Un journaliste en Algérie n'est pas toujours un flic.    Mali: la Cédéao appelle à l'arrêt des manifestations pour "continuer le dialogue"    Prise en charge de 200 ressortissants algériens rapatriés du Canada    ENSEIGNEMENT SUPERIEUR : Examen de la coopération avec les Emirats arabes unis    COUR D'ALGER : Le nouveau président installé dans ses fonctions    Fin de mission pour l'ambassadeur des USA en Algérie    FINANCE ISLAMIQUE : La BNA lance le service dans deux agences à Alger    INCENDIE DE FORETS : Plus de 16300 hectares partis en fumée    ECOLE SUPERIEURE D'AGRONOMIE DE MOSTAGANEM : Protocole de clôture de l'année universitaire, 2019-2020    TREMBLEMENTS DE TERRE A MILA : Des logements et des aides financières pour les sinistrés    Covid-19: 492 nouveaux cas, 343 guérisons et 10 décès    la FAF autorise les présidents de Ligues nationales à poursuivre leur mission jusqu'à l'AGE    La lutte contre le crime organisé sur la table    L'UGCAA de Tizi Ouzou demande la prolongation des délais    Cauchemar    Ah ! La fine équipe !    Un rassemblement de soutien à l'activiste Rabah Ziani réprimé    Farès fonce vers le Lazio    La mise en garde de l'avocat de Prince Ibara    L'histoire, dernier adversaire de Lewandowski    Triste et en colère    La "carte de journaliste", l'arme fatale des autorités    "Le Hirak a beaucoup accompli, il reste l'essentiel"    Tebboune met la pression sur les ministres    Alger veut une réévaluation    Reprise à la Pêcherie    1 349 interventions enregistrées par la Sûreté de wilaya    Décès de la comédienne Nouria Kazdarli à l'âge de 99 ans    La mosquée Sidi-Ghanem de Mila n'a subi aucun dégât    Le comédien Bachir Benmohamed n'est plus    Ce n'est pas moi qui le dis !    Le moudjahid Hamana Boulaaras n'est plus    Encore un scandale à l'ESSTS de Dely Brahim : Quatre plaintes pour harcèlement contre le directeur    Hong Kong : Pékin sanctionne à son tour 11 responsables américains    On vous le dit    L'Algérie condamne vigoureusement l'attaque terroriste au Niger    PUB' : LE GRAND « FAITOUT »    LA SACRALITE DEBONNAIRE DE L'ANSEJ    Tébessa: Autre temps, autres gens...    Ankara envoie un navire de recherche d'hydrocarbures    Le gouvernement Diab démissionne    l'Algérie engagée dans une lutte sans relâche contre les menaces à ses frontières    L'Europe doute des résultats de la présidentielle    Moussaoui, la priorité du Chabab    "Benchaïra a encore une bonne marge de progression"    La composition des deux groupes connue    Polémique autour d'une publication sur Okba Ibn Nafaâ    La dernière icône de l'âge d'or du théâtre algérien    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Trump à la tête des Etats-Unis : Peur et incertitude dans le monde
A la une : les autres articles
Publié dans El Watan le 10 - 11 - 2016

Le très controversé Donald Trump accède à la Maison-Blanche à l'issue d'une campagne électorale où il s'est forgé l'image peu rassurante d'un homme politique peu enclin au dialogue, voire extrémiste.
Surprise, choc, incertitude, inquiétude… Il y a huit ans, l'élection du premier président noir aux Etats-Unis, Barack Obama, avait suscité tous les espoirs. Le scrutin présidentiel d'avant-hier, qui a porté à la Maison-Blanche le magnat blanc Donald Trump, a produit l'effet contraire : le désespoir. En effet, le monde accueille — à l'exception des mouvements d'extrême droite en Occident — avec beaucoup de tristesse cette élection.
En Asie, en Europe et en Afrique, la victoire annoncée, très tôt dans la matinée d'hier, du populiste Trump a été plus qu'une surprise. Un tremblement de terre de forte magnitude pour l'ensemble des dirigeants du monde : Chine, Allemagne, France, Moyen-Orient… Le nouveau président des Etats-Unis fait déjà peur. Son discours et ses «dérives» durant la campagne électorale ont accentué la méfiance à son égard.
