La société pétrolière NetOil a renforcé son offre pour la reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne (Seine-Maritime) en s'associant avec l'industriel sud-coréen Hyundai et le géant pétrolier BP, a affirmé, hier, son responsable en France. "Hyundai est prêt à investir de façon importante pour rénover la raffinerie", a assuré Dominique Paret, qui représente NetOil dans l'Hexagone, confirmant une information du Bulletin de l'Industrie Pétrolière (BIP). Il s'agirait pour le géant sud-coréen d'une première tranche d'investissements de 500 millions de dollars, voire d'une deuxième du même montant dans un second temps, selon lui. Des représentants de Hyundai effectuaient, hier, une visite du site de la banlieue de Rouen, a-t-il précisé. Par ailleurs, BP s'est dit prêt à fournir du pétrole brut sur une période de "plusieurs années" et pour un volume de 120 000 barils par jour, a indiqué M. Paret. NetOil, candidat jusque-là malheureux à la reprise de la raffinerie normande du groupe suisse en faillite, fait partie des candidats ayant déposé un dossier au tribunal de Commerce de Rouen, qui devait rendre une décision, hier. Elle est pilotée par l'homme d'affaires Roger Tamraz, un spécialiste des investissements dans le secteur pétrolier également connu en France pour avoir possédé les chantiers navals de La Ciotat ou encore l'hôtel de luxe Meurice. Il a surtout mis sur pied Tamoil, une compagnie qui revendique 3 raffineries, 3 000 stations-services et un approvisionnement de 255 000 barils par jour, selon le site internet de NetOil.Tamoil est désormais contrôlé depuis les Pays-Bas par Oilinvest, lui-même détenu par l'Etat libyen. Or, a révélé, avant-hier, le ministre français du Redressement productif Arnaud Montebourg, ce fonds souverain est également intéressé par la reprise de Petroplus Petit-Couronne.