Selon les étudiants, les ouvrages mis à leur disposition sont loin de répondre à leurs besoins. La majorité écrasante des bibliothèques municipales de la wilaya de Mascara ne répond plus aux besoins des étudiants, notamment les universitaires. «La gestion de ces infrastructures de culture est à revoir», suggère un jeune universitaire. «Avec ce mode de gestion, les bibliothèques dites municipales ne parviendront jamais à atteindre la qualité de leurs missions», ajoutera un autre. Dernièrement, deux universitaires qui préparent leur doctorat, a-t-on appris, ont été interdits d'accès à l'une de ces bibliothèques municipales sous prétexte que «l'accès et l'usage des tables de la bibliothèque ne sont autorisés qu'aux détenteurs d'une carte d'abonnement.» Selon nos interlocuteurs, afin de bénéficier des services des bibliothèques municipales, les citoyens y compris les étudiants des trois paliers (primaire, moyen et secondaire) et autres universitaires doivent être titulaires d'une carte d'abonnement facturée 200 dinars par an. «Au lieu d'encourager la population, notamment les étudiants, à fréquenter ces lieux de savoir et de culture, ils les font fuir. C'est à cause des mauvaises pratiques que nos bibliothèques sont désertées à longueur d'année. L'objectif pour lequel ces infrastructures ont été réalisées est malheureusement loin d'être atteint», relate notre source. Selon des étudiants avec lesquels nous avons discuté, les ouvrages mis à la disposition des lecteurs, notamment des étudiants, s'avèrent de moindre importance et ne répondent pas aux besoins recherchés. Ainsi, l'absence du réseau internet, malgré la disponibilité des équipements informatiques au niveau de ces endroits de savoir et de divertissements. Pire encore, la décision relative à l'application des nouveaux horaires de fonctionnement des bibliothèques, dont l'objectif est de permettre aux étudiants et autres amoureux de la lecture de profiter des services que proposent ces lieux, notamment après les études ou le travail n'est pas respectée. Certaines bibliothèques situées dans les communes ferment leurs portes à 19 h au lieu de 21 h comme le stipule l'instruction du chef de l'exécutif.