloud Hamrouche peut-il être suspect de complaisance avec le projet d'Abdelaziz Bouteflika de briguer un 4ème mandat ? En réalité, il veut, comme à son habitude, aller au-delà et refuse de se laisser enfermer dans le débat pour ou contre le 4ème mandat - même s'il admet que la logique de la violation permanente de la constitution arrive désormais à ses ultimes outrances. Il demande alors solennellement aux belligérants de ne pas se déchirer pour une histoire d'homme mais de se poser la vraie question de la mutation du système autoritaire. De voir dans la crise aussi une opportunité. "Nos dirigeants dans les maquis n'aimaient pas les débordements de foule. Ils avaient été marqués par le 08 mai 45. Trop de sacrifices, résultats incertains, voir contre-productifs. Ils privilégiaient donc l'organisation, la discipline et le compromis. Après l'indépendance, ils connaissaient le prix humain des conflits". En plus de perdre son souffle, le système a t'il perdu sa mémoire ? Par sa sortie Mouloud Hamrouche a surtout voulu rappeler que le 18 avril, au lendemain d'une non-élection, il faudra bien mettre en route un projet politique qui soit autre chose que de la dépense publique préventive. Ce projet n'existe pas. Il faudra bien admettre alors que, 25 ans après octobre 88, l'Algérie "écervelée" se dirige vers la case des "nouvelles victimes".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.