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Mouloud Hamrouche plus alarmé par l'impasse que ne le laisse dire sa déclaration
Publié dans Maghreb Emergent le 18 - 02 - 2014

Mouloud Hamrouche ne se serait sans doute pas exprimé ce lundi par communiqué de presse si la situation n'était pas en train de "virer dangereusement à la confrontation au sein des institutions de l'Etat". Jusqu'il y a quelques semaines le pronostic qu'il avait fait à son entourage l'été dernier s'était avéré juste : le président Bouteflika sera tenter de se succéder à lui-même en dépit de son AVC, et l'élection d'avril 2014 n'en sera pas une. C'est d'ailleurs ce qui fonde son choix de ne pas commenter l'actualité politique. Encore moins d'en redevenir un acteur public. Sa candidature n'était donc pas à l'ordre du jour. Rien de nouveau sous le soleil. Mais voilà que les évènements dérapent, car l'ANP (Armée nationale populaire), par speakers interposés, se déchire sur le scénario du 4ème mandat. Et là, Hamrouche s'accable de voir que "toute l'accumulation des crises dans l'histoire de la révolution puis de l'édification de l'Etat ne servent finalement à rien aujourd'hui. Les acteurs de l'époque, dans l'armée et dans l'Etat, savaient construire des consensus et faire avancer le pays. Le système en est devenu incapable. Ce n'est pas parce que les hommes ont moins de valeur. C'est parce que tout simplement le système en tant que tel ne veut pas comprendre qu'il est arrivé à sa fin. Avec toute la puissance des moyens dont il dispose, il a échoué à présenter un candidat à la présidentielle". C'est dire si l'heure est arrivée de penser à comment passer la main pour ceux qui tiennent le manche dans le cockpit et qui n'ont pas "assez réfléchi au cap qu'ils devront donner au pays le 18 avril au matin".
"Les lignes rouges sont ailleurs"
Un système qui fait tout pour se prolonger au-delà de son terme devient un vrai risque pour la sécurité nationale. "Les lignes rouges ne sont pas celles que l'on nous proposent en ce moment, elles sont ailleurs. Pour la première fois depuis 1962 j'ai le sentiment que les intérêts de quelques groupes vont être ignorés" lors de la reconduction du statu quo. Cela rend l'ancien chef du gouvernement grave. "Est ce que l'on mesure bien l'incompréhension de la génération qui au sein de l'ANP ou de l'Etat devait arriver aux hautes responsabilités et qui va réaliser qu'historiquement elle passera son tour ?". Mouloud Hamrouche s'interroge si l'exemple Libyen interpelle quelqu'un chez les responsables algériens : "un système totalement autocratique qui reposait sur d'immenses moyens financiers a déstructuré son armée, alors même que le pouvoir en était issu" tombé dans un immense fracas. Aujourd'hui la prolongation à tout prix du système de pouvoir algérien se fait au prix d'une précarisation de l'ANP. Cela est devenu suffisamment alarmant pour le faire sortir de son mutisme, lui qui aime encore rappeler qu'il est "militaire et homme d'action" plus qu'"homme politique". Mais cela n'est-il pas un peu tardif ? Dans sa déclaration à la presse Mouloud Hamrouche ne parait pas obnubilé par la date du 17 avril. Il a même une formule audacieuse "au-delà de la présidentielle, indépendamment du fait que le Président soit candidat ou pas" qui pourrait prêter à équivoque si elle n'était pas liée à l'annonce de l'arrivée irrémédiable "de nouvelles générations aux postes de responsabilité". Dans la précision de sa pensée, avec le 4e mandat nous serions, - avec une dramatisation de l'impasse - encore plus près de "nouvelles victimes" que de "nouvelles opportunités".
Poser la vraie question
Mouloud Hamrouche peut-il être suspect de complaisance avec le projet d'Abdelaziz Bouteflika de briguer un 4ème mandat ? En réalité, il veut, comme à son habitude, aller au-delà et refuse de se laisser enfermer dans le débat pour ou contre le 4ème mandat - même s'il admet que la logique de la violation permanente de la constitution arrive désormais à ses ultimes outrances. Il demande alors solennellement aux belligérants de ne pas se déchirer pour une histoire d'homme mais de se poser la vraie question de la mutation du système autoritaire. De voir dans la crise aussi une opportunité. "Nos dirigeants dans les maquis n'aimaient pas les débordements de foule. Ils avaient été marqués par le 08 mai 45. Trop de sacrifices, résultats incertains, voir contre-productifs. Ils privilégiaient donc l'organisation, la discipline et le compromis. Après l'indépendance, ils connaissaient le prix humain des conflits". En plus de perdre son souffle, le système a t'il perdu sa mémoire ? Par sa sortie Mouloud Hamrouche a surtout voulu rappeler que le 18 avril, au lendemain d'une non-élection, il faudra bien mettre en route un projet politique qui soit autre chose que de la dépense publique préventive. Ce projet n'existe pas. Il faudra bien admettre alors que, 25 ans après octobre 88, l'Algérie "écervelée" se dirige vers la case des "nouvelles victimes".


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