Le salon de la photo vient d'ouvrir ses portes à Paris, l'occasion de se pencher sur le dernier appareil photo du japonais qui séduira les amateurs de reflex qui recherche un minimum d'encombrement. Les Français sont devenus fous de photos : 2 200 clichés en moyenne par personne et par an ! Et tous les moyens sont bons pour s'exprimer : smartphones, tablettes, appareils photo numériques… Rien ne leur échappe. Pour le plus grand bonheur d'un secteur arrivé à maturité et qui a retrouvé le sourire, notamment grâce au segment des hybrides, ces appareils compacts aux objectifs interchangeables. Selon GFK, ce segment a enregistré une hausse de 10% cette année, pour un volume qui reste néanmoins encore en deçà des attentes (110 000 pièces vendues en 2013 contre 500 000 environ pour les reflex). Dans cette famille en pleine expansion, Fujifilm occupe une place de choix. Son dernier-né, le X-M1, est un compact rétro au design très réussi. Les amateurs des vieux Leica argentiques de la série M seront surpris par ce look old school, notamment pour le modèle Silvver, avec sa finition façon métal. Idéal pour se glisser dans la peau d'un Henri Cartier-Bresson. L'appareil est assez petit et tient bien en main, avec un bon équilibre entre le boîtier et la focale. Pas lourd du tout, presque trop léger même, avec ses 330 grammes. Un poids plume qui désarçonne. Le X-M1 permet en tout cas de renouer avec le plaisir immédiat de la photo pour celles et ceux qui ne veulent pas s'encombrer d'un reflex, sans être frustrés par les possibilités limitées d'un simple compact. Voilà l'avantage de ce format hybride, excellent compromis entre les capacités techniques du reflex et le format de poche.
Un écran amovible mais pas tactile S'il ne dispose pas de viseur optique, l'appareil est équipé d'un écran orientable grâce à sa charnière. Lors de la prise de vue, l'amateur peut presque se croire en possession d'un vieux Rolleiflex 6 × 6. L'écran amovible est très agréable pour cadrer dans différentes situations. Mais contrairement à la tendance actuelle, l'écran n'est pas tactile. Pas de panique. Les différentes fonctionnalités se gèrent aisément avec les différents boutons. Dans les menus, la navigation se fait de manière classique avec la mollette placée sur le dessus de l'appareil. Au total, douze fonctionnalités sont préétablies, du tout-automatisé au débrayage complet de l'appareil. Deux autres mollettes sont gérables par le pouce de la main droite. L'une sur le dessus et l'autre à l'arrière. En priorité diaphragme, cette dernière permet de s'adapter à la lumière et de jouer sur la profondeur de champ. En mode manuel, la première gère la vitesse d'obturation. L'appareil est fourni en kit avec un zoom (16-50 mm). Une optique standard au piqué exemplaire. Le Fuji ne joue pas dans la catégorie des appareils ultra connectés, comme cela se fait de plus en plus. Outre les ports HDMI et USB, il propose le Wi-Fi pour relier l'appareil à son smart-phone ou à son ordinateur. Impossible, par exemple, de partager ses photos directement sur Facebook sans passer par son téléphone. L'appareil fait dans la simplicité. Avec un seul mot d'ordre et non des moindres : la qualité de l'image. Le X-M1 est équipé d'un capteur de 16 millions de pixels à la qualité visuelle proche de celle d'un capteur de grand format. Que ce soit en basse lumière ou non, en faible ou forte sensibilité, le Fuji fournit des clichés impeccables. Que demande le peuple !