La question de la responsabilité sociétale au niveau des entreprises et des organisations se fonde sur l'idée de développement durable et intègre les préoccupations d'ordre social, environnemental et technique. C'est « un enjeu capital pour notre monde de demain », expliquent les organisateurs qui veulent ainsi favoriser l'implication des citoyens sur cette question. La responsabilité sociétale de l'entreprise implique, explique-t-on, « la responsabilité absolue de rendre compte, le respect du principe de légalité, le respect des droits de l'homme et bien d'autres valeurs universelles ». Elle résulte de pressions de la société civile (ONG, associations) pour une meilleure prise en compte des impacts environnementaux et sociaux des activités des entreprises. Le concept, adopté aux Etats-Unis et en Europe par la Commission européenne, signifie essentiellement que les entreprises, « de leur propre initiative », contribuent à améliorer la société et à protéger l'environnement, en liaison avec les parties prenantes. Plusieurs invités, universitaires, consultants, chefs d'entreprise nationaux et étrangers prendront part à cette rencontre et témoigneront de leurs expériences afin de mieux comprendre ces concepts. On retiendra, à cet effet, la présence d'Arnaud de Rincquesen, manager au cabinet international Deloitte, de Jean Marc Jahn, directeur général de la Société de gestion de l'eau et de l'assainissement d'Alger (Seeal), de Mme Chibani Ratiba, DG de l'Institut algérien des normes (Ianor) qui évoqueront la mise en œuvre de l'implémentation de la norme sociétale, de la RSE dans les pays émergents. Outre les experts, des penseurs et des représentants de la société civile sont également invités à débattre de ces nouveaux concepts. On citera, à ce titre, l'universitaire algérien, Mustapha Cherif, dont l'action porte, aujourd'hui, sur la promotion de la culture de la paix et la promotion de la citoyenneté ; du réseau algérien Nabni qui constitue un espace où les membres et les citoyens proposent des idées pour construire l'avenir du pays. La journée sera, pour les participants, l'occasion de nommer trois ambassadeurs de l'éthique et de la responsabilité sociétale, trois personnes dont le parcours et l'implication citoyenne et sociétale n'est plus à démontrer.