En effet, les produits agricoles dits de large consommation sont devenus quasiment inaccessibles pour les consommateurs. C'est le cas, notamment, de la pomme de terre, de la tomate et autres légumes dont les prix ont doublé, voire triplé sur les marchés de la région en l'espace de quelques semaines. Les commerçants, grossistes et détaillants, se rejettent mutuellement la responsabilité de cette hausse vertigineuse des prix. Pour le tubercule, très prisé par les consommateurs algériens, un responsable de la direction des services agricoles a affirmé récemment à El Watan que la spéculation se situe plutôt en dehors du marché de gros des fruits et légumes de Chlef. 'après lui, «la production stockée dans le cadre du dispositif de régulation est vendue aux détaillants au même prix, soit 43 DA le kilo, suite à un engagement palpable des mandataires concernés». Néanmoins, chez les détaillants, le prix de cette marchandise a plus que doublé, atteignant 100 DA le kilo dans la quasi-totalité des marchés de la wilaya. Sur ce point justement, le même responsable tient à préciser que le contrôle à ce niveau ne relève pas de ses services mais plutôt des institutions habilitées dans ce domaine. Dans les deux cas, des spécialistes relèvent que l'anarchie qui règne dans le circuit n'est pas due aux seuls intervenants mais bien à toute la chaîne de distribution de ces denrées essentielles.