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La nécessité d'une sauvegarde urgente
Célébration du mois du patrimoine
Publié dans Le Maghreb le 25 - 04 - 2010

De par son histoire encore très peu connue, l'Algérie recèle de nombreux trésors architecturaux qui, classés ou pas peuvent donner un caractère authentique et civilisateur à certaines de nos villes. Rien qu'avec quelques monuments bien retapés et accompagnés d'une feuille de route, nos enfants pourront savoir plus sur leurs racines et par la même avoir des repères qui les rapprocheraient davantage de leur contrée. Ces sites pourraient aussi être un formidable moyen d'attirer une manne touristique qui a complètement disparue de nos espaces. La Casbah d'Alger, un espace qu'on vante comme un culte, qui a vu naître des faiseurs de poésie, des guerriers, et des héros, demeure une sorte de mythe qui s'effondre au gré des intempéries sous les yeux de ceux qui crient à tue- tête leur patriotisme. Rien que de ce côté là, nous pouvons citer une bonne dizaine de sites délavés comme les khaimas des nomades. Les mois du patrimoine -du 18 avril au 18 mai- se suivent et se ressemblent. La promotion, de par le monde, de ce patrimoine, ainsi que la mise en place de mécanismes permettant le perfectionnement des missions d'instances concernées par la gestion des biens culturels, outre l'intensification des activités de sensibilisation sur les modalités et procédures de classement et de réhabilitation des sites et vestiges historiques et culturels a été souvent évoquée lors de séminaires et autres rencontres. La création d'antennes de l'Office national de gestion des biens culturels protégés, la réhabilitation des Instituts d'archéologie, la mise à la disposition des organismes concernés des moyens réglementaires nécessaires à la préservation des biens, dont ceux chargés du plan d'occupation du sol, font partie des recommandations prônées par plusieurs experts. Les experts ont toujours appelé à l'association du secteur privé dans la gestion des secteurs culturels protégés, dont les musées, et l'encouragement de la création d'associations chargées de la préservation du patrimoine culturel, la création d'un prix spécial pour les particuliers et entreprises activant véritablement dans le domaine de la protection du patrimoine culturel. Les professionnels du secteur ont revendiqué l'intégration des services culturels aux comités des marchés publics des wilayas, la sensibilisation des organismes chargés de la réalisation des plans de protection sur l'exploitation des recherches universitaires, la réhabilitation des éléments urbains et le cachet architectural, dont les coupoles, la réglementation des activités commerciales dans les lieux protégés.
Lutter contre le trafic des biens culturels
Dans une de ses déclaration l'an dernier la ministre de la Culture, Khalida Toumi qui fait selon elle de ce dossier l'une des priorités de son département, semble plutôt miser sur les inventaires que sur certaines restaurations qui tardent à être finalisées. Selon Mohamed Badrouni, directeur de la protection judiciaire et de la promotion du patrimoine culturel, le département de la Culture aurait depuis 2005 une "meilleure visibilité des lieux nous permettant d'établir une stratégie de lutte contre le trafic et le commerce illicite des biens culturels mais aussi grâce à des statistiques et à l'inventaire en notre possession. "Détail important, ce responsable souligne que depuis cette date les services de la culture ont restitué 11.636 pièces archéologiques. Cela ne veut pas dire que toutes nos pièces archéologiques ont été retrouvées car il existe tant d'autres éléments qui sont éparpillés dans le monde et dont on ne connaît pas exactement, ni les propriétaires ni la valeur. Phénomène endémique, le pillage concerne selon certains écrits, même les gravures rupestres du Tassili où en premier, l'archéologue français Henri Lotte a établi ses recherches tout en emportant des morceaux de ces gravures pour analyse soit disant dans les musées français.
D'ailleurs pour l'anecdote, cet archéologue qui était mieux que chez lui dans nos déserts a rencontré vers la fin des années 50 à Tamanrasset, Jean Paul Sartre et Simone de Beauvoir qui dit de lui dans son livre "La force des choses " qu'il " était fabulateur." Du reste, le mois du patrimoine qui s'étalera bien entendu sur 30 jours, sera l'occasion de "rendre hommage aux réalisations accomplies par l'Etat dans le domaine de la lutte contre les atteintes, les préjudices et les dommages causés aux biens culturels et, à témoigner une reconnaissance à tous ceux qui mettent leur savoir-faire au service de la préservation du patrimoine et des valeurs culturelles de la nation " a révélé Badrouni. Il faut rappeler que ce mois a été institué par les ministres de la culture maghrébins en fonction de ces deux dates symboliques. Le 18 avril correspond au jour du monument et des sites archéologiques et le 18 mai à la date de sa clôture, en référence à la Journée des musées, consacrée par l' Unesco. Le programme de ce rendez- vous comporte outre les études sur les moyens à mettre en oeuvre pour sécuriser et rapatrier notre patrimoine, une kyrielle d'activités qui concernera plus de 38 wilayas du pays.


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