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Abdelaziz Bouteflika : Le président-candidat et les couleurs foncées
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Publié dans El Watan le 17 - 04 - 2014

Traditionaliste, le chef de l'Etat sortant a maintenu la diplomatie algérienne dans le même état d'esprit des années 1970. Très old school, Bouteflika est sensible à l'idée du complot, des intrigues, des bruits de palais.
A bdelaziz Bouteflika est militant du FLN, président d'honneur. Mais depuis son installation au palais d'El Mouradia, il n'a jamais assisté à une réunion officielle, n'a jamais été vu aux côtés des responsables de l'ex-parti unique. Depuis 1999, il se présente à chaque présidentielle comme «candidat indépendant». Bouteflika n'aime pas les partis. Il l'a clairement dit à son retour de ce qu'il a appelé «la traversée du désert». Pour lui, le peuple algérien n'est pas encore «prêt» pour la démocratie.
Démocratie perçue comme une culture à apprendre. Les révoltes arabes de 2011 lui ont fait changer d'avis puisqu'il a autorisé «l'agrément» en masse de nouveaux partis après avoir bloqué tous les dossiers au niveau du ministère de l'Intérieur durant onze ans, sans base légale.
Bouteflika déteste la presse. Il n'a, en quinze ans, jamais animé une conférence de presse avec des journalistes algériens pour débattre de questions nationales ou internationales.
Lors du premier mandat, la curiosité aidant, plusieurs médias internationaux ont réalisé des interviews du nouveau président.
L'homme se débrouillait pas mal, déjouant les pièges qui lui étaient tendus. Bouteflika n'a pourtant jamais accordé d'interview à la Télévision nationale qui, depuis son arrivée, a repris les couleurs sombres des années de plomb. Bouteflika n'a jamais fait de déplacement au Parlement, n'a pas prononcé un seul discours devant la Chambre basse, l'Assemblée populaire nationale (APN). Il a réuni le Parlement en congrès à deux reprises : pour introduire tamazight dans le préambule de la Constitution et pour supprimer la limitation des mandats présidentiels.
Il ne s'est jamais déplacé au Parlement
Bouteflika développe une curieuse relation avec le milieu universitaire faite d'attirance, de répulsion, d'amour et de haine. «C'est sa méthode», soutient un de ses proches. Une méthode qui n'a pas changé en quinze ans. Grand voyageur, Bouteflika a réduit au fil des ans ses déplacements à l'étranger, surtout en Europe et au Moyen-Orient.
L'Afrique ? Le continent n'est présent que dans le cadre d'activités diplomatiques au sein de l'Union africaine ou du Nepad. Le Nepad ? Un projet oublié. «Au plan international, sous l'impulsion du président Bouteflika, l'Algérie se réapproprie son rôle de leader. Elle joue un rôle actif sans cesse plus important au niveau continental dans le cadre de l'Union africaine (UA) et du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique (Nepad), dont le chef de l'Etat est l'un des initiateurs», est-il pourtant écrit dans la biographie officielle de Bouteflika. Traditionaliste, le chef de l'Etat sortant a maintenu la diplomatie algérienne dans le même état d'esprit des années 1970, celui de la «guerre froide» et des «camps en conflit». Bouteflika refuse tout débat public sur la manière de mener la politique extérieure.
Aucune idée libre ne lui plaît. Il tente de bousculer les règles du protocole sans moderniser l'appareil de représentation extérieure. Bouteflika s'entoure de beaucoup de conseillers, mais n'a pas la réputation de les écouter, il décide quand il veut, laisse passer la tempête avant de reprendre le chemin, ferme les fenêtres pour atténuer l'intensité du vent.
Avec l'ancien ministre des Affaires étrangères du colonel Boumediène, pas de débat ouvert, pas de face-à-face, pas de questions-réponses. Le contact préféré, chez lui, est le bain de foule. Pour ses proches collaborateurs, ses ministres, l'ordre doit être exécuté. Sur le champ. Le président sortant déteste également la «démission», considère le départ d'un ministre ou d'un conseiller comme une «trahison».
Très old school, Bouteflika est sensible à l'idée du complot, des intrigues, des bruits de palais. Il réagit toujours avec douceur, avec prudence, ne donne jamais l'impression d'être atteint, blessé par les attaques de ses adversaires. Des adversaires qui seront neutralisés plus tard.
Pendant quinze ans, Bouteflika a réussi à protéger sa vie privée des indiscrétions de la presse. Il a préféré ne rien dire en public après les critiques exprimées contre son frère et proche conseiller, Saïd Bouteflika. Bouteflika, qui sait prévoir les coups, gère, manipule et obtient des résultats par petites touches.
Personne ne connaît les goûts culinaires de Bouteflika. L'homme, peu porté sur les mondanités, n'aime pas les vêtements de couleur claire. Il ne porte que des costumes noir, bleu nuit ou gris foncé. Les couleurs expriment parfois les traits de caractère.
L'homme adore le cérémonial religieux, assiste aux prières de l'Aïd, visite les mausolées et les zaouïas. Signe ostentatoire de piété ? Possible. Bouteflika n'a raté la prière de l'Aïd El Fitr qu'en 2013, après son AVC. Bouteflika ne croit pas trop à la démocratie.
Malgré les révoltes dans les pays arabes, il n'a pas changé d'avis, même s'il a donné des signes de panique après l'effondrement des régimes de Ben Ali et de Moubarak en «ouvrant» le champ audiovisuel, resté fermé pendant quinze ans et en engageant des «réformes politiques». «Réforme» et «rupture», des mots que Bouteflika n'utilise que rarement…


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