Téhéran rejette les accusations lancées, avant-hier, par les dirigeants du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) sur des ingérences iraniennes dans leurs affaires internes, a indiqué, hier, une source officielle. Les pays membres du CCG rejettent "la responsabilité de leurs problèmes internes sur d'autres Etats de la région, ils oublient les réalités du terrain", a indiqué le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Ramin Mehmanparast. "Attribuer ces problèmes à l'extérieur ou utiliser des méthodes oppressives ne sont pas une bonne manière de répondre aux demandes du peuple", a-t-il ajouté. Au terme de leur sommet annuel tenu lundi et mardi à Manama (Bahrein), les pays du CCG ont accusé l'Iran d'ingérence dans leurs affaires internes, appelant Téhéran à "cesser immédiatement et définitivement ses ingérences". Ils ont en outre apporté leur soutien au gouvernement de Bahreïn, confronté depuis début 2011 à une contestation populaire qui aurait fait -selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH)- au moins 80 morts.Il accusent l'Iran de prendre partie en faveur des mouvements de protestation dans le pays. Concernant "des inquiétudes" du CCG sur un éventuel accident à la centrale nucléaire de Bouchehr, dans le sud de l'Iran, M. Mehmanparast a assuré que l'unique centrale iranienne bénéficiait "des normes internationales les plus strictes".