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Une tribune pour l'expression féminine
Festival national du théâtre universitaire féminin à Béjaïa
Publié dans El Watan le 13 - 03 - 2018

Cet événement s'est imposé comme une tribune où le combat de Nabila Djahnine est rappelé à travers des interventions sur la condition de la femme en Algérie et les défis à relever.
Parmi les objectifs assignés à la 5e édition du festival national du théâtre universitaire féminin qui s'est déroulé à l'université de Béjaïa du 4 au 8 mars dernier, celui de «donner la possibilité aux femmes de s'exprimer davantage en participant à la promotion de la culture, l'encourager à dépasser certains tabous dans la société et contribuer à l'émancipation des femmes».
Cette édition, organisée par le Comité RAJ et l'université de Béjaïa, a été dédiée à Nabila Djahnine, une militante féministe, présidente de l'association Tighri n'Tmettut (Cri de femme) et syndicaliste convaincue, assassinée par des islamistes le 15 février 1995 à Tizi Ouzou alors qu'elle n'avait que 30 ans.
L'édition s'est voulue, à travers son programme, une halte pour faire le point et débattre de la condition féminine en Algérie. Les thématiques choisies et développées par des juristes, des membres du réseau Wassila et les associations Tarwa n'Fatma n'Soumer et Femmes en communication, se sont rapportées, en plus de l'art comme moyen d'expression, à l'actualité dont le harcèlement des femmes.
A ce sujet, Louisa Aït Hamou, membre du réseau Wassila, a estimé que «le harcèlement dans le milieu du travail et dans les espaces publics a pris une ampleur assez inquiétante». Une enquête menée par la CNPDH fait ressortir que sur «un échantillon de 600 femmes, 66% de celles qui travaillent dans le secteur public subissent des harcèlements continus et 40% des étudiantes sont victimes de harcèlement de la part de leurs enseignants et des agents de l'administration», selon la conférencière.
Pour elle, «tant que l'égalité en droits entre femmes et hommes n'est pas effective, le harceleur continuera à abuser de son pouvoir sur les femmes». De son côté, Tinhinane Makaci, présidente de l'association Tharwa n'Fadhma n'Soumer, a abordé la problématique engageant la question de savoir «Quel avenir pour le féminisme aujourd'hui ?».
L'oratrice est convaincue que «si les femmes n'essayent pas de créer une synergie de toutes les associations autour des questions essentielles du combat de la femme, nous risquons de perdre la guerre contre l'obscurantisme et le conservatisme qui sont dans les bonnes grâces du régime».
Et de regretter que «la question des droits des femmes ne suscite pas un intérêt central dans la politique». Pour elle, «toutes les violences faites aux femmes émanent des politiques de l'Etat qui se traduisent par le code de la famille, qui est la violence suprême qui maintient la femme sous tutorat à vie, ainsi que l'héritage social, le système patriarcal», avant de dénoncer l'introduction de «la clause du pardon dans le cadre de la nouvelle loi qui criminalise les violences faites aux femmes et qui est à son sens un concept non juridique, voire un piège».
Mestfa-Zeggai Djamila, du Centre universitaire, Abdellah Morsli de Tipaza, a développé l'importance du théâtre universitaire et comment créer la spécialité des arts dramatiques à l'université A. Mira de Béjaïa. Elle a plaidé pour la création de la spécialité théâtre à l'université de Béjaïa en assurant que «le moment est opportun pour en introduire la demande».
Placé sous le slogan «Vision maghrébine», le festival a connu la participation de Marocains, Tunisiens, Libyens ainsi que des invités venus de Belgique. La manifestation a connu également la production de 14 spectacles ponctués de débats et d'ateliers de réflexion autour des thématiques proposées.


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