Le ministre de la Communication, Hamid Grine,...    56 pays présents à la 13e édition du Prix international d'Alger    Saïd Kessasra nouveau PDG    AFFAIRE HERVE GOURDEL : 3 des terroristes impliqués dans l'assassinat abattus à Médéa    ARAV adopte le cahier des charges élaboré par le gouvernement    Décès de la militante anticolonialiste Aline Moussaoui    Des députés critiquent l'article 73 du projet de loi relatif au régime électoral    MASCARA : Saisie de stupéfiants à Hachem    Belhadj remercié    UNE AFFICHE DE QUALITE    Chili - Vidal : "Une génération historique"    Suppression de la retraite anticipée : Bonne ou mauvaise décision ?    Irak : Daech chassé de Fallouja    Nouvelles d'Oran    Recrutement d'enseignants sur la base de vocation    Repères    L'Europe perd du terrain en investissements    Tizi Ouzou : Soirées théâtrales à Bouzeguène    L'effet du Brexit sur le Maroc demeure incertain (experts)    tragédies D'hier et d'aujourd'hui : Désastre à 145 km/h ! 1e partie    Hommage à Cherifa, la doyenne de la chanson kabyle    Suspense : Un cri dans la nuit 18e partie    Le SG de l'ONU appelle à la paix au Yémen    Liban: cinq morts dans une série d'attentats suicide    Il était une fois une prestation de serment
    Les cours du pétrole à 47,38 dollars en Asie    "L'endettement extérieur, une option à partir de 2018"    Reprise des entraînements demain à Aïn Benian    Le MOB à Accra avec un effectif réduit    Championnats d'Afrique 2016    Ã‰QUIPE NATIONALE DE FOOTBALL    Handball : tirage au sort de la CAN-2016 «Dames»    Mustapha Guitouni à la tête du groupe Sonelgaz    Transport maritime urbain    Les commissions de l'APN rejettent les amendements des députés    42 nouveaux harragas interceptés en 24 heures    La Laddh recommande de porter plainte devant l'ONU    Deux morts et onze blessés dans une série d'accidents    Fromage blanc aux herbes    Algérie : échauffourées entre policiers et vendeurs informels sèment le trouble au centre ville de Annaba    Vers un remodelage à la hussarde de l'échiquier politique    Des opposants à Paris tirent la sonnette d'alarme    Législatives en Espagne : les conservateurs en tête    Libye : Benghazi sur le point d'être libérée des terroristes    L'Union européenne panique    Hommage populaire à Matoub Lounès    Des apprenants de tamazight et leurs enseignants honorés    ACTUCULT    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Mouloud Hamrouche plus alarmé par l'impasse que ne le laisse dire sa déclaration
Publié dans Maghreb Emergent le 18 - 02 - 2014

Mouloud Hamrouche ne se serait sans doute pas exprimé ce lundi par communiqué de presse si la situation n'était pas en train de "virer dangereusement à la confrontation au sein des institutions de l'Etat". Jusqu'il y a quelques semaines le pronostic qu'il avait fait à son entourage l'été dernier s'était avéré juste : le président Bouteflika sera tenter de se succéder à lui-même en dépit de son AVC, et l'élection d'avril 2014 n'en sera pas une. C'est d'ailleurs ce qui fonde son choix de ne pas commenter l'actualité politique. Encore moins d'en redevenir un acteur public. Sa candidature n'était donc pas à l'ordre du jour. Rien de nouveau sous le soleil. Mais voilà que les évènements dérapent, car l'ANP (Armée nationale populaire), par speakers interposés, se déchire sur le scénario du 4ème mandat. Et là, Hamrouche s'accable de voir que "toute l'accumulation des crises dans l'histoire de la révolution puis de l'édification de l'Etat ne servent finalement à rien aujourd'hui. Les acteurs de l'époque, dans l'armée et dans l'Etat, savaient construire des consensus et faire avancer le pays. Le système en est devenu incapable. Ce n'est pas parce que les hommes ont moins de valeur. C'est parce que tout simplement le système en tant que tel ne veut pas comprendre qu'il est arrivé à sa fin. Avec toute la puissance des moyens dont il dispose, il a échoué à présenter un candidat à la présidentielle". C'est dire si l'heure est arrivée de penser à comment passer la main pour ceux qui tiennent le manche dans le cockpit et qui n'ont pas "assez réfléchi au cap qu'ils devront donner au pays le 18 avril au matin".
"Les lignes rouges sont ailleurs"
Un système qui fait tout pour se prolonger au-delà de son terme devient un vrai risque pour la sécurité nationale. "Les lignes rouges ne sont pas celles que l'on nous proposent en ce moment, elles sont ailleurs. Pour la première fois depuis 1962 j'ai le sentiment que les intérêts de quelques groupes vont être ignorés" lors de la reconduction du statu quo. Cela rend l'ancien chef du gouvernement grave. "Est ce que l'on mesure bien l'incompréhension de la génération qui au sein de l'ANP ou de l'Etat devait arriver aux hautes responsabilités et qui va réaliser qu'historiquement elle passera son tour ?". Mouloud Hamrouche s'interroge si l'exemple Libyen interpelle quelqu'un chez les responsables algériens : "un système totalement autocratique qui reposait sur d'immenses moyens financiers a déstructuré son armée, alors même que le pouvoir en était issu" tombé dans un immense fracas. Aujourd'hui la prolongation à tout prix du système de pouvoir algérien se fait au prix d'une précarisation de l'ANP. Cela est devenu suffisamment alarmant pour le faire sortir de son mutisme, lui qui aime encore rappeler qu'il est "militaire et homme d'action" plus qu'"homme politique". Mais cela n'est-il pas un peu tardif ? Dans sa déclaration à la presse Mouloud Hamrouche ne parait pas obnubilé par la date du 17 avril. Il a même une formule audacieuse "au-delà de la présidentielle, indépendamment du fait que le Président soit candidat ou pas" qui pourrait prêter à équivoque si elle n'était pas liée à l'annonce de l'arrivée irrémédiable "de nouvelles générations aux postes de responsabilité". Dans la précision de sa pensée, avec le 4e mandat nous serions, - avec une dramatisation de l'impasse - encore plus près de "nouvelles victimes" que de "nouvelles opportunités".
Poser la vraie question
Mouloud Hamrouche peut-il être suspect de complaisance avec le projet d'Abdelaziz Bouteflika de briguer un 4ème mandat ? En réalité, il veut, comme à son habitude, aller au-delà et refuse de se laisser enfermer dans le débat pour ou contre le 4ème mandat - même s'il admet que la logique de la violation permanente de la constitution arrive désormais à ses ultimes outrances. Il demande alors solennellement aux belligérants de ne pas se déchirer pour une histoire d'homme mais de se poser la vraie question de la mutation du système autoritaire. De voir dans la crise aussi une opportunité. "Nos dirigeants dans les maquis n'aimaient pas les débordements de foule. Ils avaient été marqués par le 08 mai 45. Trop de sacrifices, résultats incertains, voir contre-productifs. Ils privilégiaient donc l'organisation, la discipline et le compromis. Après l'indépendance, ils connaissaient le prix humain des conflits". En plus de perdre son souffle, le système a t'il perdu sa mémoire ? Par sa sortie Mouloud Hamrouche a surtout voulu rappeler que le 18 avril, au lendemain d'une non-élection, il faudra bien mettre en route un projet politique qui soit autre chose que de la dépense publique préventive. Ce projet n'existe pas. Il faudra bien admettre alors que, 25 ans après octobre 88, l'Algérie "écervelée" se dirige vers la case des "nouvelles victimes".


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.