Et cela se confirme dans les réactions enregistrées quelques minutes après l'annonce du résultat final. «La victoire de Donald Trump ne me réjouit pas, mais il est le président librement élu des Etats-Unis et a droit à ce qu'on lui donne une chance», affirme le président du Parlement européen, Martin Schulz. Le président français François Hollande, lui, se montre plus pessimiste et estime que «cette élection américaine ouvre une période d'incertitude». Comme à Paris, à Berlin le moral était en berne. Réagissant à la nouvelle venant des Etats-Unis, la chancelière Angela Merkel prédit «des temps plus difficiles» avec Donald Trump.
La responsable allemande réclame, dans la foulée, «le respect de l'autre» dans la future relation américano-allemande, en insistant sur les droits de l'homme. Pour sa part, la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, assure que l'Union européenne (UE) «va continuer à travailler» avec les Etats-Unis après la victoire de Donald Trump. «Les liens UE-USA sont plus profonds que n'importe quel changement politique», précise-t-elle. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le président du Conseil, Donald Tusk, ont invité M. Trump à un sommet UE-USA en Europe «dès que cela lui sera possible».
Le président du Parlement européen, Martin Schulz, exprime, quant à lui, son espoir de «trouver un créneau pour coopérer» avec le nouveau président des Etats-Unis, élu démocratiquement. La Chine, pays attaqué frontalement par Donald Trump, se montre déçue mais espère mettre en place un partenariat économique important. Ces réactions démontrent l'ampleur des craintes des grandes puissances.
Espoir en Russie, attentes au Moyen-Orient
Contrairement à l'UE et la Chine, en Russie c'est l'espoir de voir les rapports avec les Etats-Unis s'améliorer qui règne. Le président Vladimir Poutine n'a d'ailleurs pas tardé à féliciter M. Trump pour son élection à la Maison-Blanche, tout en espérant une amélioration des relations russo-américaines, qui connaissent de graves tensions en raison de l'opposition des deux grandes puissances, notamment dans les dossiers syrien et ukrainien.
Effectivement, le chef d'Etat russe «a exprimé l'espoir que (soit mené) un travail mutuel pour sortir les relations entre la Russie et les Etats-Unis de leur situation critique». Au Moyen-Orient, ce sont des attentes qui ont été exprimées. D'abord par l'Iran, pays qui vient juste de se débarrasser de l'embargo imposé notamment par les Etats-Unis en raison de son programme nucléaire.
Aussitôt après la victoire de Donald Trump, l'Iran s'est interrogé sur le sort de l'accord sur le programme nucléaire iranien. «Le plus important est que le futur président des Etats-Unis respecte les accords, les engagements pris non pas à un niveau bilatéral, mais à un niveau multilatéral», affirme le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, qui était en visite à Bucarest. La Turquie, qui désire que son alliance avec les Etats-Unis se poursuive, appelle le nouveau président américain à livrer à la Turquie «le plus rapidement possible le prédicateur Fethullah Gülen, accusé d'avoir ourdi le putsch manqué en juillet et qui vit en exil aux Etats-Unis».
Le Monde arabe, qui est le théâtre de violentes guerres, s'interroge sur la politique qui sera adoptée par le nouveau Président dans la région. Ainsi, le roi Salmane d'Arabie Saoudite a souhaité, dans un télégramme de félicitations au président élu des Etats-Unis, que ce dernier apporte «la stabilité» au Moyen-Orient. De son côté, le président égyptien, Abdelfattah Al Sissi, appelle au «renforcement de la paix, de la stabilité et du développement au Moyen-Orient, en particulier à la lumière des défis importants qui pèsent sur la région».
Interpellant le nouveau maître des Etats-Unis sur les risques encourus s'il négligeait la question palestinienne, le président Mahmoud Abbas invite Donald Trump à œuvrer à l'établissement d'un «Etat palestinien sur les frontières de 1967». Mais l'espoir est mince pour les Palestiniens. «Le président élu est un véritable ami de l'Etat d'Israël», précise, de son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui se dit «impatient de travailler avec lui en faveur de la sécurité, la stabilité et la paix».


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.