Le curage et l'aménagement de l'oued Zenati, traversant de part en part, sur plus de deux kilomètres, le chef-lieu de la commune éponyme, ne finit plus de faire jaser les riverains. Un point noir résolument inscrit à l'actif et au passif de la direction de l'hydraulique de la wilaya de Guelma puisque ce projet environnemental inscrit en 2007, n'a pas été réceptionné à ce jour. «Nous sommes près de 400 familles de la cité des mûriers, celles qui habitent de part et d'autre du chenal de l'oued représentent probablement le triple. Voyez par vous-même ! C'est une catastrophe écologique. En plus de l'odeur nauséabonde de l'eau, été comme hiver, il y a une prolifération impressionnante de rats et moustiques de toutes tailles. Et pour compléter le décor, les ordures ménagères et autres déchets inertes sont omniprésentes», nous déclarent des riverains de la cité des Mûriers. Mais qu'en est-il au juste ? Pourquoi un tel retard dans la réalisation de ce projet ? «Le projet du curage et aménagement de l'oued Zenati, pour sa troisième tranche, est gelé», nous déclare M. Tadjine, chef du service assainissement à la direction de l'hydraulique de la wilaya de Guelma et d'ajouter: «ce que je peux vous dire à ce sujet, c'est que nous n'avons pas encore réceptionné les première et deuxième tranches de ce projet. L'entreprise en charge a procédé à plusieurs arrêts et reprises des travaux». Et de conclure : «Pour les deux premiers lots, puisqu'ils n'ont pas été réceptionnés à ce jours, l'entreprise réalisatrice a été ordonnée de curer le chenal qu'elle a réalisé. Ce qu'elle fait depuis jeudi passé. Pour le reste du chenal, le plus important, la situation est catastrophique. Cependant, c'est à l'APC de procéder à l'enlèvement des ordures ménagères. Une réunion en ce sens, il y a quelques semaines, a débouché sur une entente.» Pour rappel, à l'origine, ce projet avait une toute autre portée environnementale. Le lit de l'oued devait être aménagé et couvert avec création d'espaces verts, de passerelles et surtout doté de chemins piétonniers éclairés. En clair, la ville de Oued Zenati devait changer de visage. Mais contre toute attente, il a fallu que Abdelmalek Sellal, à cette époque ministre des Ressources en eau, en visite le 18 mars 2008 à Guelma, pour en décider autrement. Le projet initial fut écarté et «voilà le résultat»...