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la douleur muette des femmes syriennes
Un rapport de la FIDH met à nu les viols et les crimes sexuels
Publié dans El Watan le 11 - 04 - 2013

C'est un autre drame, sexuel celui-là, que vient de révéler une mission de la Fédération internationale des droits de l'homme (FIDH) dans les camps des réfugiés syriens en Jordanie en décembre 2012.
Intitulée : «Violence contre les femmes en Syrie : briser le silence», la mission de la FIDH a couché sur 18 pages la douleur muette de ces centaines de femmes et jeunes filles sous les tentes des camps des réfugiés, mais aussi dans ce qui est appelé pompeusement les «colonies des réfugiés». Ce rapport explosif, dont El Watan a pu obtenir un extrait en exclusivité auprès de la FIDH, met à nu – sans jeu de mots – les viols et violences sexuelles subis par des Syriennes jetées sans protection dans la nature après avoir fui la guerre.
La délégation a pu prendre la mesure de ces souffrances grâce aux visites qu'elle a effectuées dans les trois camps de réfugiés officiels en Jordanie, ainsi que de nombreuses colonies de réfugiés établies en dehors des camps, à Amman et dans les villages alentours. Le rapport se base sur les témoignages de 80 réfugiés, dont 79 femmes et un homme qui vivent pour la plupart en dehors des camps jordaniens officiels, précise la note de la FIDH.
La délégation a également eu l'occasion de rencontrer de nombreuses organisations qui travaillent avec les réfugiés syriens en Jordanie pour appuyer les témoignages faits sous le couvert de l'anonymat.
Pour cause, la violence sexuelle étant un sujet tabou dans le monde arabe et musulman, il était alors difficile pour la délégation de la FIDH d'arracher des aveux. «Aucune des femmes interviewées n'a clairement dit qu'elle avait été victime de crimes sexuels», commentent les missionnaires de la Fédération internationale des droits de l'homme.
Sous les tentes des camps des réfugiés…
Mais cette pudeur somme toute compréhensible chez ces malheureuses victimes syriennes cache mal leur envie de crier leur douleur. Le rapport souligne ainsi qu'elles ont toutes reconnu avoir été des «témoins directs ou indirects» d'actes de violence à l'encontre de femmes syriennes, y compris de crimes sexuels, lors d'enlèvements ou de détention. Elle ont également toutes mentionné que leur départ de Syrie était principalement motivé par la peur qu'elles-mêmes, leurs filles, ou les femmes de leurs familles soient enlevées et violées. Il faut préciser ici que les violeurs de femmes syriennes se recrutent tout autant chez les soldats de l'armée d'Al Assad que chez ceux de l'armée des rebelles (ASL).
Les Syriennes sont ainsi ballottées entre les frustrés des uns et des autres dans une guerre où elles semblent être les premières victimes, et ce, quels qu'en soient les vainqueurs. Il en ressort dans le rapport de la mission de la FIDH truffé de témoignages que les crimes sexuels à l'encontre des femmes sont «utilisés pour torturer les personnes arrêtées afin d'obtenir des informations sur l'ennemi». On y apprend ainsi qu'une femme syrienne, arrêtée arbitrairement par des forces pro-gouvernementales alors qu'elle se rendait au travail, a confié les propos suivants à la délégation : «Le soldat a commencé à me toucher, à mettre ses mains sur mes lèvres et à jouer avec. Il m'a dit que j'étais là, car une de mes amies, qui était détenue, avait avoué que je participais activement à la révolution.»
Soldats violeurs de Bachar et de l'ASL
L'autre enseignement est que les crimes sexuels à l'encontre des femmes «servent à créer un climat de peur et à dissuader les combattants potentiels de rejoindre l'ennemi». Voilà ce que rapporte un témoin arrêté à trois reprises par les forces pro-gouvernementales à la délégation : «Trois étudiantes ont été forcées à se mettre complètement nues devant 42 prisonniers (...) Je pense qu'ils voulaient essentiellement nous montrer ce qui arrivait aux filles, comme pour menacer nos propres femmes si nous continuions nos activités anti-gouvernementales», commente ce jeune Syrien.
La FIDH souligne que la loi du silence observée rigoureusement par les femmes syriennes victimes de crimes sexuels est motivée par leur peur d'être «rejetées par leurs familles, en raison de l'extrême stigmatisation culturelle et la pression familiale». Terrifiées, elles ne consultent même de spécialistes et des ONG pour soulager leur douleur. Cela étant dit, si la mission de la FIDH soutient que la violence à l'encontre des Syriennes est principalement commise par les forces pro-gouvernementales, elle n'en disculpe pas pour autant les rebelles. Voici un terrible témoignage d'un ancien soldat de l'Armée syrienne libre (ASL) : «Ses ravisseurs de l'ASL l'ont violée puis ils l'ont tuée pour qu'elle ne puisse pas les dénoncer. Ensuite, ils ont jeté son corps devant la maison et ont fait courir le bruit que c'était l'Armée syrienne qui était responsable (...)»


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